C’est le premier Noël depuis la séparation. Les parents de Zoey se sont fait un calendrier du temps des fêtes pour la garde partagée. Sa mère souffre que son garçon passe le 24 décembre loin d’elle. Il sera avec son père au Lac-Saint-Jean, elle aura Zoey après. Au milieu des flocons scintillants et des grands froids, de Noël au Jour de l’An, dans une famille ou dans une autre, Zoey va surtout explorer les sentiers hallucinés de l’enfance avec sa cousine préférée, Émie-Anne, la plus courageuse personne de son âge qu’il connait.
Les sentiers méandreux serpentent dans la forêt profonde peuplée de monstres et de personnages étranges. Une créature au visage recouvert d’un masque effrayant, les épie. Les dangers ne sont pas rares dans ces sentiers qui serpentent encore plus loin à l’intérieur de leur tête. Sauf que, Josiane exceptée, les adultes ne seront d’aucune aide dans l’aventure.
Tantôt inquiétants comme un cantique, tantôt encore plus magiques et merveilleux que les anges dans nos campagnes, les sentiers de neige nous conduisent jusqu’à la crête de terribles destinées.
Kev Lambert, auparavant connu sous le nom de Kevin Lambert, né le 17 octobre 1992 à Montréal, est un écrivain québécois.
En 2017, il publie son premier roman, intitulé Tu aimeras ce que tu as tué, et en 2018, Querelle de Roberval, tous deux aux éditions Héliotrope. Son troisième roman, Que notre joie demeure, publié chez Héliotrope en 2022 au Québec et au Nouvel Attila en 2023 en France, est lauréat du prix Médicis 2023.
Il y a le « il » et le « elle », mais aussi le « nous » et le « vous », puis le « je » et le « je » et le « tu » et le « je » ainsi que le « nous » et le « on », et enfin le « je » et le « elle »...
Un conte ultra dense, que j'aurais envie de déplier dans 12 directions, et qui me rappelle surtout, même quand c'est pas toujours le coup de circuit dans le champ droit de mes préférences, balle effeuillée attrapée par Queneau ou Calvino, que Kev Lambert est pour la littérature francophone un de ces objets que les papiers reluisants, ornés de Flash McQueen et de princesses Disney, cajolent sous les sapins du mois de décembre (pas le prix là), et qui ne fait que commencer à se déballer! 31 ans et « Tu aimeras ce que tu as tué », « Querelle de Roberval », « Que notre joie demeure » et « Les sentiers de neige » au compteur? Un quadruplé de début de carrière qui est impossible, tracé vers un lieu féérique...
Je tiens à dire que, à bien y penser, c'est le livre de Kev Lambert qui m'a fait le plus mal, donc TW pour les enfants du divorce, et même plus :(
Les passages avec les adultes sont, contrairement à ce que j'avais entendu (je me suis fait dire qu'ils alourdissaient le récit déjà très long), totalement délectables!!! Pour vrai, paradoxalement à ce que j'ai dit sur la durée totale de l'intrigue, j'en aurais pris plus encore plus, les limites de cet appétit restées dans le hall d'entrée avec les bottes et les manteaux de tous ces temps des fêtes!
P.S. SHOUTOUT À TOUTE LA GANG DE LA CAQ LMAO
Un bon 4,5 bien senti, tout juste derrière Querelle ❤️
Définitivement une de mes lectures préférées de l’année 2024. Sentiers de neige se retrouvera assurément parmi mon top 5.
C’est une lecture qui m’a, à quelques moments, rendu nostalgique avec ses nombreuses références à la culture de mon enfance (la valise de Bratz, Zelda, Harry Potter, le magazine Cool!, etc.). Mais c’est également une lecture qui va bien au-delà de ça : on y aborde le traumatisme chez l’enfant et l’imaginaire. Il y a des passages qui fessent fort, je vous jure.
Et que dire des passages avec les adultes à Noël! Un véritable délice qui, selon moi, se fondait bien dans le récit.
Lire ce roman en pleine saison des fêtes, je pense que c'est le best. Nous faisons ici une plongée dans le monde de l'enfance, qui rappelle davantage Tu aimeras ce que tu as tué que Que notre joie demeure. Nous nageons en plein conte, dans le monde inventé par par Zoey et sa cousine Emie-Anne, deux enfants qui ne se sentent pas à leur place. Des voix d'enfants dérangeantes, une écriture toujours aussi géniale, cette fois en partie dans l'oralité, un excellent moment de lecture.
