Six cents ans après la chute de l’Empire des Généticiens, terrassé par le rêve éphémère de l’Alliance Azure, des nations moribondes se disputent les ressources du dernier refuge de l’humanité : l’océan. Dans les ténèbres des profondeurs s’étendent des cités fantastiques issues de sciences défiant l’imagination, mais aussi des amas de structures et de modules vieillissants dans lesquels les populations tentent de survivre à un univers qui leur est totalement hostile.
Perdue en plein milieu du pôle maritime d’inaccessibilité du Gyre du Pacifique Sud, la Station Internationale Nemo est une oasis de lumière dans les abysses insondables de l’océan que l’Organisation des États Sous-Marins a décidé de démanteler. Mais ce qui devait être une mission de routine s’avère beaucoup plus périlleux que prévu.
Entre les installations délabrées qui menacent de s’effondrer à tout moment sous l’effet de la pression, le manque de ressources vitales et l’absence de plus en plus inquiétante de tout navire de ravitaillement, l’équipe envoyée sur place se retrouve contrainte de lutter pour survivre… sans se douter que, dans l’obscurité des abîmes, se tapissent bien d’autres dangers.
CYCLE AZURE : POINT NÉMO | CRÉPUSCULE | ÉQUINOXE
« Brillant et complexe, ce monde post-apocalyptique s’étale à la manière de Dune sur plusieurs milliers d’années » C’est plus que de la SF
J’ai particulièrement aimé le tome 1 sur la station Nemo, un peu moins les tomes suivants, qui se passent largement dans un seul sous-marin, et les stations décrites.
Gros point fort : le worldbuilding. Pas étonnant qu’il y ait toute une dimension jeu de rôle à la base de ces livres, ça se sent. C’est bien creusé, bien pensé, et ça m’a beaucoup plus. Malheureusement en seul petit cycle, on n’a pas le temps de tout voir, ou alors parfois trop vite.
Les personnages principaux récurrents semblent justement sortis tout droit d’un jeu de rôle, chacun est unique en son genre, mais peut-être un peu trop.
Je me suis surtout attachée aux personnages du tome 1 qui ne poursuivent pas l’aventure dans les autres tomes, c’est dommage. Ils étaient tout aussi intéressants que la clique de Phébur. Pas forcément besoin d’être un technohybride pour porter une histoire (mais être un cyborg quasi immortel aide, c’est vrai).
Certains personnages étaient êtres intéressants, et même attachants, comme Victor, Karl, Olympe, Grâce, Guppy, même Mallard… et d’autres ne m’ont fait ni chaud ni froid, comme Phébur et Allya.
J’ai beaucoup aimé le personnage de Len, qui d’après ce que j’ai compris, apparaît dans d’autres cycles de Polaris (comme Mallard a priori).
D’ailleurs, j’ai eu la nette impression que le tome 3 spoilait pas mal les autres cycles sur ces personnages… bon, ça tenait dans des paragraphes, et ce sera vite oublié d’ici que je les lise. Le clin d’œil plairait certainement à ceux qui lisent Polaris dans l’ordre chronologique.
Je m’attendais à ce qu’il y ait beaucoup de monstres marins, mais au final pas tant que ça. C’est surtout l’aspect pirate qui est présent au final.
Un bon livre à lire pendant les chaudes journées d’été, ou au bord de la plage. Je continuerai à explorer le monde de Polaris, en lecture ou en JDR, avec plaisir.
Merci encore aux éditions Leha qui m’ont permis de gagner ce livre lors d’un concours sur Instagram. Je leur souhaite du succès pour ce livre atypique et son monde original … écrit par un français ! Comme quoi chez nous aussi on peut écrire ça !
Excellent livre que j'ai adoré et dévoré dans un univers riche, bien construit et savant ! Je n'y trouve qu'un seul défaut qui découle de sa richesse : on reste sur sa fin. Non seulement la résolution m'a semblé un peu précipitée au regard de la lenteur (volontaire et appréciée) de l'intrigue mais surtout, on a l'impression que beaucoup d'éléments n'ont pas trouvé de réponse. J'espère qu'il y aura une suite et qu'elle me donnera tort ! je la lirai !