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""On Baptism"" by Tertullian is a theological treatise that explores the significance and practice of baptism in early Christianity. Tertullian, a prominent North African theologian and apologist, wrote this work in the early third century AD as a response to the debates and controversies surrounding baptismal practices in his time.The book is divided into several chapters, each of which addresses a different aspect of baptism. Tertullian begins by discussing the importance of baptism as a sacrament of initiation into the Christian faith. He argues that baptism is necessary for salvation and that it is a symbol of the washing away of sins.Tertullian then goes on to describe the proper method of baptism, emphasizing the importance of immersion in water and the use of the Trinitarian formula. He also discusses the role of the Holy Spirit in baptism and the significance of the anointing with oil that often accompanies the rite.Throughout the book, Tertullian engages with various objections to baptism and offers responses to these criticisms. He also draws on biblical texts and early Christian traditions to support his arguments.Overall, ""On Baptism"" offers a valuable insight into the early Christian understanding of this important sacrament and provides a fascinating glimpse into the debates and controversies that shaped the development of Christian theology in its formative years.I know not whether any further point is mooted to bring baptism into controversy. Permit me to call to mind what I have omitted above, lest I seem to break off the train of impending thoughts in the middle. There is to us one, and but one, baptism; as well according to the Lord's gospel[11] as according to the apostle's letters, [12] inasmuch as he says, ""One God, and one baptism, and one church in the heavens.""This scarce antiquarian book is a facsimile reprint of the old original and may contain some imperfections such as library marks and notations. Because we believe this work is culturally important, we have made it available as part of our commitment for protecting, preserving, and promoting the world's literature in affordable, high quality, modern editions, that are true to their original work.

48 pages, Paperback

First published January 1, 206

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About the author

Tertullian

551 books90 followers
Quintus Septimius Florens Tertullianus, anglicised as Tertullian (c. 160 – c. 220 AD), was a prolific early Christian author from Carthage in the Roman province of Africa. He is the first Christian author to produce an extensive corpus of Latin Christian literature. He also was a notable early Christian apologist and a polemicist against heresy. Tertullian has been called "the father of Latin Christianity" and "the founder of Western theology." Though conservative, he did originate and advance new theology to the early Church. He is perhaps most famous for being the oldest extant Latin writer to use the term Trinity (Latin trinitas), and giving the oldest extant formal exposition of a Trinitarian theology. Other Latin formulations that first appear in his work are "three Persons, one Substance" as the Latin "tres Personae, una Substantia" (itself from the Koine Greek "treis Hypostases, Homoousios"). He wrote his trinitarian formula after becoming a Montanist; his ideas were at first rejected as heresy by the church at large, but later accepted as Christian orthodoxy.

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Profile Image for Aid.
37 reviews17 followers
May 4, 2021
Interesting treatise on baptism. I'm pretty sure this work was written prior to Tertullian's Montanism and so there were no appeals to the visions of old women this time, sad!
Profile Image for Maxime N. Georgel.
256 reviews15 followers
December 16, 2021
# Propos général
Défense de la nécessité du baptême, exposé de la façon dont on procédait pour baptiser.
# Résumé détaillé
I. Certains sectaires Caïniens (cf. [[20211213211610]] TERTULLIEN (Pseudo) - Contre tous les hérétiques) attaquaient l'utilité du baptême. Tertullien entreprend de leur répondre. Belle imagerie : les chrétiens sont des poissons qui naissent et vivent dans l'eau du baptême. Le baptême lave les souillures du passé et enfant à la liberté de la vie éternelle.

II. Simplicité de la cérémonie baptismale : "Il en va ainsi de notre baptême. Quoi de plus simple? Point de pompe; point d'appareil nouveau; point de cérémonie dispendieuse. Toutefois parce que le néophyte plongé dans l'eau pendant que l'on prononce sur lui quelques paroles, ne paraît pas sortir plus pur intérieurement de ce bain, on ne veut pas croire qu'il ait obtenu l'éternité. Mais chez les idolâtres, si je ne me trompe, l'appareil, la pompe, et les dépenses de leurs solennités ou de leurs mystères secrets, commandent la foi et la vénération." Tertullien ne dirait certes plus cela de la cérémonie tridentine !