Une des plus belles histoires que j’aie jamais lues. Un livre qui nous fait replonger dans l’imaginaire de l’enfance. Ficelant brillamment ce monde merveilleux à la rude vie.
Incursion sublime dans le monde de l’enfance, l’hiver, la famille et le début des années 2000. Quelques longueurs, on retrouve le style de Que notre joie demeure mais ça semble moins fitter ici. Il faut absolument le lire entre le 22 déc et le 3 janvier
Soyons d’emblée très clairs : le mot important à ne pas rater dans le sous-titre (qui n’apparaît pas sur la couverture même) est « conte ». Car à vrai dire, il s’agit d’un conte, un long conte, un très long conte. Alors, mieux vaut aimer ça, sinon vous risquez bien de ne pas accrocher. Ce qui, je le regrette, fut mon cas.
Bien que le style employé par Kevin Lambert diffère de Que notre joie demeure en ce que le livre est plus structuré, on n’échappe pas aux redondances (pourquoi fallait-il étirer à ce point le dernier jour d’école ainsi que la veille de Noël ?). On aurait tant aimé que le livre obèse de 432 pages subisse une cure d’amaigrissement drastique à l’occasion du processus éditorial et de relecture.
Les longueurs s’expliquent par l’entremêlement des scènes de famille en mode « Strip Tease » avec la quête de Zoey et Emie-Anne. Kevin Lambert court deux lièvres à la fois, donnant l’impression de ne pas pouvoir choisir entre la description des relations intrafamiliales d’une part, et la divagation des deux jeunes dans leur monde parallèle avec Skyd. Cependant, Josiane, la pièce rapportée dans la famille Lamontagne, pourrait être, à mon sens, le personnage pivot autour duquel les deux histoires s'articulent. Elle joue un rôle de pont (entre la famille et les enfants) et de facilitatrice (passage à une autre étape de leur développement personnel) que personne ne soupçonne, dont ne personne ne prend la mesure, y compris elle-même. À cet égard, la profession de psychologue ne lui est pas attribuée par hasard par Kevin Lambert.
Le changement de point de vue, le narrateur étant tantôt extérieur aux scènes décrites, tantôt un acteur (mais lequel ? Kev lui-même ?) lorsqu’il s’exprime à la première personne du pluriel n’aide pas à y voir clair dans l’intrication des deux histoires. Et je n’évoque même pas le passage impromptu du masculin au féminin et inversement en ce qui concerne un protagoniste (mais peut-être me suis-je assoupi au moment où s'expliquait cette transmutation).
Les dialogues en français du Québec produisent un effet immersif ou… compliquent encore l’adhésion à la narration. En ce qui me concerne, je ne pouvais m’empêcher de visualiser les Têtes à Claques qui parasitaient ainsi les dialogues. Cela n’enlève toutefois rien à la qualité des descriptions truculentes dignes d’un ingénieur ou d’un horloger : "Faire couler sa présence huileuse dans la mécanique familiale" (82), "Josiane essaie de ne pas sonner fâchée, même si on entend les bouillons de lave dans sa voix" (406) par exemple.
Tandis que Kevin Lambert raccourcit son prénom de deux lettres, il allonge celui de certains personnages Anne-Violette, Pierre-Luc, Yves-Marie, Marc-Antoine et bien sûr, Emie-Anne. La perte des deux dernières lettres marque-t-elle une volonté de rajeunissement ? La sonorité « Kev » serait un écho à l’âge de Zoey et d’Emie-Anne et de ce fait, l’écrivain deviendrait un comparse de leurs aventures plutôt que l’auteur démiurgique de celles-ci. C’est une nostalgie envers sa propre jeunesse qui pourrait le motiver à briser la frontière entre d’une part, son statut d’auteur dans le monde réel et d’autre part, d’acteur discret dans le monde fictif, ce qui pourrait alors expliquer l’usage de « nous » dans plusieurs chapitres ; le quatrième de couverture semble soutenir cette hypothèse puisqu’elle nous apprend que « Kev Lambert nous entraîne dans un univers parallèle directement inspiré de ses lectures d'adolescence ». « Nous entraîne » littéralement. Dès lors, cela pourrait expliquer la longueur excessive du livre, Kevin Lambert pataugeant dans sa nostalgie et heureux de sa connivence avec ses personnages, aurait toutes les peines du monde à passer à autre chose. Mais bien sûr, tout ceci peut relever dans mon chef d’une psychologie de comptoir et une préface insérée dans une réédition pourrait fournir quelques clés aux lecteurs.trices pour mieux comprendre le conte ou pour clarifier qu'il appartient à chacun.e d'y voir ce qu'il veut y voir. Ce qui confirmerait une connivence entre Kevin Lambert et son lecteur, sa lectrice, à la manière de celle qui lie Zoey et Emie-Anne.
