Les véritables monstres n’ont pas forcément un cœur de pierre Je m’appelle Cléa et ai vécu un drame à l’âge de six ans. Je n’ai plus honte d’en parler. Chez moi, au château d’ESUDEM, je me sens à ma place, entourée de mes amies, de mes sœurs et de la Directrice, que j’affectionne presque comme une mère. J’aime mes serpents, qui me définissent, mes griffes, qui prolongent mes bras quand je me transforme et mes dons, qui peuvent pétrifier les hommes. Pourtant, les autres communautés magiques nous craignent et nous surveillent. J’ai toujours suivi les règles, je sais que je ne suis pas mauvaise. Même aujourd’hui, alors que les gargouilles me privent de mes pouvoirs et me mènent devant le tribunal. Mes sœurs doutent de moi, certaines ne me croient pas. Je suis perdue. Peut-on devenir un monstre quand on agit pour le bien ? Peut-on devenir un monstre quand on vous identifie comme tel ?
J’ai mis un peu de temps à vraiment entrer dans le récit, le début étant assez détaillé et prenant son temps pour poser l’univers. Certaines descriptions, bien que riches, m’ont semblé un peu trop poussées, avec des informations parfois répétées à plusieurs reprise, ce qui a nettement ralenti mon immersion. Mais, une fois arrivée à la moitié du roman, j’ai été complètement happée et j’ai tout dévoré d’une traite tant l’histoire devient rythmée et captivante !
L’ambiance gothique, bien que présente dans les descriptions, aurait pu être encore plus immersive à mes yeux, car pour moi, ca va au-delà du décor sombre et doit aussi se refléter dans l’atmosphère globale que je n'ai malheureusement pas ressentie. Mais cela reste un détail, car l’univers développé est fascinant, notamment grâce à la diversité des créatures fantastiques comme les gargouilles, les méduses ou encore les mages animorphes, qui changent agréablement des figures plus classiques comme les vampires qui sont eux aussi présents dans le roman.
Concernant les personnages, j’ai eu un peu de mal avec Cléa, mais c’est purement personnel, car j’ai toujours un peu de mal avec les héroïnes trop parfaites et bien-pensantes en toutes circonstances. Cependant, son rôle et son évolution restent bien construits. La sororité dont elle fait partie est aussi très belle dans ce roman, avec des valeurs fortes qui transparaissent tout au long du récit. J’ai parfois ressenti une dynamique un peu fermée et sectaire à certains moments, notamment à cause d'une certaine scène qui m'a mise un peu mal à l'aise, mais cela n’enlève rien à la puissance du message.
La romance, bien que rapide à mon goût, est touchante et apporte un peu de douceur à l’histoire. Quant aux messages abordés par l’autrice, ils sont transmis de manière brute mais juste, notamment sur des sujets aussi sensibles que le viol. C’est rare de voir un traitement aussi percutant et bien amené, et c’est un point à souligner. (attention aux TWs)
Enfin, la fin est absolument géniale pleine d'actions et d'émotions! À partir de la seconde moitié du livre, impossible de le lâcher, et certaines révélations m’ont littéralement laissée bouche bée !
Esudem raconte l'histoire de Cléa, une méduse (ou gorgone) qui vit au château d'ESUDEM avec ses autres soeurs d'adoption. Des refuges comme celui d'ESUDEM, il en existe plusieurs en France. Ces lieux de sororité sont des lieux de renaissance pour les femmes qui ont subi un viol, une des pires atrocités que l'humain est capable. Grâce à la force de volonté de certaines, les méduses font partie intégrante de la communauté magique.
Ce livre est une magnifique lecture ! Prenant appui sur la mythologie de Méduse, Ingrid Rowen amène quelque chose de nouveau à un mythe millénaire. Les thèmes sont forts et très emouvants, la lecture est fluide et on s'attache rapidement au personnage de Cléa, mais aussi Méliana, Virgil et Maïly.
