Un récit de deuil, juste et pudique, en forme d'hommage à ces animaux qui jouent un rôle plus important qu'on ne veut parfois l'admettre dans nos vies. Une célébration des vies minuscules en littérature.
Comment faire face à l'absence d'un animal disparu ? Combien de temps la douleur est-elle tolérée par les familles, les amis, les collègues ? Et de quoi cette douleur est-elle le nom ? Quand son chat de onze ans succombe au mal qui le ronge, Pauline Le Gall est effondrée. Elle décide alors de prendre à bras-le-corps cette peine trop souvent méprisée, pour en rendre compte au plus près. Du cabinet du vétérinaire qui piquera le petit chat au massif de fleurs dans lequel il sera enterré, de la table de travail où il lui tenait compagnie à la flaque de soleil où il aimait se prélasser, c'est toute une cartographie intime qui s'écrit. Cherchant secours dans la littérature, la musique ou le cinéma, de Joan Didion à Joni Mitchell, Pauline Le Gall pose des mots délicats sur un amour que l'on dit peu. En filigrane se déploie la texture du quotidien : l'écriture, le couple, le déracinement, le rapport à la mort, mais aussi à la joie.
Une œuvre émouvante, pour celleux qui ont un animal de compagnie tout comme pour celleux qui n’en ont pas. C’est après le décès de son chat, que l’autrice tente d’écrire… De lui écrire, d’écrire pour elle même. Mais totalement effondrée, le lien avec l’art est légèrement rompu.
C’est une lecture que j’ai beaucoup appréciée. Par moment j’ai été touché et j’ai eu des pincements au cœur mais j’avais le sentiment de quand même être détachée du récit… Peut-être parce que je n’ai pas vécu la perte d’un animal ? Je ne sais pas trop.
Mais c’était beau. C’était poétique et j’aimais voir toutes les phases du deuil par lequel passait l’autrice avant et après le décès du chat.
Je n’ai pas été marqué, mais touché oui donc je le recommanderais volontiers à ceux qui pourraient être intéressés. Je pense que beaucoup d’amoureux des chats n’hésiteraient pas à attraper ce bouquin et tant mieux. Après je ne garantie pas que vous n’allez pas fondre en larmes par moment… Parce que ça peut aussi être difficile à lire pour certains.
Ce que ce texte me confirme c’est qu’un animal de compagnie n’est pas un simple animal, mais bien un ami, un membre de la famille à part entière. Parce qu’on se tient compagnie mutuellement, on discute avec celui-ci, on est bien plus tactile avec lui plutôt qu’avec des personnes, on l’inclût dans notre routine et nos plans,…
Et mine de rien ça m’a donné envie d’adopter un petit chat moi aussi… D’avoir mon nouvel ami sur pattes !
J’ai avalé ce livre en une soirée. Il a fait revivre tous les chats que j’ai aimés et qui ont marqué ma vie, le temps de 400 pages. Ce sujet peu abordé est universel bien que cette peine soit mal comprise. J’ai envie de le mettre dans toutes les mains des personnes qui disent « Ce n’est qu’un chat ». C’est une magnifique ode à tous les chats (et autres animaux) que nous avons aimés. Je recommande de toute urgence ce livre sensible, fin, drôle, doux et très bien écrit à tout le monde, amoureux des chats ou non.
J'avais peur que ce soit un livre qui surfe sur la vague de "Son odeur après la pluie". Mais c'est bien mieux écrit, plus fin, plus délicat. J'en ai pleuré dans les dernières pages. Très beau ♥️
c'est un très beau livre sur une relation entre une humaine et son chat, de son adoption à sa mort, 11 ans plus tard. C'est sensible, très bien écrit, touchant, c'est le récit dont je ne savais pas que j'en avais besoin. Mes parents ont un chat de 16 ans, et je redoute plus que tout le moment de son départ... ce livre m'y a un peu préparé, quelque part... Merci Pauline Gall d'aborder avec tant de finesse et d'intelligence la mort d'un animal, d'un compagnon, d'un ami, et ce qu'elle provoque pour ceux qui restent.