Une anthropologie de la ligne, délicate et passionnante, s’adressant à tous les créatifs, les curieux et les marcheurs, qui n’en finissent plus de tracer des lignes.
Où qu’ils aillent et quoi qu’ils fassent, les hommes tracent des lignes – marcher, écrire, dessiner, tisser, etc. De la calligraphie chinoise aux tissus amérindiens en passant par l’architecture contemporaine, Tim Ingold analyse la présence de ces lignes dans l’activité humaine quotidienne et les divises en deux genres – les traces et les fils –, capables de fusionner ou de se transformer en surfaces et en motifs.
Dans cette perspective anthropologique, il démontre surtout comment l’Occident a progressivement changé le cours de la ligne, celle-ci perdant peu à peu le lien qui l’unissait au geste et à sa trace pour tendre vers l’idéal de la modernité : la ligne droite.
On n’en finit jamais de tracer des lignes, car quelque soit l’endroit où l’on va, on peut toujours aller plus loin.
Professeur d’anthropologie sociale à l’université d’Aberdeen, Tim Ingold est l’auteur de Marcher avec les dragons (Zones sensibles, 2013), disponible chez Points.
Tim Ingold (born 1948) is a British social anthropologist, currently Chair of Social Anthropology at the University of Aberdeen. He was educated at Leighton Park School and Cambridge University. He is a fellow of the British Academy and of the Royal Society of Edinburgh. His bibliography includes The Perception of the Environment: Essays in Livelihood, Dwelling and Skill, Routledge, 2000, which is a collection of essays, some of which had been published earlier.