Amy, 13 ans, ne connaît que la vie dans la Famille. Elle sait ce qu’on attend d’elle. Elle sait comment contenter ses aînés et s’assurer de la bonne marche de la communauté. Jusqu’au jour où une fillette rejoint le groupe. Elle ne trouve pas sa place et cherche constamment à s’enfuir. Ce qui se passera ensuite bouleversera profondément la vie telle qu’Amy la connaît. Freya déploie beaucoup d’efforts pour paraître « normale » aux yeux de la société. À la voir vaquer à ses occupations avec son petit garçon, Bily, on pourrait la prendre pour une mère ordinaire. Un jour, une petite fille des environs disparaît et un homme qu’elle n’a pas vu depuis longtemps fait irruption dans sa vie. À mesure que le passé refait surface, la petite ville se retrouve confrontée à de sombres secrets qui détruiront tout sur leur passage.
« Il ne fait aucun doute : Pomare est le maître du psycho-thriller à la construction minutieuse et au rythme impeccable » - Weekend Australian
« J’ai été totalement captivée par l’histoire d’Amy et de Freya tout au long du roman, et fascinée par la manière inattendue dont leurs histoires se rejoignent. Captivant, saisissant et riche en rebondissements, ce roman a continué à me fasciner longtemps après avoir tourné la dernière page. Un véritable phénomène. » - Sally Hepworth
The Clearing de J. P. Pomare est un thriller psychologique captivant qui plonge le lecteur dans l’obscurité des secrets enfouis et des vies dévastées. À travers deux intrigues entrelacées, l’auteur explore les thèmes de la manipulation, de la culpabilité et de l’impact d’un passé troublant sur le présent. Ce roman, à la fois intime et haletant, révèle des couches profondes d’angoisse et de tension, où chaque page tournée semble nous mener un peu plus près de l’effondrement des façades.
Le récit débute avec Amy, une jeune fille de 13 ans, qui a grandi dans la Famille, un groupe fermé où les règles sont strictes et où chaque membre connaît sa place. Amy vit sa vie dans l’obéissance, suivant les attentes des aînés, jusqu’au jour où une nouvelle fillette, plus jeune et perturbée, rejoint la communauté. Cette petite fille, désorientée, cherche sans cesse à fuir, perturbant l’équilibre de la Famille. Le début de l’histoire est marqué par la lutte intérieure d’Amy, qui commence à percevoir des fissures dans le monde qu’elle connaissait. Ce qui s’ensuit bouleversera à jamais sa vision du monde et de sa place dans cette communauté, offrant ainsi une exploration poignante de la perte d’innocence et du déséquilibre psychologique.
Parallèlement, nous suivons Freya, une femme qui s’efforce de mener une vie apparemment normale avec son jeune fils, Bily. Malgré ses efforts pour se conformer aux attentes sociales et se cacher derrière les apparences d’une mère ordinaire, Freya porte le poids d’un passé qu’elle cherche à oublier. Lorsqu’une petite fille disparaît dans la ville, un homme qu’elle n’a pas vu depuis longtemps refait surface, ravivant des souvenirs douloureux et des secrets inavoués. Au fur et à mesure que le passé refait surface, la tension monte, et Freya se retrouve prise dans un tourbillon de révélations qui mettront à jour des vérités dévastatrices. La disparition de la fillette semble être le catalyseur d’une série d’événements qui dévoileront l’horreur enfouie sous les apparences d’une petite ville tranquille.
Pomare excelle dans l'art de créer des atmosphères oppressantes, où chaque geste, chaque parole, porte un poids considérable. La construction des personnages, surtout ceux d’Amy et de Freya, est finement travaillée, leur psychologie étant explorée avec une grande profondeur. Amy, dans sa quête d’identité et de vérité, devient le centre d’un récit où l’innocence se heurte brutalement à la réalité. Freya, quant à elle, incarne le poids du passé et la complexité des choix qui nous façonnent.
