Flottant entre l'adolescence et l'âge adulte, Julien, 26 ans, vit avec son coloc Pierrot, qui tente de sortir son ami de la torpeur dans laquelle l'a plongé la mort de Florence, son amoureuse, victime d'une balle perdue lors d'un règlement de comptes au bar où elle était serveuse. Faudra bien qu'un jour tu te décides à poser un pied dans la vie, se dit Julien, qui croit avoir renoncé à l'amour. Mais c'était compter sans Annie.
Comme il le fera plus tard avec bonheur dans la populaire série télévisée La Vie, la vie, Stéphane Bourguignon dépeint avec humour et tendresse les hauts et les bas amoureux des hommes et des femmes de sa génération : la trentaine. Il dessine un portrait mordant et émouvant des relations hommes-femmes. Dans une langue imagée, il décrit les extases de la passion, l'amour qui s'éteint doucement lorsque les habitudes s'installent et que le désir de l'une – notamment d'avoir un enfant – n'est plus forcément celui de l'autre. Toutes ces conneries que nous font endurer les femmes, et qu'on n'est jamais à la hauteur de rien, se lamente Julien, alors que Annie, péremptoire, déclare : on passe notre vie à essayer de vous expliquer, mais vous ne comprenez JAMAIS RIEN. Annie tombera enceinte et Julien voudra, désespérément, que ça marche quitte à y laisser [sa] peau.
Scénariste de formation, Stéphane Bourguignon a œuvré une dizaine d’années dans le milieu de l’humour à titre d’auteur et a publié, chez Québec Amérique, des romans qui continuent de connaître un grand succès: L’Avaleur de sable, Le Principe du geyser, Un peu de fatigue et Sonde ton cœur, Laurie Rivers. Il est également l’auteur de la télésérie la Vie la vie, récompensée à deux reprises par l’Académie canadienne du cinéma et de la télévision, et de Tout sur moi, une comédie inspirée de personnages et de faits véridiques.
C'est l'histoire d'un gars qui n'a pas d'emploi, pas de blonde et qui n'a vraiment aucune envie d'avoir un enfant. Il rencontre une fille qui le vole et il l'invite à boire une bière chez lui. Elle lui vole ses clés, vit chez lui quand il est absent. Quand il s'en aperçoit, il réalise qu'il est amoureux d'elle (ben oui! T'sais!) Ils s'en vont à la campagne, s'aiment dans un décor champêtre. Cinq mois plus tard, ils attendent un enfant... (What...?!)
On ne me la fait pas à moi; au risque de paraitre cynique et trop cérébrale, je dirais que c'est une histoire complètement invraisemblable et, surtout, très malsaine. Toutefois, Bourguignon écrit très bien: son écriture est douce et « punchée », mais c'est juste dommage qu'il l'ait mise au service d'une histoire sans profondeur.
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4,5/5. Très bon livre. Une belle vision du début de la vie adulte, de ses questionnements, ses problèmes. Un ton assez léger, une touche d'humour, mais aussi de vraies drames. On joue avec les émotions, pour raconter une histoire qui aurait pu être celle de plus ou moins tout le monde. Rien de rocambolesque, mais un quotidien bien décrit et des personnages auxquels je me suis beaucoup attachés! Une belle découverte!
J'ai d'abord adoré le style d'écriture de l'auteur où on retrouvait beaucoup d'humour et de sarcasme. C'est un roman qui se lit bien, les personnages sont attachants et les sujets abordés pouvent toucher n'importe qui!
L'écriture m'a fait rire et n'est pas mauvaise en soit, mais le personnage principale est une caricature de gars mou et déprimé. Il tombe amoureux d'une version sur l'acide de la "pixie-dreamgirl" et il n'apprend finalement pas grand-chose. J'ai terminée le livre en ayant l'impression d'avoir perdu mon temps. Le seule personnage que je trouvait intéressant était celui du "vieux", qui m'a poussé à commencer la suite...quelle erreur! Je ne me suis même pas rendue à la moitié du Principe du geyser. Je donne deux étoiles parce que l'écriture et le style sont de belle qualité, mais rien d'autre de substance là-dedans. (Et pourtant, oui, j'avais adoré La Vie, la vie. Je trouvais la narrative intéressante et la caractérisation subtile et nuancée. Rien à voir avec les romans.)
Même si le style date un peu, les thèmes sont toujours criants de vérité. Les personnages, à la fois simples et compliqués, nous rappellent les joies et les embûches du quotidien des vingt/trente ans.
Après avoir lu quelques pages du livres la première chose que je me suis dit c’est « un instant, ça été publié en quelle année ce livre? ». La réponse : 1993. Ahhh je comprends! Bref, je lisais et je me disais que en une trentaine d’années c’était assez surprenant de constater que la société avait autant évoluée. Au point que je trouvais l’histoire assez irréaliste.
Mais rendu à la moitié du livre on oublie un peu cet aspect. On s’attarde plus aux personnages et à leur histoire. Évidemment, je me suis dit que les filles étaient complètement folles et que je comprenais pas pourquoi les gars restaient avec elles, mais détail.
Le livre est bon, très bien écrit, mais je suis encore un peu confuse de comment toute l’histoire s’est déroulée. Probablement parce que je suis incapable de m’associer aux filles et au fait que tout tourne autour du fait qu’elles veulent des enfants.