III. Il n'est pas si incroyable que l'eau soit le lieu de notre nouvelle naissance, quand on considère qu'elle a été le lieu de la naissance du monde : "Tout en ne perdant pas de vue ce principe qui nous sert de prescriptions, examinons néanmoins si la régénération de l'homme par l'eau est chose ridicule ou impossible. Pourquoi cette matière a-t-elle été élevée à cette haute dignité? Il est bon, selon moi, de considérer cet élément jusque dans son origine. Elle est noble, elle est illustre cette origine, qui commence avec le monde. L'eau est un de ces éléments qui, avant que le monde eût revêtu sa forme, lorsque tout était grossier encore, sommeillait en Dieu. « Au commencement, est-il dit, Dieu créa le ciel et la terre; la terre était invisible et nue; les ténèbres couvraient la face de l'abîme, et l'Esprit de Dieu était porté sur les eaux. » Voilà d'abord, ô homme! de quoi respecter la substance de l'eau, par l'antiquité de son origine. Veux-tu connaître ensuite sa dignité? Elle était le siège de l'Esprit divin, qui la préférait alors à tous les autres éléments. D'informes ténèbres, que ne dissipait point encore la clarté des étoiles, s'épaississaient partout; l'abîme était lugubre, la terre sans ornement, le ciel sans magnificence; l'eau seule, matière toujours parfaite, toujours riante, toujours simple, toujours pure par elle-même, servait de trône à l'Esprit de Dieu."

C'est encore par l'eau que les cieux se sont formés et c'est elle qui produisit la première des êtres vivants, anticipant ainsi le baptême : "Il y a plus. Quand Dieu disposa entre elles les différentes parties de l'univers, il le fit au moyen des eaux. « Pour suspendre le firmament au milieu du monde, il divisa les eaux d'avec les eaux. Il suspendit l'aride par une opération semblable. » Une fois que tout a pris sa place, et que le monde attend ses habitants, c'est à l'eau la première qu'il est ordonné de produire des créatures vivantes."

C'est enfin par de la terre humide d'eau que Dieu forma l'homme.

L'eau est à l'origine de nombreux bienfaits : "S'il fallait m'étendre ici sur les autres prérogatives de l'eau, que n'aurais-je point à dire de sa vertu et de sa fécondité? Que de qualités! que de bienfaits! que de services rendus au monde! Mais je craindrais de devenir le panégyriste de l'eau plutôt que le défenseur du baptême: toutefois il sortirait de là l'enseignement plus complet que si Dieu a constamment employé l'eau dans ses œuvres, il n'est pas étrange qu'elle figure dans ses sacrements. Pourquoi celle qui produit la vie de la terre, ne donnerait-elle pas la vie du ciel?"

IV. Ainsi, comme sur les eaux primordiales, l'Esprit repose sur les eaux du baptême. Sur le rapport signe/grâce : "Et attendu que toute matière inférieure participe nécessairement aux qualités de celle qui la domine, la substance corporelle devait entrer en communication avec la substance spirituelle, d'autant plus que cette dernière peut aisément par sa subtilité pénétrer et animer sa voisine. Ainsi, la nature des eaux, sanctifiée par l'Esprit saint, a conçu par là même le pouvoir de sanctifier l'homme dans ce sacrement."

Il importe peu que ce soit l'eau d'un lac, d'un bassin ou d'un fleuve. Dès lors que le nom de Dieu est invoqué, l'Esprit agit et rend féconde ces eaux pour la régénération.

V. Les païens même, dans un grand nombre de leurs rites, prêtent des vertus régénératrices à l'eau. Si les démons veulent utiliser les eaux et semblent y demeurer (paragraphe sur les esprits des eaux), Dieu le peut d'autant plus. Le bon ange agitant l'eau pour la guérison à Bethsaïda préfigure cela. Le baptême nous fait recouvrir l'état d'innocence d'Adam : "Car le baptême, en remettant la faute, remet aussi la peine. Ainsi l'homme est rendu à Dieu, à la ressemblance de ce premier homme qui avait été créé autrefois à l'image de Dieu; l'image s'applique au corps; la ressemblance à l'éternité. C'est alors que l'homme recouvre cet Esprit saint, que le souffle de Dieu lui avait communiqué au commencement, mais qu'il avait perdu ensuite par sa révolte."

