Une météorite se dirige vers la Terre. Pourtant, pas question de héros qui sauvent l'humanité. Plutôt de vies de travers entremêlées. Floyd traverse la vie avec son grand et gros corps, ses habitudes et ses "blancs". Et puis, il y a Gary, Casey, Charlie ou Hollie, entraînés dans son sillage... Autant de personnages qui révèlent leurs forces et leurs vulnérabilités face à l'imminence de la fin.
Another comic drawn from the Utopiales festival this year, it comes in an unusual format for me (24.9 x 3.1 x 17.9 cm), with beautiful finds from the point of view of the layout and the chosen palette, with colors strongly associated with their emotional environment! Red and beige tones for the "Eaki" store, a black and white for the interior of the malicious old man's place, magnificent blue flakes on a black background often visible in moments of loneliness, warm yellows for the meeting of the parishioners, pencil drawings with nervous lines for the asteroid that is inevitably approaching Earth, and a very recognizable blue for the outdoor sites, one of which is on the cover. Finally, a very nice alternation of whites and colored stripes for the passages of white of Floyd, the amnesiac colossus.
I have been very sensitive to this reduced palette, these two-color or three-color plates, the shades tailored to serve as an evocative background for the contained emotions, the unspoken and the inexpressible, the terrible emotional misery of these characters with curiously familiar "lifestyles": the caregiver at home, the awkward or frankly taxing left-wing coworker, the lack of self-confidence, lack of self-confidence, the embittered and obnoxious old man who badly hides his disgust for life behind a complaint against the times, the young man in search of landmarks after a family drama, the saleswoman at "Eaki" visual artist and personal demon hunter in her free time, the disabled worker suffering from amnesia with his fresh look at "everyday life", who plays an unknown role of mediator between all these solitary destinies, hitherto frozen, thickly armoured, caught in the permafrost of their characters and their persona or workers in particular, so as not to let a vulnerable ego appear to be alive, hungry for human links, but too bruised to really give it a try.
There are meteors whose warmth and special brilliance draw stars-without-knowing-it to them.
Une autre BD piochée aux Utopiales cette année, au format inhabituel (24.9 x 3.1 x 17.9 cm), aux belles trouvailles du point de vue de la mise en page et de la palette choisie, avec des couleurs fortement associées à leur environnement émotionnel ! Tons rouges et beiges pour le magasin "Eaki", un noir et blanc pour l'intérieur du vieil homme malveillant, de magnifiques flocons bleus sur fond noir, jaunes chauds pour la réunion des paroissiens, dessins au crayon à papier au trait nerveux pour l'astéroïde qui approche de la Terre inéluctablement, et un bleu très reconnaissable pour les sites en extérieur, dont l'une figure en couverture. Enfin, une très belle alternance de blancs et de bandes de couleur pour les passages de blanc de Floyd, le colosse amnésique.
J'ai été très sensible à cette palette réduite, ces planches en bichromie ou trichromie, aux camaïeus taillés sur mesure pour servir de support aux émotions contenues, aux non-dits et à l'esseulement, à la grande misère affective de ces personnages aux "modes de vie" curieusement familiers : l'aide-soignante à domicile, le collègue de gauche maladroit voire franchement lourd, le vieux con aigri qui cache mal son dégoût de la vie derrière une plainte contre l'époque, le jeune en quête de repères après un drame familial, la vendeuse chez "Eaki" artiste plasticienne et chasseuse de démons personnels sur son temps libre, le travailleur en situation de handicap avec son regard neuf sur "la vie de tous les jours", qui joue un rôle méconnu de médiateur entre tous ces destins solitaires, jusqu'alors figés, carapaçonnés, pris dans le permafrost de leurs personnages et notamment de leur travail, pour ne pas laisser paraître un égo à vif, affamé de liens humains, mais trop meurtri pour s'y essayer vraiment.
Il est des météores dont la chaleur et l'éclat particulier attire à eux des étoiles en devenir.
Récit chorale réussi, pour sûr : l’agencement des tranches de vie des différents protagonistes, les moments où ils se se croisent, se rencontrent, font sens et sont très bien exécutés. Les personnages se rencontrent, mais sont en réalité tous profondément seuls. C’est là, je crois, le thème central du récit. Figure d’exception : Floyd, autour duquel tous les personnages gravitent et dont tout le monde se soucie. C’est un roman graphique pour sûr minutieusement travaillé.
Alors pourquoi la note le 3,5 “seulement” ? Probablement du fait de l’attente bien trop élevée que j’ai eu pour ce titre, dès que j’en ai entendu parlé. Puis il y a eu toutes ces critiques élogieuses de toutes parts qui en ont rajouté une couche. Enfin, la consécration, la nomination puis le premier prix à Angoulême. Le Graal, quoi. Biensûr, je comprends pourquoi. Je loue également ce travail d’orfèvre réalisé par les auteurs. Mais, tout au long de ma lecture, je n’ai cessé d’avoir cette impression de déjà-vu, de manque d’originalité. Rien ne m’a réellement surprise quoi. Après, il reste la question de savoir si le sensationnel, si l’inattendu est toujours souhaitable, particulièrement en vivant dans une société du spectacle permanent, du sensationnel. La sobriété offerte par la lecture de “Les météores” n’est-elle finalement pas plus souhaitable ? Vi, vi, vaste question.
