L’homme blanc, c’est Kolia, né dans les monts K. en Sibérie orientale, élevé dans les prisons de Staline. Là-bas, enfant encore illettré s’habituant à la faim et au froid, il fait la rencontre de Iossif, un prisonnier originaire d’Europe de l’Ouest qui le prend en charge et lui donnera le goût de l’art, du français, du monde libre.
Her debut novel L'homme blanc, published in 2010, won the 2010 Grand prix du livre de Montréal,[2] the Governor General's Award for French-language fiction at the 2011 Governor General's Awards,[3] and the 2011 edition of Le Combat des livres.
Leblanc studied at the Université Laval and the Université de Montréal, and worked as an editor with Éditions Leméac in Montreal before publishing L'homme blanc.[2] Following the novel's commercial and award success, a revised edition was published in France in 2011 under the title Kolia.
Her second novel, Malabourg, was published in 2014. Malabourg was translated into English with the title "The Lake".
« L’homme blanc » de Perrine Leblanc est un véritable tour de force qui transpose « Le tambour » de Günter Grass en Russie. Le roman de Grass décrit le parcours des gens nés dans le Troisième Reich qui ont dû s’adapter à la vie dans l’Allemagne de l’Ouest après la guerre. Leblanc nous donne l’histoire des gens nés sous Staline qui ont vu par la suite la déstalinisation, la Perestroika et la fin de l’URSS. Les protagonistes des deux romans à la fin se sentent très mal dans leurs peaux dans leurs nouvelles sociétés. Pour souligner son thème d’adaptation psychologique, Leblanc commence son roman avec une citation du grand poète Russe, Ossip Mandelstam : « Ne compare pas; le vivant ne se comparent pas. » L’héros de Leblanc va justement toujours comparer son présent avec son passé. Par conséquent il va vivre très mal. « L’homme blanc » qui raconte 58 ans d’histoire de la Russie/L’URSS se divise en quatre parties. La première partie commence avec la naissance de son protagoniste Kolia en 1937 dans un camp de travail en Sibérie. Kolia perd rapidement ses deux parents. Un prisonnier mystérieux Iossif devient son protecteur et un père suppléant. En 1952, Iossif disparait. Staline meurt en 1953. Kolia est libéré l’année après et part rejoindre Tania la sœur d’Iossif à Moscou. La première partie s’achève. La deuxième partie débute en 1961. Kolia est ouvrier mais il adore le Cirque. Il réussit le concours qui le permet de rentrer dans l’école de Clown. Il aura une carrière brillante en tant que troisième membre du célèbre « duo » Bounine composé de Pavel Petrov et Ilia Bounine. Tania lui apprend qu’Iossif n’est pas mort dans le camp et vit possiblement en Roumanie. Petrov meurt ce qui un très dur coup pour Kolia. Gorbatchev fait son entrée sur la scène politique. La deuxième partie prend fin. Dans la troisième partie, Kolia s’adapte très mal à la Perestroika. Il devient pickpocket, se fait arrêter et subit une deuxième incarcération en Sibérie. Il ne reprendra jamais sa carrière de clown. Bounine son deuxième collaborateur meurt en 1991 l’année ou le putsch militaire renverse Gorbatchev ce qui met fin à l’URSS. La troisième partie se termine. La quatrième partie commence avec l’avertissement de Mandelstam : « Ne compare pas; le vivant ne se comparent pas. » Le lecteur comprend que Kolia n’est apte à vivre dans le présent. Il pense toujours à Iossif son père spirituel. Tania t lui écrit pour lui dire qu’elle venait d’apprendre qu’Iossif a bel et bien fui en Roumanie mais qu’il y est mort en 1954 dans des circonstances obscures. Kolia se rend en Roumanie où il n’apprend rien de plus sur la mort d’Iossif. Kolia visite la fosse commune où on l’a probablement enterré Iossif. Kolia rentre à quelque peu soulagé. C’est la fin du roman. « L’homme blanc » est très lugubre mais très bien écrit. Leblanc une Canadienne crée très bien l’ambiance russe. Quand on lit les passages qui décrivent la vie dans le camp de travail, on a l’impression que c’est Soljenitsyne qui écrit. Quand on lit la description de la vie sous le régime réformiste de Gorbatchev, on croit que c’est Svetlana Alexievich qui est l’auteur. Enfin c’est un jeu de passe-passe. Dans sa note à la fin du livre, Leblanc annonce : « Je n’ai jamais mis les pieds en URSS. » Elle ne dit pas cependant si elle a visité la Russie car d’après ses propres dires l’URSS a cessé d’exister en 1991.
