« La honte sociale est un fouet très efficace, même si personne ne sait qui le manie. »
Édène, jeune femme d’un milieu populaire, tombe amoureuse de Rose, née dans une famille de la bourgeoisie culturelle. Dans cette satire sociale sur le monde littéraire, la violence de classe et l’amour, se rencontrent « héritières » et ouvrières de la blanchisserie d’un abattoir, où Édène travaille pour gagner sa vie. La nuit, elle écrit, convaincue que c’est là sa vocation – malgré la fatigue et le mépris. Quelle légitimité pourrait alors offrir la littérature ? D'où vient cette conviction que l’on peut devenir écrivain·e alors même que son milieu social d’origine semble l’interdire ?
Alice Zeniter is a French novelist, translator, scriptwriter, dramatist and director.
She has won a Prix Renaudot young adult award for her third novel, Juste avant l'Oubli, and a Prix Goncourt young adult for her fourth novel, L'Art de Perdre.
Zeniter published her first novel, Deux moins un égal zéro, at the age of 16. Her second novel, Jusque dans nos bras, was published in 2010 and translated in English as Take This Man.
Her latest novel, L'Art de Perdre, won multiple prizes and awards.
J'aurais dû le lire d’une traite - pas merci les rendus de ces morts qui ont perturbé ma lecture - vraiment une pièce de théâtre à mettre entre toutes les mains, qui questionne plein de choses importantes dont le mépris de classe et le classisme ambiant de la scène littéraire
Comme une envie de lire Martin Eden maintenant, et franchement pour me donner la deter de lire un pavé de 500 pages il en faut, merci Alice
« la littérature ne sera jamais aussi violente que la vie » une réécriture théâtrale queer de martin eden avec une portée sociale très forte. chaque mot est choisi avec soin, alice zeniter ecrit comme personne l’injustice sociale et le quotidien banal
vraiment un plaisir de jouer cette pièce écrite, le mot parfait c’est singulier! l’écriture, le monde d’Edene sans hommes c’est vraiment un plaisir pour une misandre 😍😍
j'ai beaucoup aimé qu'on parle de légitimité de la littérature et de ses 'Validateurs', belles tirades, ça donne envie d'écrire
'je suis pliée en deux, c'est quoi? Ce n'est pas la mort, la mort ne fait pas souffir. C'est la vie, ça, cette sensation atroce, le dernier coup que te donne la vie.'
Intéressante réécriture. Dans cette relecture queer et contemporaine, le personnage de Rose devient absolument imbuvable - ce qui n'était pas le cas dans mon souvenir dans le roman (où elles avaient ses œillères bourgeoises aussi bien sûr). Ça m'a donné envie de relire Martin Eden ; en tout cas Alice Zeniter prouve la richesse inépuisable de ce roman et en même temps en interroge certaines limites. J'aurai aimé voir ça au théâtre.
« GIGI-PERSONNAGE Quand j'avais quinze ans, je croyais qu'il suffisait qu'il fasse soleil pour que je sois heureuse. Et après j'ai réalisé que j'étais pas heureuse. Y avait juste du soleil. C'est pas la même chose. »