«Vous savez, j'aime bien les livres qui ne se contentent pas de vous raconter une histoire avec un début et une fin. Ceux qui ressemblent à la vie. Ou qui essaient en tout cas. Dans la vie, il n'y a pas de personnages principaux et de personnages secondaires. On a tous notre rôle à jouer. Tous notre importance.»
BD hyper touchante. On suit des tranches de vies de différents persos qui se croisent. Leurs histoires sont très communes si ce n'est qu'une météorite s'approche dangereusement de la Terre.
'En vrai, je crois qu'il espérait qu'il se passe un truc. Un accident, un crash, quelque chose qui changerait de l'ordinaire.'
On n'a pas de météorite qui fonce sur nous, mais des milliards de choses qui pourraient y ressembler et finalement 'Chacun fait comme il peut' face à ce qui arrive. Avec très peu de texte, la BD arrive à dégager énormément d'émotions 🖤
Een beetje zoals het laatste seizoen van GOT: overladen met prijzen, lang op gewacht. Elk personage draagt in stilte zijn tragisch en onafwendbaar lot. Ik zat vooral in de donkerte te turen of ik een extra laag kon gewaarworden.
Perdonad el chiste, pero qué impactante este Meteoros. Historias cruzadas con mucho que sanar, que cerrar, o que abrir. En una novela con tintes catastrofistas mucho más allá de su argumento, pero con espacio para la luz, claro. Y entre sus viñetas aparecen algunos personajes que se tornan inolvidables. Además, el estilo es exquisito, y el clímax es, ya digo, impactante. Como poco. De los mejores cómics de 2025 sin duda.
Dagen vol sneeuw, het maakt de wereld kleiner en stiller. En in die wereld een gewoon klein plaatsje met gewone mensen met heel gewone dagelijkse banen. Ze staan op, gaan naar hun werk, proberen hun hoofd boven water te houden. En de volgende dag dat alles gewoon weer opnieuw.
Voor geen van deze mensen is er een hoofdrol weggelegd in het leven, maar in dit verhaal zie je ze echt voor wie ze zijn, komen ze tot leven, even dan toch. Soms raken hun levens elkaar even aan. En hoe kort ik ook over hun schouders mocht meekijken, ik raakte aan ieder van hen een beetje gehecht.
De stijl van het tekenwerk met maar een paar kleuren en tekeningen in een fijngevoelige lijn stralen melancholie en rust uit. Het trage verteltempo versterkt dat nog eens.
'Ik vind het fijn als het sneeuwt. Want je weet dan nooit of de sneeuw naar beneden valt of dat wij omhoog vallen.'
Es aplastante cómo logra capturar el momento antes de que pase algo. Todo el cómic transmite ese sentimiento que tenemos sentados en una sala de espera o antes de que te entreguen un examen, el pitido blanco y la falta de aliento que se siente mientras esperas un resultado médico.
El dibujo es detallado, sin miedo a ser feo o deforme y aún así consigue ser precioso todo el tiempo gracias a la representación de la luz y las sombras. La elección de colores y contrastes hace que todos los paneles estén hundidos en atardeceres y amaneceres, espacios íntimos pero amplios. Recomendado se queda corto.
This one really affected me, slice of life, and everyone's miserable but is about to be hit by a meteor anyway, so... This ending sparked a really interesting conversation with my friend, I loved it, and she hated it... But that's what they say, great art divides!
Le principe de mettre en lumière le quotidien de personnes lambda est cool mais les histoires et les illustrations manquent d'émotions et de profondeur.
3.5 une œuvre dont le vrai scenario est écrit en creux, entre les lignes et le dessin. Original dans le style, même si j'avoue que le dessin m'a laissé de marbre.
Desde la cita carveriana inicial, que suena a declaración de intenciones, esta novela gráfica se muestra fiel en todo su desarrollo al espíritu de la narrativa de vidas cruzadas, retomando en su recorrido gráfico el aroma estético de películas como Crash o Magnolia más que la funcionalidad artesana de los trabajos similares de Robert Altman. La calidad final de este tipo de narraciones suele residir tanto en el interés humano que muestren cada una de las propias historias como en la capacidad para interrelacionarlas y arrojar un producto final redondo y cosido con gusto. En Meteoros, el guionista Jean-Christophe Reveney hace un trabajo perfecto en cuanto a eso, pero en el apartado gráfico, la obra de Tommy Redolfi, con su aspecto de línea clara feísta, no me parece que raye a la misma altura. Hay, de hecho, dibujos bastante oscuros, que hay que observar detenidamente para su comprensión. Así, el impacto emocional y la sensación de melancolía se pierden a veces. Las viñetas empleadas en mostrar la belleza exterior tampoco rinden con toda la magnitud que deberían. Acierta en cuanto al aspecto intimista pero el resultado global no es satisfactorio. Es un buen cómic, pero no deja poso.
Un cómic diferente y profundamente conmovedor. Sin ser histriónico combina fenomenalmente el pesimismo y el miedo por la llegada de un meteoro con la dura realidad de muchas personas que ya sin meteoro tenían vidas duras, quizás anodinas y que en cualquier caso ya sabían lo que es sufrir. Y sin embargo no es denso ni lacrimógeno. En fin, que me ha encantado
Personajes excelentemente construidos y un slice of life que se cuela entre viñetas, silencios y paisajes nevados. La estética y el color multiplican la sensación de pérdida y soledad. Una hermosa lectura 🥲