Un magnifique voyage dans l’imaginaire de l’enfance. J’ai adoré! Point bonus : on plonge aussi dans l’univers de Zelda. Double bonus : les enfants appellent Link Zelda. *Chef’s kiss*
Quelle belle lecture. Quel contrôle de la langue. J’ai adoré. Tellement sensible, touchant, beau et précis. Avoir accès à l’imaginaire d’enfants blessés, qui ne se sentent pas à leur place….ouf. J’aurais eu envie à plusieurs reprises de les prendre dans mes bras et leur dire que c’est pas de leur faute.
Kev Lambert a une plume magique. C'est mon deuxième de ses romans et je suis toujours aussi impressionnée par sa capacité à créer des phrases incroyables dans toutes sortes de registres de langue.
J'ai adoré ma lecture, même si, comme plusieurs l'ont noté, le roman n'est pas parfait. Il a entre autres quelques longueurs dans la seconde moitié. À lire durant l'hiver!
2,25⭐️ Les sentiers de neige raconte le temps des fêtes de Zoey. Suite à la séparation de ses parents, il passera Noël et le jour de l’An d’un côté, puis de l’autre, mais toujours accompagné de sa cousine, Émie-Anne. Et de cette créature qui semble leur coller à la peau, les hanter sans relâche.
Ce roman explore les méandres de l’imagination des enfants. Une imagination étouffante, profondément perturbante, mais aussi terriblement douloureuse et inquiétante. Les monstres qui les habitent sont inventés de toutes pièces. Mais, dans le fond, peut-être pas tant que ça …
« Les frontières s’affaissent, on est un grand dessin sans contours dont les couleurs se noient. Les accidents sont des miracles. Les douleurs, des chances inouïes. On réalise à peine la puissance d’avoir mal. On a tellement mal et on est tellement bien. »
Si je peux décrire ma lecture en un mot, je dirais « confuse ». Le rêve et la réalité sont deux mondes parallèles dont la frontière est si subtile qu’elle semble s’effacer d’elle-même au fur et à mesure que le récit avance. J’aimerais vous dire que j’ai fini par apprécié ma lecture, mais c’est faux. Je comprends maintenant les horreurs et la cruauté peintes dans ces pages, mais le sentiment de me retrouver dans un rêve flou et troublant a nui à mon appréciation de l’histoire.
La conclusion m’a tout de même touchée. La solidarité et le lien puissant qui lie les deux cousins transpercent les pages. C’est beau et triste à la fois.
« Y’a plein d’enfants comme nous. On va les trouver. » 💔
p.s. Regardez bien les TW avant de vous embarquer dans ce roman, svp.
4 étoiles, parce que je ne comprends pas les changements de narration qui n'apportent rien.
4 étoiles parce que la partie des enfants dans leur monde imaginaire est inutilement compliquée et qu'on aurait facilement pu couper une bonne soixantaine de pages au roman sans rien changer.
4 étoiles parce que Kev écrit bien. Ses phrases longues où se répètent des idées ne sont pas lourdes, elles coulent bien, avec une fluidité agréable.
4 étoiles parce que l'hyper réalisme est impressionnant de vérité.
C'est peut-être davantage la lectrice que le roman qui mérite une seule étoile. J'ai apprécié cette exploration de l'espace/temps qui tient au moment où on croit au Père Noël et on n'y croit plus en même temps, faire comme si et savoir que ce n'est pas vrai, l'exploration d'appartenir et née repas appartenir à un genre défini. Cependant, j'ai eu de la difficulté avec la forme narrative, les longueurs, les différences de ton. Je crois que c'est le roman d'une génération qui n'est pas la mienne.
