En 1982, Sarah a quitté la France pour Uummannaq au Groenland. La dernière fois que sa famille l'a vue, c'était au moment où, à Roissy, elle est montée dans l'avion qui l'emportait vers la calotte glaciaire. Après, plus rien. Elle a disparu corps et âme. Elle avait vingt-deux ans. Lisa, vingt-sept ans plus tard, part sur les traces de cette soeur disparue. Elle quitte mari et enfants pour parcourir le même trajet qu'elle. Elle arrive dans un Groenland dévasté, habité par une population abandonnée, qui voit se réduire peu à peu son territoire de glace. Cette quête va la mener loin dans son propre cheminement identitaire, depuis l'impossibilité du deuil jusqu'à la construction de soi.
Valentine Goby est née en 1974. En sortant de Sciences Po, elle fait un séjour de 3 ans en Asie (Hanoi et Manille). À son retour en France, en 2002, elle publie aux éditions Gallimard son premier roman, La Note sensible.
Cette lecture m'a littéralement retournée. J'ai eu des frissons, des petites larmes, du "stress" pour cette famille abandonnée. Ce n'est pas une lecture facile, elle ne doit pas être prise à la légère, elle se mérite. Prenez le temps de lire ce livre, de déguster les phrases, de les relire, de les sentir.
J'ai mis très longtemps à comprendre le propos de l'ouvrage du fait de ce que je voyais comme des longueurs, des digressions. Ces points négatifs à mes yeux expliquent l'évaluation. Un sujet fragile, sans doute difficile à rendre mais qui ne m'a pas semblé réussi ici (l'absence, la vie après, la reconstruction familiale après une disparition).
Le rythme est essoufflant. Sans doute que la quête d'une soeur perdue l'est aussi, mais ça m'a perdue. Des digressions, des retours en avant et en arrière jamais annoncés. La plupart du temps je ne savais plus où l'on était ni avec qui, ni quand. J'ai eu du mal à suivre.