VI. Ce n'est pas que le baptême confère l'Esprit mais dispose à le recevoir : "Je ne prétends pas toutefois que les eaux nous mettent en possession de la plénitude de l'Esprit; mais en nous purifiant sous la vertu de l'ange, elles nous disposent à recevoir l'Esprit saint. Ici la figure précéda encore la réalité. De même que le Précurseur préparait les voies de Jésus-Christ; ainsi l'ange, présent au baptême, ouvre les voies au Saint-Esprit par l'absolution des péchés qu'obtient la foi, que scelle et confirme l'invocation du Père, du Fils et du Saint-Esprit. S'il est écrit: « Tout témoignage reposera sur la parole de deux ou trois témoins; » quel fondement inébranlable de nos espérances que le nombre des trois personnes divines, puisque l'invocation nous donne peur garants de notre salut, ceux-là même qui cautionnent notre foi ! Ce n'est pas tout: notre profession de foi et la promesse de notre salut ayant pour témoins et pour garants les trois personnes divines, la mention de l'Eglise arrive de toute nécessité; car là où sont le Père, le Fils et le Saint-Esprit, là est aussi l'Eglise qui est le corps des trois personnes divines."

VII. Le baptême était suivi d'une onction d'huile, à laquelle on prêtait des vertus sacramentelles et qui s'inspire des cérémonies juives. Les orthodoxes grecs et les catholiques de rite byzantin pratique encore cela. Les catholiques des autres rites diffèrent cette onction à la confirmation. Elle n'est pas d'institution divine et est donc légitimement abandonnée comme superflue par les réformés. "Ainsi l'onction se pratique sur notre chair, mais son effet agit sur l'ame. De même l'action du baptême est tout extérieure, puisque le corps lui seul est plongé dans l'eau; mais l'effet en est tout spirituel, puisqu'il nous affranchit du péché."

VIII. Le baptême et l'onction sont suivis d'une imposition des mains qui, elle, confère réellement le Saint Esprit. Tertullien joue alors sur l'imagerie du déluge, de la colombe après le baptême du Christ (et après le déluge). "C'est dans ce moment que l'Esprit de sainteté infinie quitte le sein du Père pour descendre avec plaisir sur une chair purifiée et bénie, et repose sur les eaux du baptême, comme s'il reconnaissait son ancien trône. Il descendit de même sur notre Seigneur sous la figure d'une colombe [...] De même quand le déluge eut lavé dans ses eaux l'antique iniquité, après le baptême du monde, si j'ose ainsi parler, la colombe, échappée de l'arche, et reparaissant ensuite avec un rameau d'olivier, vint annoncer à l'univers la pacification de la colère divine. On sait que parmi les nations l'olivier est le symbole de la paix. Par une disposition analogue, mais toute spirituelle, aussitôt que notre terre, c'est-à-dire aussitôt que la chair de l'homme sort du bain régénérateur, purifiée de ses souillures, le Saint-Esprit, céleste colombe qui descend d'en haut, comme jadis celle qui sortit de l'arche, figure de l'Eglise, vient à nous en nous apportant la paix de Dieu. Mais le monde, en péchant de nouveau, nous signale la différence du baptême et du déluge. Aussi le monde doit-il être purifié par le feu, de même que l'homme qui retombe dans le péché après sa régénération. Que l'avertissement nous profite!"

IX. Relève la Mer Rouge comme symbole de notre baptême : Israël est sauvé au travers de l'eau et son ennemi est défait en elle. Puis relève toutes les fois où l'eau apparait dans la vie du Seigneur (baptême, eau en vin, Pilate se lavant, eau sortant de son côté, etc.) pour montrer la noblesse de cette matière.

X. Argumente sur le fait que le baptême de Jean était tout humain, préparant à la repentance, qui est au pouvoir de l'homme. Il venait toutefois du ciel car Dieu l'avait prescrit. Il faudrait comprendre "pour la rémission des péchés" comme "préparant la rémission". S'appuie sur les Actes qui parle du rebaptême des disciples de Jean. L'Esprit ne pouvait être donné avant l'ascension donc Jean ne l'accordait par avec son baptême.

Si l'on est honnête, le baptême est pour notre purification, si l'on est hypocrite ou chancelant, le baptême est pour notre jugement (cf. Origène sur le même sujet et les travaux de Meredith Kline sur l'aspect jugement/salut).

XI. Jésus n'a pas baptisé en personne mais c'est tout comme car ses apôtres agissent en son nom. L'efficacité du baptême provient de sa passion et résurrection.

XII. Il faut être baptisé pour être sauvé. Argumente le fait que les apôtres ont été baptisé. Même s'ils ne l'avaient pas été, leur foi assure leur pardon puisqu'à elle est promise le salut.