Les mots me manquent pour vous dire à quel point j'ai détesté ce livre. On ne s'attache ni à l'histoire, qui est d'un ennui mortel, ni aux personnages. J'ai beaucoup de mal à comprendre les critiques qui se sont fait plutôt élogieuses à l'égard de ce roman...
Je ne sais pas trop à quoi je m’attendais, mais j’anticipais davantage de ce roman, maintes fois primé. Cela dit, rien de L’HOMME BLANC ne m’a déplu; rien ne m’a impressionné.
Je viens de finir la version audio de ce livre. Quelle belle narration de la part d’Emmanuel Schwartz. J’ai adoré l’histoire de Kolia qui a été élevé dans les prisons de la Sibérie au temps de Staline. L’autrice Perrine Leblanc a une très belle plume et j’ai hâte de la lire à son prochain livre.
J'ai été pronfondément déçue par ce livre pour lequel j'avais pas mal d'attentes vu les critiques. Mais c'est plutôt un grand "boff" pour moi... Personnages peu attachants et histoire assez ennuyante. Ça se lit bien malgré tout, c'est bien écrit mais sans plus!
Livre audio. Quelques jours après l’écoute de la lecture de L’homme blanc faite par l’incroyable Emmanuel Schwartz, j’ai encore en tête tout le plaisir que m’a procuré le formidable talent narratif de Perrine Leblanc qui nous emporte avec son souffle unique et saisissant. Coup de foudre ici.
Kolia, né et élevé dans les prisons de Staline, dans les montagnes orientales de Sibérie, est pris sous l’aile protectrice de Iossif, un prisonnier originaire de l’Europe de l’ouest. Cet homme, francophile et cultivé, lui donnera le goût de l’art, de la langue française et de la liberté. Libéré de la prison à la fin de son adolescence, Kolia passera toute sa vie à chercher Iossif, afin de lui témoigner sa reconnaissance… par le biais de cette quête, Perrine Leblanc nous fait très habilement vivre les étapes de l’évolution de l’empire russe, à partir de l’URSS des années ‘50 à la Pérestroïka en suivant Kolia qui réussit, tant bien que mal, à traverser l’histoire en gagnant sa pitance dans le domaine du cirque, comme « clown blanc »….c.a.d. le « clown triste ». Une oeuvre exigeante…..Mme Leblanc nous dit qu’elle y a consacré grand temps de fine recherche historique et beaucoup d’émotion. Cela se sent.
Comme plusieurs autres lecteurs je suis restée sur ma faim avec ce roman. J’ai aimé le style et l’histoire mais les motivations des personnages restent quelque peu mystérieuses et l’auteure n’explore pas vraiment leur vie intérieure. Dommage car avec un peu plus de profondeur ça aurait pu être un roman 4 étoiles.
Il faut noter que ce livre et le roman titré “Kolia” sont les mêmes.
Un chef d'oeuvre. Cette histoire d'un homme qui grandit dans un gulag et qui se construit une vie dans le cirque réussit à nous montrer de la tendresse dans des endroits très dûr. Je le recommande sans hésitation.
Ce livre me laisse assez perplexe... On suit un personnage durant toute sa vie, mais il semble n'y avoir aucune histoire en bout de ligne. J'ai été déçue par cette oeuvre maintes fois primée qui, au final, ne me semble pas digne d'intérêt. L'écriture de Perrine Leblanc est soignée, mais sans plus.