Amener le sujet du viol au coeur d'un livre fantastique n'est pas chose aisée et l'autrice le sait très bien. Les gorgones ne sont plus seulement ces monstres qui peuvent pétrifier en un seul regard, ce sont avant tout des femmes, filles, mères, soeurs qui ont eu une deuxième chance après avoir subi le pire.
Une très belle lecture !
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Esudem tells the story of Cléa, a méduse (or gorgon) who lives in the castle of ESUDEM with her other adopted sisters. There are several shelters like that of ESUDEM in France. These places of sisterhood are places of rebirth for women who have suffered rape, one of the worst atrocities that humans are capable of. Thanks to the strength of will of some, méduses are an integral part of the magical community.
This book is a magnificent read! Drawing on the mythology of Medusa, Ingrid Rowen brings something new to an age-old myth. The themes are strong and very moving, the reading is fluid and we quickly become attached to the character of Cléa, but also Méliana, Virgil and Maïly.
Bringing the subject of rape to the heart of a fantasy book is not easy and the author knows it very well. Gorgons are no longer just monsters who can petrify with a single glance, they are above all women, girls, mothers, sisters who have had a second chance after having suffered the worst.
TW : violences physiques, vi*l, violences sexistes et sex*elles.
Wow. Ce roman est une claque du début jusqu’à la fin. Oui, c’est un coup de cœur.
D’abord il faut dire que j’ai été captivée par la plume hypnotique de l’auteure. Et ses tournures de phrases sont tellement belles et bien écrites que c’était difficile de lâcher le roman. Entre une imagination débordante et un récit fascinant, nous sommes plongés au cœur du château d’ESUDEM pour ne plus vouloir en sortir.
J’ai rien vu venir (mon âme d’enquêtrice était trop captivée par le reste XD). J’ai adoré le personnage de Clea que j’ai trouvé touchante et exemplaire. J’ai adoré le fait de retrouver sous cette forme MÉDUSE de la mythologie grecque. Les autres personnages et notamment Maïly étaient supers, chacun sa personnalité et pour moi, elles ont toutes eu leur importance dans l’histoire et c’est ça que j’aime aussi retrouver.
Des thèmes difficiles sont abordés avec brios tels que : les violences faites aux femmes, enfants, l’humanité ou encore la sororité et le handicap.
Ce fut une lecture bouleversante mais je suis contente que l’auteure ait pu poser de tels mots qui ne feront que aider et voir les choses sous un nouvel œil, je l’espère.
C’est passé trop vite à mon goût ! J’aurai tellement aimé continuer à rester aux côtés de Cléa ! Maintenant, j’ai hâte de découvrir les autres écrits de l’auteure.
Après avoir lu de nombreuses chroniques dithyrambiques au sujet de ce roman au nom énigmatique... J'ai craqué. Purement et simplement. Et j'en suis bien heureuse parce que j'ai passé un superbe moment dans Esudem.
Enfin superbe, comprenez bien qu'entre ces pages on passe par beaucoup d'émotions, diverses et difficiles... Mais le tout est si bien mené par l'autrice. Malgré les sujets complexes abordés elle reste
Je crois que Meduse est l'un de mes personnages mythologique préféré. Je sais que nous sommes nombreuses à le dire . Elle est badass, elle représente la survie et la force. Elle est une incarnation majeure du féminisme (il n'y a qu'à voir l'affluence des tatouages de méduse actuellement).
Dans ce roman la gorgone reprend sa place de femme meurtrie qui apprend à revivre malgré tout. Chaque résidente d'Esudem est une survivante, pour survivre elle a subit le pire et s'est transcendée en autre chose.
Toute cette histoire repose sur le principe de résilience, c'est extrêmement intéressant de voir les personnages onduler autour de ce principe jusqu'à s'en saisir. C'est beau, très philosophique et émouvant.
Je reviendrais certainement sur cette chronique à posteriori... Il y a tant à dire mais malgré les semaines qui passent j'ai toujours du mal à poser des mots sur l'expérience de lecture. Tout ce qui me vient c'est qu'il est exigeant et important. S'il n'est pas pour un public sensible il pourrait devenir une référence pour aider quelqu'un qui a subit un v***