XIII. Mais si donc la foi seule suffit, disent ses objecteurs, ne renverse-t-il pas la nécessité du baptême ? "« Si la foi suffit, le baptême n'est donc pas nécessaire? Abraham, qui n'avait été plongé dans aucune eau, devint agréable à Dieu sans autre sacrement que le sacrement de sa foi. »"

Oui certes, Abraham fut justifié par la foi seule, mais depuis la venue de Jésus, la foi seule ne suffit plus et il faut le baptême par dessus.

XIV. Paul n'a pas été envoyé pour baptiser doit se relativiser à son contexte : premièrement il dit lui-même qu'il a baptisé, deuxièmement il établit ici la primauté de la prédication et troisièmement il veut montrer qu'il ne s'accapare pas sous son nom les convertis.

XV. Semble s'opposer à la validité du baptême des hérétiques (le reste de l'histoire du dogme lui donnera tort). Réitère le propos de son traité sur la Pénitence (cf. [[20211213221142]] TERTULLIEN - De la Pénitence), à savoir qu'un chrétien ne peut plus pécher après le baptême : "Le véritable baptême ne se transmet que chez nous. Les hérétiques n'ont rien de commun avec notre discipline, puisque séparés de notre communion, ils ne sont plus que des étrangers. Je ne dois point reconnaître en eux ce qui n'appartient qu'à moi. Ils n'ont ni le même Dieu, ni le même Christ que nous; par conséquent, ils n'ont pas l'unité du baptême, puisque leur baptême diffère du nôtre. Ne l'ayant pas tel qu'il doit être, ils n'en ont aucun indubitablement. Impossible de compter ce que l'on n'a pas; impossible de le recevoir chez eux, puisqu'ils ne l'ont pas. Nous avons déjà exposé longuement cette matière dans un traité écrit en grec. Nous ne recevons donc qu'une fois le baptême. Nos péchés n'y sont lavés qu'une fois, parce que nous ne devons pas y retomber. Israël renouvelle tous les jours ses ablutions, parce qu'il se souille tous les jours. Le Chrétien n'est baptisé qu'une fois,|256pour l'avertir qu'après cela il ne doit plus pécher."

XVI. Tertullien admet un autre baptême pour ceux qui sont tombés du premier ou qui ne l'ont pas eu : le baptême du sang, qui est le martyre.

XVII. Le baptême doit être administré par l'évêque, ou par le prêtre, ou par un diacre et en cas d'urgence par un laïc.

Les femmes ne peuvent toutefois pas plus baptiser qu'enseigner : "L'indiscrète témérité de la femme a déjà usurpé le droit d'enseigner; ira-t-elle jusqu'à s'arroger celui de baptiser? Je ne le crois pas, à moins qu'il ne surgisse quelque nouveau monstre aussi hardi que le premier. Une femme détruisait tout à l'heure le baptême: pourquoi une autre femme n'irait-elle pas jusqu'à l'administrer de sa propre autorité? Essaieraient-elles de justifier leurs prétentions au pouvoir d'enseigner et de baptiser par un passage faussement attribué à Paul? Je leur apprendrais que cette épître est d'un prêtre d'Asie, qui, par admiration pour Paul, composa cette invention qu'il fit circuler sous le nom de l'Apôtre. Convaincu d'imposture, il avoua le crime et fut déposé. Quelle apparence, en effet, que Paul attribue aux femmes le pouvoir d'enseigner et de baptiser, quand il leur refuse le droit d'interroger en public: « Qu'elles se taisent, dit-il, et interrogent leurs maris en particulier! »"

XVIII. Conseille de ne pas baptiser trop promptement. Certes Philippe baptisa vite l'eunuque, mais les circonstances étaient exceptionnelles. De même pour Paul. Arrive donc le fameux passage où il conseille de retarder le baptême des enfants. Certes, Christ dit de ne pas les empêcher de venir... mais qu'ils attendent de ne plus être enfants pour venir ! Voici les arguments qu'il avance pour conseiller de retarder :
1. Ils sont innocents et purs, leur appliquer le signe de la purification est donc incongru (négation du péché originel) ;
2. Ils peuvent mourir avant d'avoir pu vivre ce que signifie le baptême ;
4. Leurs mauvaises dispositions pourraient faire qu'ils déshonorent le baptême (et il n'y a pas de deuxième chance de salut, ou du moins pas de troisième) ;
5.Il est bon qu'ils aient pu connaître Jésus-Christ d'abord et demander le salut ;
6. On ne leur confie par les choses de la terre, ne leur confions pas ce trésor du ciel ;
7. Il vaut toujours mieux retarder que hâter le baptême : "Si l'on comprenait bien quel est le fardeau du baptême, on craindrait plus de le recevoir que de le différer: la foi parfaite n'a rien à redouter pour le salut."