L’auteur a un riche vocabulaire. J’ai trouvé le roman long. Trop de longueurs. De description. L’imaginaire des enfants étaient vraiment mélangeant. Les sujets abordés importants mais bon, je n’étais pas le public cible.
L’année littéraire débute en force avec un bon 4,5 ⭐️. Je n’ai jamais lu quelque chose de semblable, mais je ne m’attendais à rien de moins de Kevin Lambert!
J’ai vraiment aimé l’immersion dans l’imaginaire de l’enfance, imaginaire empreint de nostalgie et d’espoir, mais également l’imaginaire d’enfants blessés, qui ne se sentent pas à leur place. C’est bouleversant, mais beau à la fois. J’ai aussi adoré les changements de pronoms dans la narration, qui proposent une réflexion assez intéressante! Le seul point négatif est que j’ai trouvé qu’il y avait quelques petites longueurs, mais ça n’a pas du tout affecté mon expérience de lecture.
Je n'ai jamais encore joué à The Legend of Zelda (et encore moins à Majora's Mask) et j'ai vraiment l'impression que je manque les références qui sont faites à ce jeu vidéo et à cet univers.
Sinon, j'ai beaucoup aimé, j'ai l'impression qu'il y avait quelque chose d'un mélange entre C'est pas moi, je le jure! (que j'ai lu il y a probablement 20 ans) et l'univers poétique des enfants de Réjean Ducharme avec évidemment le propre talent d'écriture de Kev Lambert.
Je suis allé à une lecture par Marie-Thérèse Fortin au Lion d’or. Elle était tellement bonne à interpréter ce roman que 1) j’espère que Héliotrope va en faire un livre audio, comme Que notre joie demeure, et 2) avoir su, j’aurais voulu entendre cette interprétation avant de commencer à le lire; j’aurais su quoi et comment entendre, pis j’aurais trouvé ça encore meilleur!
Ouf. J’ai vraiment essayé d’embarquer dans l’univers imaginaire des deux personnages principaux, sans succès. J’ai beaucoup aimé les savoureux passages où l’on retrouve l’accent saguenéen à l’écrit, mais je dois avouer avoir lu de grands bouts en diagonale.
En décembre 2004, le jeune Zoey, 8 ans (ses parents : Lina 29 ans et Benoit) et sa cousine préférée Anne-Émie (fille adoptée, originaire de la Chine, par Sandra et Carl), presque 10 ans, s’apprêtent à passer le temps des fêtes avec la famille Lamontagne au Lac St-Jean. Pendant que les adultes s’adonnent aux préparatifs, les enfants s’ennuient. Complices et friands de jeux vidéo, ils se réfugient dans leur imaginaire pour s’inventer une incursion rocambolesque au pays de Skyd, espèce de monstre / lutin mystérieux qui sollicite leur aide pour se départir d’un masque qui le fait souffrir. Pendant que les adultes s’enivrent et dansent, les enfants vivent des angoisses qui trahissent leurs tourments intérieurs. Comment tout cela se terminera-t-il ?
Une histoire bizarre, un peu comme si on délaissait le réel pour plonger dans l’univers d’un jeu vidéo fantastique angoissant. Deux trames de fond en parallèle : le monde des adultes d’un côté et celui des enfants de l’autre. Les deux coexistent sans vraiment se rencontrer. Les enfants expriment déception, jugement, dédain, violence, par rapport aux adultes et aux aînés. Aussi, les deux jeunes protagonistes créent leur propre monde dans lequel ils affrontent leurs démons. Difficile à croire que l’imaginaire de deux enfants puisse devenir si puissant, si réaliste, si prenant et qu’il s’accorde de façon si précise et si parfaitement imagé. On dirait un délire psychotique partagé. Bon… voyons cela comme une sorte de conte surréaliste. N’empêche, je voulais savoir comment l’auteur allait résoudre le mystère.
On dit aussi que ce roman traite de fluidité des genres et de transidentité. Contrairement aux autres romans de Lambert, cela reste subtil. La fragilité de l’identité à cet âge, autant elle est abstraite, autant elle prend forme. Confusion, fusion et désillusion ?
