Au XII et XIIIe siècle, l’Europe vivra une période de croissance agraire grace à un climat plus favorable comme on appellera « petit optimum médiéval » (hivers moins rigoureux et moins humides). La production agricole augmente mais est à remettre en perspective. Certes les rendements augmentent dans certaines régions, dus à de nouvelles techniques agricoles modernes comme des labours plus fréquents au cours de l’année, mais le rendement moyen n’augmente que très légèrement. L’augmentation de la production est due à une surface cultivée plus importante suite aux défrichements et à l’assèchement des marais. Cependant, ces terres ne sont pas les plus fertiles et n’augmentent que superficiellement la production. La hausse de cette dernière fait reculer les famines et favorise le développement démographiquement. La France compte environ 5 millions d’habitants en 1000 contre 9,2M en 1200. Les sociétés font déjà face à des problèmes environnementaux. La pollution des cours d’eau et des champs est due à l’activité humaine. Dans les villes, les animaux morts, les boucheries et les tanneries polluent les rues et finissent dans les cours d’eau réduisant le nombre de poissons. La métallurgie et l’extraction minière polluent les champs aux métaux lourds comme le plomb. De plus, un arrêté du roi au XIIIe siècle instaure un quota de pêche de poissons dans certains cours d’eau car la surpêche à réduit fortement les populations.
Je suis un peu perplexe à la lecture de ce livre car je n’arrive pas à saisir l’idée générale que les auteurs veulent faire passer. En effet, le fait qu’il s’agit d’un auteur pour chaque chapitre, l’histoire s’égare et il n’y a pas beaucoup de continuité entre ces derniers. Le livre est donc plus compliqué à suivre et trop de choses et de pays sont passés en revue sans que l’on puisse y voir clair. Cependant, cette partie du Moyen Âge rompt définitivement avec le monde romain et voit un autre acteur arrivé qui est l’Islam face à l’Europe chrétienne.
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