XIX. On peut baptiser tous les jours de l'année, mais on privilégie les jours de Pâques et Pentecôte. Ébauche d'une distinction entre régularité et validité (?) : "Toutes les heures, tous les temps sont propres au baptême; si la solennité importe, la grâce du sacrement ne diffère pas."

XX. On doit se préparer au baptême par des prières, des jeunes, des génuflexions et d'autres humiliations.

Conclut en demandant que l'on prie pour lui : ". Je vous demande une seule grâce à mon tour : souvenez-vous dans vos prières de Tertullien le pécheur."

# Remarques
1) Le baptême s'accompagne d'une profession de foi (de la part du baptisé, vraisemblablement) et d'une promesse du salut (de la part de Dieu) qui se porte garant du baptême. Ce double aspect est largement repris tout au long de l'histoire du dogme et dans la théologie réformée (voir l'*Institution* de Calvin sur ce double aspect). L'imagerie de la nouvelle naissance/régénération aussi. Le reste de l'histoire fournira bien des débats à ce sujet : Quel sens à "régénération" ? Comment le baptême cause-t-il la régénération ? Peut-on être régénéré avant ou après le baptême ? Est-ce l'exception ou la règle ? Quoi qu'il en soit, bien qu'au sens strict il soit erroné de dire que le baptême est cause instrumentale de la régénération qu'il opèrerait *ex operato*, les positions qui tendent à distancer tellement l'un de l'autre que le baptême ne serait qu'une belle (et forte) image de la régénération semblent insatisfaisantes pour faire justice à l'imagerie biblique. Les travaux de Meredith Kline sur les rites de mise à l'épreuve, comme il le suggère lui-même, ainsi que les remarques de James Packer sur le sens de "régénération" chez les pères apostoliques, éclairent grandement les textes de ce genre et permettent d'en distinguer une théologie plus saine qu'au premier abord. On sera frappé de la forme tout-à-fait similaire que prennent les liturgies réformées comme celle de Bucer lors des baptêmes. C'est la prière de Bucer qui fût lue lors du baptême de nos deux enfants.
- La notion que le baptême est une promesse de la part de Dieu, ou plutôt le sceau de sa promesse, justifie que celui-ci s'applique personnellement aux enfants de croyants, en ce que la promesse précède la foi.
- Le fait qu'il soit signe d'une profession de foi justifie aussi que le converti le reçoive.
- La circoncision avait aussi ce double aspect : de la part d'Abraham, c'était obéissance et foi en action. De la part de Dieu, c'était gage de sa promesse et alliance. La responsabilité d'Abraham impliquait, en tant que chef de famille, de soumettre non seulement sa personne mais encore toute son *oikos* au chef de l'alliance. En effet, Dieu adopte la forme des traités de suzerains-vassaux, dans lesquels non seulement le vassal mais encore tout ce sur quoi il a autorité est soumis au suzerain.
- Le fait que ce soit Dieu son garant justifie qu'il ne faille jamais le répéter, comme si nous étions incrédules de sa garantie.
2) Sur l'interprétation allégorique : "Ce navire, au reste, était la figure de l'Eglise qui est battue par les tempêtes de la persécution et de la tentation sur la mer de ce monde, tandis que le Seigneur semble s'endormir dans sa patience, jusqu'à ce que, réveillé enfin par les prières des justes, il apaise à ce dernier jour la fureur du siècle et rende le calme à ses serviteurs." (XII.)
3) Sur le "pastorat féminin" : "L'indiscrète témérité de la femme a déjà usurpé le droit d'enseigner; ira-t-elle jusqu'à s'arroger celui de baptiser? Je ne le crois pas, à moins qu'il ne surgisse quelque nouveau monstre aussi hardi que le premier. Une femme détruisait tout à l'heure le baptême: pourquoi une autre femme n'irait-elle pas jusqu'à l'administrer de sa propre autorité? Essaieraient-elles de justifier leurs prétentions au pouvoir d'enseigner et de baptiser par un passage faussement attribué à Paul? Je leur apprendrais que cette épître est d'un prêtre d'Asie, qui, par admiration pour Paul, composa cette invention qu'il fit circuler sous le nom de l'Apôtre. Convaincu d'imposture, il avoua le crime et fut déposé. Quelle apparence, en effet, que Paul attribue aux femmes le pouvoir d'enseigner et de baptiser, quand il leur refuse le droit d'interroger en public: « Qu'elles se taisent, dit-il, et interrogent leurs maris en particulier! »" (XVII.)
Profile Image for Brian.
184 reviews5 followers
October 16, 2017
At times it is difficult to understand ancient texts such as this one. There are definitely some confusing points. But, this is the first writing in the post-apostolic era about baptism. It gives us a window into the belief of the early church. Tertullian definitely believes in the importance of baptism. But also clearly states that it does not bring salvation.
Profile Image for Jacob London.
181 reviews8 followers
January 16, 2019
There is some gold in here, but you have to read a lot of garbage to get there. Yet, its value is not so much in its content but in its place in Christian history.
Profile Image for M..
738 reviews157 followers
March 30, 2021
Okay, so technically Tertullian isn't a Church Father, but I'm using this term as a catch all for early Church apologists-writers. Tertullian did stray away from the faith, to a spiritualist extreme. Here he denounces Cainites, a sect led by a woman whom he will not name but compare to vipers at every chance (and very fortunate, since that's the shape of the tempter).