C’est dommage mais ce livre a clairement mal vieilli. Entre les stéréotypes des relations homme-femmes et les personnages insupportables aux remarques débiles et parfois déplacées, l’avaleur de sable est un livre qui ne m’a pas plu, j’ai essayé de rentrer dans l’histoire, j’ai essayé de croire au personnages mais ce livre m’a juste énervé.
Cependant, Bourguignon sait écrire et donner du rythme à un texte puisque j’ai fini ce livre en quelques jours.
C’est la deuxième fois que je lis ce roman. Cette fois-ci, j’ai pris le temps de savourer les mots une phrase à la fois. Et j’ai été charmée par la plume de Stéphane Bourguignon. J’ai adoré son écriture imagée par de savoureuses figures de style, qui m’a entrainée dans l’univers parfois sombre, mais parfois aussi très lumineux de Julien, un adulte qui peine à sortir de l’adolescence et qui craint de s’éprendre à nouveau d’une femme après son dernier chagrin d’amour, qui l’a détruit. Cette histoire respire, par tous les pores de ses mots, l’amitié et l’amour. J’ai hâte de lire la suite des aventures de Julien.
L’Avaleur de sable, c’est le reflet d’une génération : celle qui était dans la fin de la vingtaine et le début de la trentaine à la fin des années 1990. Évidemment, les dialogues ont vieilli. Les rapports entre femmes et hommes ont changé, les façons de penser et d’entrevoir les choses et l’avenir aussi. Bien de son temps, le récit n’en demeure pas moins intéressant et bien présenté. Les personnages sont attachants à leur manière et les situations, généralement décrites avec une bonne dose d’humour et de cynisme, suscitent intérêt et curiosité. On reconnait bien le style touchant et humain de celui qui est à l’origine de la belle série télévisée « La vie, la vie », qui a sans doute autant vieilli que ce roman.
Le style a un peu mal vieilli. Lire sur les bonnes femmes et le cul de l’ex qui est une des merveilles du monde, meh. L’histoire est bien, on y aborde les difficultés des relations qui terminent, ou qui commencent, avec tout ce que ça implique de passer par là quand on a 26 ans et qu’on fait pas grand chose de notre vie. Les personnages de Julien et de Pierrot, (presque) éternels ados déprimés qui boivent trop, sont déprimants et vides. Par contre, la tendance semble se renverser dans le dernier quart du livre. C’est à ce moment que j’ai été incapable de poser le livre et que j’avais envie de connaître la suite… Pas le choix de lire la suite maintenant.
Écouté sur la route entre Sherbrooke et Victoriaville, puis entre Sherbrooke et Québec. Je dois admettre que j'ai trouvé le propos daté, voire sexiste, mais c'est peut-être parce que je ne me reconnais pas dans les personnages féminins et leurs horloges biologiques ni dans la perception du narrateur de ces "bonnes-femmes", dixit ce dernier. Néanmoins, ça m'a parfois fait rire, parfois touché à d'autres moments.
J'ai beaucoup aimé. Normalement, la plupart des livres qui parlent de relations hommes-femmes que je lis sont écrits par des femmes ou le personnage principal est une femme. C'était donc rafraichissant que ce soit raconté par un homme. Histoire pas compliquée, mais qui peut rejoindre tout le monde, personnages attachants. Je recommande.
Je suis étonné du caractère dithyrambique des critiques lors de la parution de l'ouvrage en 1993. L'ayant lu en 2023, peut-être le temps a-t-il fait son oeuvre. C'est vif, joliment écrit, mais pas transcendant.
La trame de l’histoire est intéressante, mais les expressions comiques, qui sont à profusion, ajoutent beaucoup à l’histoire. Plutôt drôle que dramatique.
Avec toute la vulgarité du langage adolescent québécois utilisée dans ce livre, j’ai failli décrocher à plus d’une reprise. Toutefois, la fin est poignante et donne à ce roman un peu plus de sens.
Livre qui est daté par des réflexions sur les hommes et les femmes. Style marqué par des comparaisons plus ou moins justes. Se lit facilement toutefois.
Quand j'ai lu ce roman je devais avoir environ 13 ans et je l'ai i adoré, je l'ai encore d'ailleurs. Une lecture simple douce et sentimentale. Un souvenir de jeunesse.
I will give it a three stars not because it’s bad , it’s good and it shows the life of a guy who could honestly be anyone . The only thing is that I prefer books with more action and with plot which this book didn’t have. If you want a simple and relatable story I would recommend it to you
J'ai vraiment beaucoup aimé cette lecture ! Rapide à lire, drôle, poignant et authentique. J'aime beaucoup le thème de la maternité, ainsi que les personnes qui ont chacune un caractère marquant et bien à eux. L'histoire sait te surprendre et te donne envie de lire la suite sans attendre. J'ai vraiment aimé ce récit, et je vais surement m'acheter le tome 2 pour savoir ce que sont devenus les personnages.
À dessiner: Une vache, des fruits, un bébé, des bouteilles d'alcool, cordon ombilical, des bagues de fiançailles.
This was a charming book. The plot moved from light-hearted to tragic seamlessly, then returned to hopefulness in a very natural way. The author had a nice light touch, and the translation was excellent, not losing any meaning while adopting English language idioms. I really liked this book.
Avec Le matou de Beauchemin, l'un des premiers romans québécois qui tirait notre littérature glauque (voire née pour un petit pain) de sa noirceur et sa tristesse. Enfin! Fan de Bourguignon depuis.
La prose est à la fois simple et agréable, par moment poétique. On se laisse porter par le rythme de cette histoire, qui coule aussi simplement que la vie, en empruntant des détours inattendus.