Le roman de Pomare est bien plus qu’un simple thriller ; c’est une réflexion sur la manipulation, la culpabilité et la douleur persistante des non-dits. La manière dont l’auteur tisse les deux histoires, en dévoilant progressivement les vérités et en entrelaçant les trajectoires des personnages, rend l’intrigue de plus en plus prenante. Les révélations, bien que surprenantes, semblent se déployer naturellement, et le suspense s’intensifie à chaque chapitre, jusqu’à un dénouement qui laissera le lecteur à bout de souffle.
Ce roman alterne entre chapitres au passé et au présent. Amy, l’une des narratrices, nous dévoile son quotidien au sein de la Famille, une secte des années 1980. Cette jeune adolescente, aux cheveux teints en blond, comme ses autres frères et sœurs, sait quelle est sa place et ce qu’on attend d’elle au sein de la communauté. Le lavage de cerveau, réalisé par l’usage de la menace et de la violence, est le fondement des pratiques d’endoctrinement mises en place par la Mère : les « étrangers », ceux qui n’appartiennent pas à la Famille, sont la personnification du Mal ; ces envoyés de Satan mettront tout en œuvre pour les dévier, ses frères et sœurs et elle, du droit chemin, faisant du mensonge leur stratégie privilégiée – les hommes en bleu étant la pire espèce de fabulateurs dont Amy doit absolument se méfier. Au fil de ses descriptions, Amy partage aussi avec le lecteur quelques pages de son journal intime, lesquelles viennent semer davantage le doute sur sa personnalité : lui reste-t-il une once d’humanité au-delà de son formatage ?
De nos jours, Freya fait tout pour paraître normale et, surtout, une mère ordinaire. Dès les premières pages, on apprend qu’elle a perdu son premier fils, suite à une décision judiciaire. Si elle se défend d’avoir maltraité la chair de sa chair, accusant le père de l’enfant d’avoir menti pour obtenir la garde exclusive de l’enfant, on sent pourtant que quelque chose cloche par rapport à Bily, le deuxième enfant qu’elle a eu depuis, sans pour autant parvenir à mettre le doigt sur le problème : Bily est-il « différent » ? Freya agit-elle de la sorte de peur de ne pas être une bonne mère et qu’on le lui enlève aussi ? Et ce n’est pas l’enlèvement d’une petite fille alors qu’elle rentrait de l’école, la réapparition de son ex-conjoint qui ne cesse de la harceler et la présence d’un véhicule qu’elle n’avait jamais vu auparavant stationné sur le bord de la route qui mène chez elle qui vont la rasséréner, malgré toutes les mesures de protection déployées – volets roulants, plusieurs boutons de panique, un chien de garde, etc.
Un sentiment d’angoisse est présent tout au long du récit et l’alternance entre les deux temporalités, qui se superposent parfois, y est pour beaucoup. On ne sait que penser de Freya, et même si on se doute qu’il y a forcément un lien entre la Famille et Freya, on ne parvient pas à mettre le doigt dessus. On ressent tantôt de la peine pour cette mère qui essaye de faire de son mieux, devenant parfois étouffante, tantôt de la méfiance pour cette femme qui se sait 𝑏𝑜𝑟𝑑𝑒𝑟𝑙𝑖𝑛𝑒.
Bref, une intrigue époustouflante qui soulève de nombreuses questions qui s’empilent comme dans un jeu de Tetris® et qui restent en suspens jusqu’à ce que les réponses nous soient enfin dévoilées dans un dénouement à nous décrocher la mâchoire.