The text is rich in allegory and brief enough to understand. A few times, he derails considerably from the custom of the faith by getting into the controversy of whether the Acts of St. Paul and Thecla are authentic Christian teaching, and he attributes it to a bishop who was removed from his office upon promoting the novel idea that women would be able to teach and baptize.

I understand and abide by the rule that women can't be ordained priests, but it's my understanding that canon 861, paragraph 2, which obviously wasn't compiled in the times of the writer doesn't forbid a woman to baptize. In case of emergency, the Latin reads "quilibet homo debita intentione", which would roughly translate to "any person with the right intention", and doesn't specify sex since 'homo' stands for man in the 'human sense', encompassing both sexes.

I also was surprised on his idea of delaying the baptism of children, arguing that it would be better for them to know what they were asking for, since life expectancy was so low by then and he argues it's the only sure way of salvation and to be reborn.

Otherwise I liked some of his counterarguments against those who argue that baptism is somewhat unnecessary and unbinding and go at lenghts, even as far as quoting Abraham... his interpretation of both child baptism and fire baptism sure differ from Origen, but it's always good to know that diverse perspective. Let it be reminded, though, that much of Origen's bad rap was postmortem, hearsay and distortion of his actual teachings, Tertullian did die outside the Church.
Profile Image for Matthew Loller.
32 reviews1 follower
October 31, 2024
This is more a product of its time than a timeless work for us to gather truth from. Tertullian sought to rebut the Gnostics who said Christians ought not be baptized because the physical world (including water itself) is evil. His exegesis then is filled with attempts to show God's favor of water, but I would say his treatment of the Scriptures goes a step too far in reading baptism into texts that do not speak of it. This results in a sloppy exposition of the Scriptures that is more eisegesis (reading meaning INTO the text) than it is exegesis (reading meaning FROM the text). Nonetheless, this little treatise is an interesting piece of history. Tertullian's view of baptism is quite nuanced. He believes in baptism as an objective sacrament which "washes away sins," meaning he believes the waters themselves to be effective and not just symbolic. Thus, he speaks boldly "of the necessity of baptism to salvation." Yet, he also says that there are those who reject baptism whose faith is "untried though probable." He later speaks of those who are faithful to Christ and yet await baptism, saying, "sound faith is secure of salvation." He also speaks against the baptism of infants, "Let them know how to ask for salvation." All this to point out that while Tertullian is not a Zwinglian (symbolic view of baptism), neither does he affirm an ex opere operato view (from Latin, lit. "from the work performed," meaning baptism confers grace by virtue of the action itself). According to Tertullian, baptism is an effective "seal" which clothes "bare faith," and it is that faith which secures the washing away of sins. Again, while this is far from the Zwinglian view of the sacraments, Tertullian's treatise does demonstrate that the history of the church contains disagreements and disunion on a number of theological issues, and the current views within churches such as the RCC or EOC have not been passed down from the apostles but have evolved over time.
Profile Image for Daniel Kleven.
734 reviews29 followers
January 26, 2021
Great early (200 AD) treatise on baptism. Tertullian has a great biblical theology of water and the various Old Testament types of baptism (creation, flood, exodus, etc.). He's also a crystal clear proponent of "believer's baptism" (as opposed to infant baptism) as seen in §18. This book isn't too long and is well worth the read.
Profile Image for Kristopher.
19 reviews
April 18, 2019
Interesting read.

