Dès les premiers chapitres, l’auteure nous précipite dans les traumatismes psychologiques d’un trio d’amis d’enfance à l’époque âgés de 12 ans et aujourd'hui, mariés et pères de famille, partagent deux secrets, rongés par la honte et la culpabilité. Victimes de dépression, de dépendance et trouble post-traumatique. Je n’en dis pas plus.
La structure du roman au scénario quasi cauchemardesque repose sur une alternance de courts chapitres associés à chacun des différents protagonistes.
Les trois couples contribuent à alimenter progressivement l’intensité dramatique du récit et à étaler les dommages collatéraux qui en découlent. Le tout est ponctué par des extraits d’entrevues en salle d’interrogatoire enclenchées à la suite de la réouverture du dossier d’une affaire non résolue en 2018, six ans plus tôt, un accident de la route au cours duquel un homme, Gilbert Delarue, a perdu la vie.
L'auteure met en scène des personnages déchirés. Son style efficace lui permet de développer de chapitre en chapitre leur profil psychologique et leur évolution jusqu’à la révélation de la vérité... ou d’une certaine vérité.
J’ai découvert assez rapidement l’objet de l’intrigue. Je suis restée un peu sur ma faim avec la clôture de l’enquête et la fermeture du dossier ainsi qu’avec la révélation que fait Samuel à son psychologue qui reste en plan.