Oran, 5 juillet 2018. Fête de l’indépendance en Algérie. Soltani, colonel dans l’anti-terrorisme, doit renoncer à profiter de ce jour férié : son supérieur l’a débusqué jusque chez sa maîtresse, où il se pensait injoignable. Car l’affaire est grave. Un ancien combattant du FLN, élément des services de renseignement et magnat du pouvoir algérien, a été retrouvé mutilé, égorgé. Dans une ville d’Oran schizophrène, entre quartiers historiques délabrés et nouveaux quartiers arrogants, ce roman déploie la noirceur d’une indépendance gangrénée par la corruption qui a tout d’une nouvelle colonisation, celle des pères et des héros.
عمارة لخوص روائي جزائري مقيم في إيطاليا يكتب باللغتين العربية والايطالية. من أعماله «البق والقرصان»، التي ترجمت إلى الايطالية، و»كيف ترضع من الذئبة دون أن تعضك»، التي أعاد كتابتها بالايطالية وحولت إلى فيلم سينمائي. حاز على جائزة فلايانو الأدبية الدولية وجائزة المكتبيين الجزائريين
Amara Lakhous was born in Algiers in 1970. He has a degree in philosophy from the University of Algiers and another in cultural anthropology from the University la Sapienza, Rome. He recently completed a Ph.D. thesis entitled “Living Islam as a Minority.” His first novel, Le cimici e il pirata (Bedbugs and the Pirate), was published in 1999. Clash of Civilizations Over an Elevator in Piazza Vittorio, winner of Italy’s prestigious Flaiano prize, is his second novel. He lives in Italy.
L'enquête policière est un bon prétexte pour nous immerger dans l'Histoire de l'Algérie depuis la décolonisation. L'enquête se passe sur une journée 5 juillet 2018 jour férié pour fêter l'indépendance mais la structure narrative intéressante est un pont qui permet au lecteur de parcourir 60 ans.
En fait 3,5 Intéressant pour la peinture de la situation algérienne actuelle et depuis la guerre d’Algérie. La partie enquête policière me semble plus être un prétexte.
Ce polar est un prétexte a passer en revue l'histoire de l'àlgerie depuis 55 en passant par la guerre d'indépendance le FIS et les différents coups d'État ( ou tentative). c'est passionnant. le polar, en lui meme, est moyen.
60 ans d’histoire de l’Algérie post-indépendance enrobés dans un polar. C’est excellent, et pas complaisant avec ceux qui ont confisqué l’indépendance et le pouvoir.
Amara Lakhous, l’auteur de « La Fertilité du mal », est un écrivain singulier qui navigue entre deux cultures, deux langues et deux univers littéraires. Né en Algérie en 1970, il a grandi dans un pays marqué par les séquelles de la guerre d’indépendance et les tensions politiques qui ont suivi. Cette expérience algérienne, avec ses blessures et ses contradictions, nourrit profondément son œuvre romanesque... La suite de ma chronique sur mon blog : https://lemondedupolar.com/la-fertili...
Le roman se passe en partie dans l’Algérie post-indépendance et durant la décennie noire et le choix de la période reste la réussite du livre. En revanche j’ai eu plus de mal à m’intéresser à l’enquête policière parce que je n’ai réussi à m’attacher à aucun personnage (il en y a beaucoup et ils ne sont pas forcément très développés).