J'étais vraiment contente de mettre la main sur un roman qui se passe en Russie/Europe de l'Est. Je suis très intéressée par ces endroits et j'essaie justement de plus m'informer sur ceux-ci.
Malgré son «mutisme», je me suis attachée au personnage de Kolia. J'ai aimé le fil conducteur de l'histoire. Il ne se passe pas grands évenements d'action, pas vraiment de «revirements de situation». C'est un bon roman qui se lit rapidement, en regardant la neige dehors. La fin est très satisfaisante. Bravo Perrine.
La richesse et la rigueur de ce premier roman révèlent une maturité surprenante chez une si jeune écrivaine. Malgré une naissance et une enfance dans les camps en Sibérie, la chance semble être avec Kolia qui quittera la Sibérie pour se retrouver à Moscou ou il travaillera comme clown dans un cirque. Toute sa vie, il tentera de retrouver la trace de Iossof, l'homme qui s'est chargé de son éducation dans les camps. C'est une histoire captivante qui nous fait voyager à travers l'URSS post-Staline.
Enfin un roman sur un détenu sibérien qui ne sombre pas dans une déchéance sans nom. Et surtout sans envolées poétiques ampoulées inutiles, ni de lamentations continuelles. Si c'est gris et sec, c'est gris et sec. Bonne histoire bien racontée, sans fioritures inutiles. Les personnages sont attachants et vrais. Le héros est un héros du quotidien qui se bat pour survivre avec les moyens qu'il a et s'en tire assez bien. Une longue vie de russe bien arrosée même si on est très loin du style Limonovien
La vie - assez peu mouvementée somme toute - d'un clown russe né dans un goulag. Grands dieux, jamais je n'aurais acheté ce livre. Mais on me l'a offert et grosse surprise: le lire, c'était comme examiner une fine dentelle. Quelle écriture!
J'ai toujours pensé qu'une bonne histoire (scénario) valait mieux que de bons personnages (s'il faut choisir). Or, ce livre m'a fait changer d'idée. Ce changement étant assez fondamental, le livre mérite quatre étoiles.
Et puis, je suis vraiment impressionnée par l'imagination de cette auteure. C'est comme si elle avait vécu toute sa vie en Russie.
Beaucoup aimé ce livre écrit avec retenu. Perrine Leblanc est russophile c'est certain, tant dans le sujet que dans la façon de raconter. Kolia nait dans les années 20 dans en Sibérie, fils de deux prisonniers. Orphelins, il survit et est pris en charge par un prisonnier d'origine suisse qui lui enseigne l'écriture et la langue française. Kolia se retrouve seul et libre dans les années 50, vit à Moscou et au hasard des rencontres, il devient clown dans un cirque.
Une histoire sur la vie sous le régime communiste qui ne s'attarde pas sur l'aspect mélodramatique. Kolia est né dans un camp de concentration. Il grandit là-bas où il est "adopté" par un autre prisonnier qui lui enseignera à lire et aussi à parler français. Il sera libéré à l'adolescence et vivra éventuellement à Moscou où il travaillera dans une cirque. À travers la vie de Kolia, nous verrons le pays de Staline à Gorbatchev. Pas une vie politique, mais une vie d'homme de tous les jours.
J'avais beaucoup d'attentes, j'ai été déçue. Ça m'apprendra.
Après réflexion, j'ai décidé d'augmenter mon appréciation. Je n'ai pas forcément aimé ce livre à la première lecture, mais en discuter pendant notre club de lecture a été beaucoup plus intéressant. Comme quoi vocaliser ses impressions peut aider à mettre un peu d'ordre dans ses pensées...
Réflexions intéressantes, mais j'ai trouvé que le roman était un peu éparpillé, mal dosé par moments, j'aurais pris plus de certaines parties et moins de d'autres. L'auteure dit être passionnée par la Russie, mais on reste quand même dans les clichés et le déjà vu.
Très bien pour une auteure qui n'a jamais mis les pieds en Russie et qui en est à son premier roman. Il est léché, soigné... l'auteure travaille dans le monde de l'édition.