This is an interesting read about baptism. There is evidence of theology based on the Catholic teachings which are evident in his writing. But it is interesting to see how his convictions on baptism took his beliefs to the opposite extreme.
Profile Image for Noah McMillen.
272 reviews3 followers
August 5, 2020
Tertullian’s view of baptism is extremely interesting and differs from the majority of modern views. He posits a believer’s baptism that is necessary for salvation in a sense - but not absolutely necessary - and that confers the forgiveness of sins, grace, and the promise of the Holy Spirit in a mystical way through the water.

“a man is dipped in water, and amid the utterance of some few words, is sprinkled, and then rises again, not much (or not at all) the cleaner, the consequent attainment of eternity is esteemed the more incredible [...] Is it not wonderful, too, that death should be washed away by bathing?”

“God has made the material substance which He has disposed throughout all His products and works, obey Him also in His own peculiar sacraments; that the material substance which governs terrestrial life acts as agent likewise in the celestial.”

“Therefore, after the waters have been in a manner endued with medicinal virtue through the intervention of the angel, the spirit is corporeally washed in the waters, and the flesh is in the same spiritually cleansed.”

“Not that in the waters we obtain the Holy Spirit; but in the water, under (the witness of) the angel, we are cleansed, and prepared for the Holy Spirit. In this case also a type has preceded; for thus was John beforehand the Lord’s forerunner, ‘preparing His ways.’Thus, too, does the angel, the witness of baptism, ‘make the paths straight’ for the Holy Spirit, who is about to come upon us, by the washing away of sins, which faith, sealed in (the name of) the Father, and the Son, and the Holy Spirit, obtains.”

“John himself professes that the celestial things are not his, but Christ’s, by saying, ‘He who is from the earth speaketh concerning the earth; He who comes from the realms above is above all;’ and again, by saying that he ‘baptized in repentance only, but that One would shortly come who would baptize in the Spirit and fire;’—of course because true and stable faith is baptized with water, unto salvation; pretended and weak faith is baptized with fire, unto judgment.”

“And so they say, ‘Baptism is not necessary for them to whom faith is sufficient; for withal, Abraham pleased God by a sacrament of no water, but of faith.’ But in all cases it is the later things which have a conclusive force, and the subsequent which prevail over the antecedent. Grant that, in days gone by, there was salvation by means of bare faith, before the passion and resurrection of the Lord. But now that faith has been enlarged, and is become a faith which believes in His nativity, passion, and resurrection, there has been an amplification added to the sacrament, viz., the sealing act of baptism; the clothing, in some sense, of the faith which before was bare, and which cannot exist now without its proper law.”

“These two baptisms He sent out from the wound in His pierced side, in order that they who believed in His blood might be bathed with the water; they who had been bathed in the water might likewise drink the blood. This is the baptism which both stands in lieu of the fontal bathing when that has not been received, and restores it when lost.”

“Beside these, even laymen have the right [to baptize]; for what is equally received can be equally given. Unless bishops, or priests, or deacons, be on the spot”

“And so, according to the circumstances and disposition, and even age, of each individual, the delay of baptism is preferable; principally, however, in the case of little children. For why is it necessary—if (baptism itself) is not so necessary—that the sponsors likewise should be thrust into danger? Who both themselves, by reason of mortality, may fail to fulfil their promises, and may be disappointed by the development of an evil disposition, in those for whom they stood? [...] let them become Christians when they have become able to know Christ.  Why does the innocent period of life hasten to the ‘remission of sins?’”
3 reviews
November 23, 2022
Tertullian’s “On Baptism” was the first treatise written on Christian baptism and it continues to be commonly referenced in discussions of baptism today. It is reasonably short but it is not a trivial read. It is very information dense so it should be read slowly. In the first part, Tertullian discussed the mystery of baptism. For instance, he expounded on the idea that water could effect such great things as baptism does. He then linked a variety of biblical stories and ideas, such as John’s baptism and God hovering over the water in Genesis 1, to baptism typologically. He then transitioned to the second part, a description of the effects of baptism. He showed how baptism is necessary for salvation and debunked 3 arguments against its necessity. The three arguments were that Jesus did not personally baptism, that St. Paul said he had not been sent to baptize, and that Abraham pleased God without being baptized. Tertullian then explained his position on the baptism of heretics. He gave arguments that their baptisms were invalid. In that point he disagreed with the eventual position of the Church. He then discussed that baptism of blood, the ministers of baptism, and procedure for the one being baptized. Chapter 18, however, is perhaps the most interesting in the treatise. The third to last chapter of the treatise, chapter 18 has been the center of many arguments opposing infant baptism. In chapter 18, Tertullian proposed that the baptism of infants should be deferred until they are older, perhaps until they are married. Prima facia, this seems like a strong historical argument for credo baptism. However, a non-superficial reading of the text will correct this misconception. First, Tertullian clearly thinks that infant baptism is valid. In other words, he believes that the baptism of infants, similar to the baptism of adults, regenerates. The framework of baptismal regeneration is not one many credo-baptists are operating within, so his reasoning will naturally be different. Second, Tertullian’s argument against infant baptism has nothing to do with the idea that an infant cannot choose to be baptized. Rather, his argument is that it is better to defer baptism so that it absolves the maximum number of serious sins. Therefore, it is obvious that Tertullian is not really a proponent of modern credo-baptism. Similarly, Tertullian does not really oppose infant baptism, except for expediency’s sake.