Citations
« Les adultes sont des vieilles corneilles qui se délectent de chair fraîche. » p. 53
« Hostie que les adultes servent à rien; à rien, à part nous retarder, nous empêcher de faire des choses importantes. » p. 283
« À quoi ça sert le jour de l’An ? C’est une invention d’adultes pour faire chier les enfants, la fête la plus plate du monde, pas de cadeaux, pas de jeux, rien. » p. 285
Livre qui tient en parfait équilibre entre le drame et l'aventure imaginaire de jeunes enfants, un peu à la manière du pont de Terabithia. Le propos est d'une justesse incroyable, les personnages sont très réalistes, ils vivent des situations complexes et pourtant emblématiques de comment les familles et les institutions scolaires font face aux traumatismes des enfants : la société est souvent bien moins outillée que l'individu. Il y a également des réflexions sur la coexistence des genres dans un même corps, le rapport de l'enfant à l'identité et aux codes des adultes qu'il se voit forcé d'assimiler en grandissant : constat de la tyrannie qui existe entre les générations plus anciennes et les nouvelles. Le tout enveloppé de rose et de vert, comme la robe de Zelda et le costume de Link, Kev Lambert témoigne de sa passion pour les univers fantastiques, les jeux vidéo de son enfance et l'imaginaire collectif en général. Je déteste les films de Noël, mais j'ai adoré ce roman.
Lambert révèle une nouvelle fois les raisons pour laquelle il rafle les prix littéraires québécois. Le sujet, en somme, n'a rien de bien particulier. On suit le protagoniste dans les réunions familiales du temps des fêtes, où tout québécois peut se retrouver : on subit les becs mouillés de ses grandes-tantes, les blagues non-sollicitées de nos oncles et les accolades factices de nos cousins. Le génie de ce livre est de s'attaquer à ce qui nous fait grincer des dents dans ces moments. Les non-dits, les pensées tapies sous couvert d'un faux sourire sont exposés au grand-jour pour entrer dans la psyché d'un jeune enfant. Sans tomber dans une vision Peter Pan de l'enfance, on retrouve notre regard ingénu posé alors sur le monde, notre interprétation naïve de l'adolescence et de l'âge adulte. Lambert dévoile également un univers interne fascinant, qu'il nomme le dôme, refuge imaginaire du protagoniste. Une réflexion et un récit particulièrement bien ficelés et pertinents.
J’aime beaucoup les narrateurs enfants, des personnages non fiables et j’ai toujours beaucoup de plaisir à lire des histoires qui joue avec le réel, la folie et l’imagination. La vibe du Noël québécois, des gens de campagne, impeccable; les party plates auxquels t’as pas le choix de participer même si la famille élargit est étrange et malaisante. Mais au moins, il va y avoir ta cousine préférée avec laquelle tu pourras te perde dans les sentiers de neiges.
Le style d’écriture était pas ma tasse de thé, c’était long et il y avait trop d’attention aux détails pour aucune raison. Le début est lent et c’est difficile d’embarquer.
Overall, j’ai quand même bien apprécié, beaucoup de thèmes intéressants !!
Vraiment excellent, une parfaite lecture pour le temps des fêtes ! Kev Lambert a le don pour parler de sujets sensibles, tout en accordant une couleur vive à ses personnages. C’est de la nostalgie, de l’imagination en masse. De voir aussi comment des évènements sensibles peuvent perturber l’imaginaire d’un enfant était tout à fais triste et remarquable. J’ai également beaucoup aimé le parallèle entre l’histoire de Zoey et Émie-Anne et les partys de Noël qui se passent avec les adultes. Certains diront que le récit sous forme cantique est parfois long en description, mais moi j’ai adoré parce que Kev nous plonge exactement là où on veut être pour l’instant d’une histoire : dans l’imaginaire de l’enfance.
Partagée. D'un côté euh j'ai pleuré plusieurs fois, il y a un côté thérapeutique net. La thématique Zelda je m'y attendais pas et c'était cool. Je pense que plein de choses sont importantes. D'un autre, j'ai trouvé que c'était moins fin que "Que notre joie demeure" (mais ok c'est pas juste de comparer) ; quelques longueurs, quelques trucs trop didactiques. Mais en écrivant ça j'ai l'impression que ce n'est pas juste non plus. Il faut dire aussi que je n'ai jamais lu de livre de ce type, en fait le travail sur l'enfance est dépaysant (et d'autant plus que le côté "l'auteur⋅ice est né⋅e en 1992" est assumé si fort ! C'est si précis !), c'est vraiment original, sans doute aussi la raison pour laquelle je me sens mélangée en écrivant un avis.