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La demeure de l'araignée: Horreur dark psychologique

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301 pages, Paperback

Published August 30, 2024

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A.W Dewild

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Profile Image for Benjamin Urbanski.
246 reviews12 followers
September 30, 2025
J’ai eu le privilège, ce samedi 27 septembre, de croiser la route de Dewild lors du Salon du livre d’Aubry-du-Hainaut. J’y étais d’abord passé rapidement, comme on glisse devant une table où l’on ne s’attarde pas, mais une force mystérieuse m’a ramené vers lui. Il y avait dans son allure, dans son visage, quelque chose de singulièrement romanesque : j’avais la troublante impression de voir l’un de ses propres personnages s’être échappé de ses pages pour prendre place derrière les piles de livres. Dès cet instant, je n’ai plus eu le choix : je devais découvrir sa plume.

Trois jours à peine plus tard, je me retrouve à rédiger cette critique, encore habité par les images, les voix et les vertiges que La Demeure de l’Araignée a laissés dans mon esprit. Je l’ai lu d’un souffle, happé par une atmosphère étouffante, un univers qui, malgré sa géographie restreinte, parvient à déployer une infinité de couloirs mentaux, de portes closes, de miroirs brisés. C’est un huis clos, certes, mais un huis clos qui s’ouvre sur l’abîme intérieur de Heather, cette héroïne insaisissable, schizophrène peut-être, spectrale sûrement.

Ce qui m’a le plus bouleversé, c’est la confusion. Une confusion fertile, littéraire, volontaire. J’oscillais sans cesse entre le réel et l’imaginaire, entre l’incarnation de Heather et l’évanescence de ses visions. Je ne parvenais jamais à savoir si je la comprenais ou si je l’inventais, si je percevais ses émotions ou si elles me traversaient malgré moi. J’étais en elle, elle était en moi. Dewild, avec une précision de chirurgien et une cruauté de poète, m’a fait basculer du côté obscur de l’esprit, m’a contraint à éprouver une folie que je n’avais jamais connue. Voilà son véritable coup de maître : transformer son lecteur en acteur, brouiller les frontières entre le livre et la conscience.

Ceux qui me lisent régulièrement savent que je ne cherche pas à flatter, mais à dire vrai. L’époque, hélas, pousse beaucoup d’influenceurs à multiplier les éloges convenus, par peur de perdre des partenariats fragiles. Je ne fonctionne pas ainsi, ce qui m’a valu, je le sais, quelques inimitiés et peut-être quelques « listes noires » chez certains éditeurs. Mais qu’importe : l’honnêteté vaut mieux qu’un sourire de façade.

Et justement, malgré mon enthousiasme, je ne peux taire certaines réserves. La première tient à la volonté, trop appuyée, de Dewild d’éviter les répétitions. Le lecteur attentif constatera que Heather, sur une même page, peut être désignée de dix façons différentes. Certes, l’auteur nous prouve ainsi l’étendue de son vocabulaire, mais à force de chercher des synonymes, l’élégance se change parfois en lourdeur. On finit par se demander si ce n’est pas Heather elle-même qui, armée d’un revolver invisible, oblige Dewild à inscrire son nom à chaque paragraphe, comme pour se rappeler à l’existence.

La deuxième réserve concerne l’objet-livre. Le titre et le nom de l’auteur, imprimés sur chaque page, s’imposent sans relâche au regard. L’immersion, si fragile, se voit systématiquement brisée par cette insistance typographique. Comment s’abandonner aux ombres d’un récit lorsque, à chaque instant, le paratexte surgit pour nous rappeler que nous lisons un roman et non une hallucination ?

Mais au-delà de ces détails, il faut reconnaître à Dewild une force rare : celle d’oser l’inconfort, d’imposer au lecteur un voyage qu’il n’aurait pas choisi mais qu’il n’oubliera pas. La Demeure de l’Araignée n’est pas un simple roman d’horreur psychologique, c’est une expérience littéraire où les murs se resserrent, où la brume s’épaissit, où l’araignée tisse patiemment sa toile autour de nous. En refermant le livre, j’avais le sentiment de n’être pas tout à fait revenu, de garder en moi un fragment de cette folie fictive, comme une piqûre lente qui continue de diffuser son venin.

Benjamin L. Urbanski – Le Parfum des Mots

30 septembre 2025
Profile Image for Kiki_chieuse.
521 reviews6 followers
April 3, 2025
Une sortie de ma zone de confort que je ne regrette pas.

L’héroïne m’a rapidement plu. Son caractère déterminé m’a séduite. C’est une battante. Ce n’est pourtant pas évident avec cette pathologie, la schizophrénie. J’ai apprécié qu’elle soit attachante malgré ses travers. Son entourage et le soutien, parfois maladroit, qu’il lui apporte m’a touché.

La plongée dans la psyché d’une personne mentalement atypique est déstabilisant. C’est également assez instructif. La part imaginaire, inspirée de Silent Hill, est effrayante. Notamment pour les arachnophobes. L’intrigue prenant place dans la vie réelle n’est pas en reste. La noirceur de la nature humaine est, ici, en pleine lumière.

Le rythme et la plume sont en adéquation avec le mental de la jeune femme. Cela donne une sensation de ne plus avoir tout à fait les pieds sur terre. Comment nier le courage des personnes atteintes ? De nombreuses réflexions me sont venues, intensifiant mon ressenti.

Ce n’est pas mon genre de prédilection mais j’ai apprécié ma lecture. C’est, à mon avis, un roman qui a de quoi plaire à beaucoup de personnes.
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