« Grandir à deux donne confiance. On partage tout, sans craindre le manque. Quand l’un défaille, l’autre prend le relais. Quand le second se perd, le premier l’aide à se retrouver. Dans ce lit d’hôpital, seule désormais, j’en fais le décompte. À deux, fille et garçon, j’étais au complet. »
Camille Kouchner est docteure en droit, maîtresse de conférences à l’Université. Elle est l’autrice de La Familia grande , publié aux Éditions du Seuil en 2021. Immortels est son premier roman.
un livre où il est écrit la phrase "Une licorne, ravie par la norme" dans un passage où il est question de cancer et où l'on essaye de nous tirer les larmes en nous parlant de division cellulaire et du temps qui passe. un livre qui en soi charrie beaucoup de bonnes intentions etc. mais c'est vrai que quand on lit que l'autrice a voulu "mettre en avant la parole des quinquagénaires qui sont une génération oubliée que personne n'écoute ni n'entend alors que les vingtenaires trentenaires d'une part et les boomers d'autre part ont accès aux spotlights" je n'invente rien elle l'a dit dans la presse allez chercher, bref, bref, quand on sait ça, j'avoue que j'ai du mal à être indulgente avec ce qui est globalement un roman aride, où tout semble devoir s'appuyer sur de la grande truelle sociologico-politique pour pouvoir être avancé (je vous jure, je n'ai pas besoin de savoir pour qui votent chacun des personnages de ce livre) où l'émotion n'est jamais que conceptuelle et alourdie de 25 compléments du nom et autres adjectifs redondants ("malheureuses et fondatrices. libres et violentes. anarchiques et convulsives.") (nous sommes deux et différents. éloignés. pervertis aussi.") ("exigeant, bougon, chiant, mais loyal et intelligent") ("nous consoler de la douceur qui disparaissait... cette eau dans la gorge, cet engloutissement, ce bourdonnement dans les oreilles, ce bruit de fond incessant")... l'énumération is enumerating and i would have liked some action instead. c'est mon gros problème avec les livres qui ne sont qu'un regard vers le passé et en soi ne racontent rien du présent si ce n'est l'instant figé depuis lequel a lieu la réminiscence. à moins de situer un gros désir d'intrigue dans le passé (et de bien le faire pour ne pas en désamorcer la tension)... eh bien on s'ennuie.
les liens amicaux mis à rude épreuve, le cocon familial détruit, l’in.ceste, bref, des thèmes qui me touchent particulièrement… et une plume majestueuse, imbibée d’amour de l’autre
Je sais pas. D'un côté j'ai aimé et je sais pas pourquoi. L'écriture sûrement. De l'autre côté, j'ai pas aimé et je sais pas pourquoi. J'en garderai pas souvenir quoi...
Deux étoiles parce que c’est intéressant d’un point de vue purement sociologique et féministe. Mais niveau littéraire c’est assez faible (phrases courtes, tres répétitives, bcp d’adjectifs etc) et on reste globalement sur des problèmes de gosses de riches. Alors ok c’est triste mais j’ai du mal à m’appitoyer sur des gamins élevés dans la grande bourgeoisie parisienne et qui vivent des grandes crises existentielles avant de sombrer dans la drogue...
Grandir à deux donne confiance. On partage tout, sans craindre le manque. Quand l’un défaille, l’autre prend le relais. Quand le second se perd, le premier l’aide à se retrouver. Dans ce lit d’hôpital, seule désormais, j’en fais le décompte. À deux, fille et garçon, j’étais au complet.
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IMMORTELS est l’histoire de K et de Ben. Ils ne sont pas du même sang mais grandiront ensemble. Nés dans les années 70, ils vont évoluer dans une époque de grands changements en France avec les mouvements sociaux en luttes permanentes et l’arrivée du socialisme au pouvoir.
Ces enfants seront éduqués dans des familles aux convenances très libres et ouvertes. Leurs deux mères féministes et militantes et leurs pères absents voire démissionnaires, ils seront marqués à vie par cette éducation hors norme que leurs parents leur imposeront. K et Ben, frère-sœur, ami-amie, amoureux-amoureuse… Qu’importe, ils sont K et Ben, une union, une osmose qui sera brisée au moment de l’adolescence et lorsque qu’un événement des plus tragiques viendra redistribuer les cartes du Destin…
Camille Kouchner nous offre avec ce roman une très belle histoire entre deux êtres liés à jamais pour avoir vécu au sein de cet univers familial surprenant mais qui vivront un amour pur et éternel malgré les distances et le temps.
Ce récit, lu ici avec tendresse et finesse par la douce Isabelle Carré, nous démontre l’immense impact de l’éducation apportée aux enfants même des années plus tard.
J’ai été interloqué par les mots et les actes parfois durs et difficiles de la part des parents de K et Ben. Exprimer leurs convictions voire les imposer à des individus encore si jeunes m’est apparu comme extrêmement dévastateur pour ces futurs adultes.
La vie de K et Ben est relatée avec une grande intelligence, au texte fort et touchant et aux personnages terriblement attachants. Des tranches de vie d’un temps révolu mais où tout a changé.
Une plongée dans les sentiments purs et intemporels, où l’amour frôle l’amitié. Où l’esprit de deux ne font que le cœur d’un seul.
Premier roman très réussi, on plonge en profondeur dans les souvenirs d’une femme atteinte d’un cancer. Tous les traumatismes d’une éducation voulue sans cadre, libérée, refont surface. L’éducation de pères absents, de mères féministes qui en oublient d’éduquer leurs filles.. et les conséquences sur l’enfance et une vie de lutte et survie.
I fell in love with Camille Kouchner's previous book "La familia grande", which was an absolutely devastating, incredibly well written read, but i was very disappointed by Immortels. I couldn't connect to the story and the writing was almost too surreal for my tastes. There is no story to follow per se, which was a bit of a problem for me since I couldn't appreciate the writing.
Lecture simple, entrainante, plutot poetique. Tres belle reflexion sur les environnements de croissance, la fameuse experience des "jumeaux identiques" pour en deduire l'impact de notre sociabilisation selon le genre; mais aussi sur cette periode de feminisme "pick me" favorisant une soi-disant liberation sexuelle, encore et toujours au profit des hommes.
C’est rare que le style d’écriture me déplaise au point d’oublier tout le reste. C’était le cas ici. Les nombreuses phrases très courtes rendaient ma lecture désagréable. Et j’avais toujours l’impression qu’on n’allait pas au bout des idées.
Une histoire d’une amitié sans limites mais en même temps des vies un peu ratées avec des mères bizarres et des pères inexistants. Une lecture délicieuse.
Somme toute un récit familial intéressant qui aborde des thèmes similaires à sa première oeuvre. Mais la prose est inhabile; pleine de verbiage et d’hyperboles inutiles qui alourdissent la lecture.