Dans ce récit, Francine Ruel part à la recherche d'un père perdu, afin de détenir quelque chose de tangible pour remplir les espaces vides, colmater les trous. Elle vient raconter une histoire qu'elle ne connaît pas, en fait, ou si peu, l'histoire de cet homme, ce presque inconnu, ce papa mystère. Le sien.
Au fil des pages, elle tiendra la main de la petite Francine, cette Franchon, qui, du haut de ses sept ans, a vu ce père commis-voyageur s'envoler par la porte entrouverte.
Elles ne seront pas trop de deux pour s'emparer des ombres qui leur ont échappé et saisir l'inexplicable abandon dans cette esquisse en clair-obscur.
Magnifiquement écrit, c’est le récit de l’auteure, Francine Ruel, qui raconte que son père, commis-voyageur est parti lorsqu’elle avait sept ans, laissant derrière lui sa femme et leurs cinq filles. Elle portera toujours en elle ce manque d’un père qui les a abandonnées, laissant leur mère se débrouiller seule pour élever leurs filles.
Alors que Ma mère est un flamant rose était un hommage à sa maman, ce roman-récit de vie est une façon pour l'autrice de boucler la boucle et pour tenter de faire la paix avec son passé. Car lorsque la petite Francine avait 7 ans, il est parti en abandonnant sa femme et ses 5 filles. Encore une fois, j'ai été touchée par la plume de la narratrice.
Autre situation familiale entourée de secrets. Plusieurs répétitions. L’autrice a peu connu son père : elle l’a donc imaginé. Ce qui a été intéressant, c’est plutôt sa vie comme enfant d’une famille nombreuse (5 filles) monoparentale dans les années 1950. Dommage que cette vie a été peu décrite.
J'adore la plume et les mots choisis par Francine Ruel. Elle a un véritable don pour écrire! J'ai cependant trouvé qu'il y avait une certaine redondance lors de ma lecture... mais j'ai tout de même apprécié ma lecture.