“On Baptism” is very much worth reading. It is critical to understanding modern baptismal debates. Although Tertullian differed from the church is some areas, he provided a striking example of baptismal regeneration in the early church. It is overall an enjoyable and worthwhile read.
Profile Image for Jackson Posey.
45 reviews4 followers
July 5, 2025
“For what does it behoove divine works to be in their quality, except that they be above all wonder? We also ourselves wonder, but it is because we believe. Incredulity, on the other hand, wonders, but does not believe: for the simple acts it wonders at, as if they were vain; the grand results, as if they were impossible.” (cf. 1 Corinthians 1:25)

Fantastic early treatment of the type, practice, and solemnity of baptism from (what appears to be) a very early credobaptist. Well worth the read, especially for those considering performing or receiving baptism. The 1885 translation was mostly readable, though a few words – obsequies? afflatus? – felt archaic. Overall, an enjoyable, thought-provoking read. I’ll be back for more Tertullian. Five stars.

“For the darkness was total thus far [in Genesis 1], shapeless, without the ornament of stars; and the abyss gloomy; and the earth unfurnished; and the heaven unwrought: water alone — always a perfect, gladsome, simple material substance, pure in itself — supplied a worthy vehicle to God. … ‘the waters​‘ were the first to receive the precept, ​‘to bring forth living creatures.’ Water was the first to produce that which had life, that it might be no wonder in baptism if waters know how to give life.”
Profile Image for Etienne OMNES.
303 reviews14 followers
May 11, 2018
Un jour, un homme de la secte des caïnites osa remettre en cause le baptême chretien. Tertullien decida alors de le défendre.

Il s'agit du plus ancien traité jamais écrit rien que sur le sujet, et son témoignage mérite d'être écouté rien que pour cela.

On y trouvera une vision d'un baptême spirituellement efficace, sacramentel. Presque la seule façon sûre d'être pardonné. Il doit être accompagné de jeûnes, de prières, de regrets intenses de la vie passée. Lisez donc par vous même pour avoir les détails, le traité ne fait qu'une quarantaine de pages.

Les derniers chapitres sont particulièrement intéressants, car ils parlent des aspects pratiques du baptême. On y découvre ainsi que même les baptêmes d'adulte se font par aspersion, qu'ils concentraient les baptêmes à Pâques et Pentecôte -sans forcément se limiter à ces deux jours. On y découvre que si les évêques et les prêtres ont la préséance pour accomplir les baptêmes, à l'époque de Tertullien il était possible pour tout croyant de les faire.

Bref, une lecture qui attise la curiosité
Profile Image for Jordan Carl.
143 reviews3 followers
February 20, 2021
A philosophical, biblical theological, and exegetical defense of Christian baptism. Of note, he argues against baptism of infants and recommends waiting until they are able to “express their faith”. I also particularly enjoyed his biblical theological treatment of water in scripture. I would argue he also speaks against an ex opere operato understanding of baptism.
Profile Image for Max Davis.
35 reviews
April 23, 2025
Tertullian's early assessment of the Church's views on baptism is a very interesting book to digest. Tertullian's strong conviction to the adherence of the Church to scriptures is encouraging and gives a weight to his words that only come when trying to stick strictly to what the scriptures have for us.
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