3.75⭐/5 Quand j'ai commencé ma lecture, j'étais un peu perdu. Je ne comprenais pas où l'auteur voulait en venir avec ce pseudo-journal et ces deux points de vue. Mais au fil de ma progression, j'ai commencé à me poser des questions et à vouloir impérativement connaître la suite ! L'idée est bonne, très bonne même, mais j'ai dû, à plusieurs reprises, relire certaines pages pour bien comprendre dans quelle temporalité je me trouvais. C'est dommage pour un thriller, car cela casse un peu le rythme et l'immersion. Par ailleurs, j'ai relevé quelques points négatifs, notamment les trigger warnings du livre. Les descriptions des agressions et des sévices infligés aux enfants sont, à mon goût, trop détaillées et parfois difficiles à lire. En revanche, un des plus gros points positifs pour moi concerne la représentation du corps féminin. L'auteur propose une description réaliste, avec des vergetures et des cicatrices, loin des standards idéalisés des magazines et de la télévision. Je tiens à la remercier pour cela, car c'est rare et appréciable. C'est un bon thriller que j'ai pris plaisir à lire, et je dois avouer que le plot twist m'a totalement surprise. Entre ce retournement de situation et les aspects positifs du livre, ma note a augmenté. Ça fait du bien de ne pas rester sur une incompréhension ou sur des éléments négatifs purement subjectifs.
1980 - Amy a 13 ans et vit dans une secte "La Clairière". Le livre s'ouvre sur son journal intime où elle raconte le kidnapping d'une petite fille de 7 ans, rapt auquel elle participe sous les ordres de la gourou. De nos jours - Freya vit à la lisière du bush australien et élève son petit garçon Billy en le surprotégeant. Elle est méfiante et angoissée. Paranoïa ou un réel danger existe bien? Quel lien entre Amy et Freya?
Ce livre s'inspire d'une histoire vraie, celle de la secte "La Famille" dirigée par Anne Hamilton Byrne dans les années 80 en Australie. Cela renforce encore plus l'ambiance angoissante de la lecture. Ce roman choral alterne habilement les chapitres Amy - Freya dans lesquels la psychologie des personnages est travaillée en profondeur. Cette construction rend la lecture rythmée et addictive, un vrai page-turner. Le suspense va grandissant, s'intensifie jusqu'au final qui m'a laissée sans voix. Je vous conseille ce thriller psychologique dérangeant, à l'atmosphère oppressante, dans lequel chaque mot à sa place et son poids ... un coup de maître et un coup de cœur pour moi.
J'ai vu "Basé sur des faits réels", j'ai foncé tête baissée. Je n'ai pas été déçue parce que j'ai trouvé ça très bien écrit, et que l'auteur réussit à captiver son lectorat en peu de pages. J'ai "aimé" l'histoire, j'ai été surprise... Mais je n'ai ressenti absolument aucune empathie avec les personnages qui pourtant, passent vraiment par des moments dramatiques. J'ai adoré la manière dont est construit le roman, avec Freya d'un côté, Amy de l'autre. Les événements s'enchaînent, il se passe plein de choses sans forcément de gros rebondissements. Et puis...tout change. Le roman prend une toute autre tournure, on est complètement soufflé et à vrai dire, je me suis même sentie un peu "bête" de ne pas avoir vu ça venir... Donc au niveau de l'histoire, de la façon dont le livre est écrit, c'est vraiment un 10/10. Mais pour une raison que je ne m'explique pas... mon cœur est complètement resté de pierre. Aucune empathie la meuf, rien, nada, et pour aucun des personnages en plus 🤷🏻♀️ Peut être parce que les "faits réels" du "inspiré de faits réels" ne sont pas assez présents ? Je ne sais pas. En tous cas si vous l'avez lu, dites moi ce que vous en avez pensé 😊
J’ai trouvé intéressant le sujet de la secte, de l’emprise qu’elle avait sur les gens. Malheureusement, le récit souhaitait tellement créer des rebondissements incroyables qu’ils étaient teasé bien trop tôt et développaient une tension énorme que c’en était trop – ou plutôt l’impression que l’auteur souhaitait tellement paraître malin dans son écriture que c’était au dépend de son histoire (même si inspirée d’une histoire vraie). Du coup, on se méfie ouvertement de tout et tout le monde et le grand « GASP » de la fin tombe à plat puisque la possibilité avait déjà été mise sur le tapis pour peu qu’on ait prêté un peu d’attention. Les personnages en devenaient pitoyables, antipathiques et de fait assez peu appréciables. Ou peut-être ai-je juste du mal avec la suspension d’incrédulité qui demande ici de faire du sky-jumping.