Au retour d’un souper chez Claire et Michel, les amis de toujours, Édouard arrive au moment où son fils Maxime quitte la maison pour aller vivre chez sa mère. Littéralement sous le choc, Édouard est victime d’un malaise physique qui l’amène à réaliser que sa vie a pris une tangente peu souhaitable. Pour se sortir de cette impasse, il tente la confrontation. Au rendez-vous, il y aura Véronique, son ex-femme, puis Simone, sans compter Claire et Michel… un jardin rocambolesque, une vasectomie shakespearienne, un fusil bien encombrant et de la tendresse, beaucoup de tendresse. Se sortira-t-il indemne de cette prise de conscience ?
Scénariste de formation, Stéphane Bourguignon a œuvré une dizaine d’années dans le milieu de l’humour à titre d’auteur et a publié, chez Québec Amérique, des romans qui continuent de connaître un grand succès: L’Avaleur de sable, Le Principe du geyser, Un peu de fatigue et Sonde ton cœur, Laurie Rivers. Il est également l’auteur de la télésérie la Vie la vie, récompensée à deux reprises par l’Académie canadienne du cinéma et de la télévision, et de Tout sur moi, une comédie inspirée de personnages et de faits véridiques.
Malheureusement pas aussi bon que Le principe du geyser ou L'avaleur de sable. J'ai trouvé la narration moins claire, on passe d'une scène à l'autre, d'un narrateur à l'autre et les transitions sont assez floues. J'ai bien aimé le personnage principal, mais quand on changeait d epersonnage, même si le focus restait sur leur relation avec Edouard, le récit devenait moins intéressant pour moi. J'ai également trouvé la présence du sexe un peu abusive, je n'en suis aucunement offensé, simplement je trouvais que cela apportait peu à listoire et devenait un peu répétitif. Dernier point, la fin, trop optimiste, à mon goût. C'est en gros une grosse crise de la quarantaine. J'aurais apprécié plus de psychologie et plus de réflexion sur le désoeuvrement d'Edouard, cela demeurait trop en surface à mon goût. J'ai tout de même noté quelques perles (quatre ou cinq) de belles phrases/paragraphes qui m'ont fais réfléchir. Pas is mal, mais je m'attendais à plus!
Je suis généralement bon public pour les histoires que propose Stéphane Bourguignon, et j’avais bien aimé ses deux premiers romans, que j’avais dû lire au CÉGEP. Mais il manquait quelque chose à celui-ci pour que j’arrive à pleinement l’apprécier. Les relations homme-femme sont encore au cœur du récit, mais on plonge rapidement dans le pathétisme existentiel du personnage principal, auquel il est difficile de s’attacher tant les actions et les pensées finissent par énerver. Je n’ai pas retrouvé, non plus, les pointes d’humour et la sensibilité des dialogues auxquelles je m’attendais, découvrant plutôt un ton relativement monotone et (trop) ancré dans le cynisme. Ça demeure une œuvre intéressante et bien écrite, d’un auteur talentueux et sensible, mais pour laquelle j’avais peut-être trop d’attentes.
Se perdre, tout perdre, tout détruire, disparaître pour tenter de se sentir un peu vivant.
Ce sont la nonchalance, la désillusion, la révolte puis la déroute qui sont au cœur de l’évolution des pensées d’Edouard et du coup, de son aménagement paysager. Les images de la jungle qui s’installe autour de lui et qui accentue sa solitude sont fortes. Les personnages qui gravitent dans sa vie sont complexes, profonds et biens définis. L’écriture est fluides.
Finalement, la solution pour sortir de la dépression et éviter les crises d’éco-anxiété serait-elle de tomber dans le déni en faisant comme tout le monde? Espoir à l’horizon, je n’en sais rien.
Ce roman, écrit il a exactement 30 ans, ne pourrait être plus actuel.
3.5 Je n'ai pas lu ses autres romans que les gens semblent avoir préférés. J'ai bien aimé même si c'est parfois un peu tiré par les cheveux quand il s'en sort trop facilement ou si son pétage de coche n'a pas de conséquence.
"Mon fils était là, dans l'embrasure, ses long bras lui tombant quasiment aux chevilles. Tout comme la fourche de son pantalon dailleurs" haha! bien envoyé.
J'adore les images que l'auteur écrit. Son écriture est très visuelle. Je m'imagine facilement ce qu'il décrit et ça me fait entrer encore plus dans l'univers.
J'ai lu ceci dans ma vingtaine. Je l'ai relu 25 ans plus tard et je n'ai pas apprécié autant malgré que c'est une bonne lecture. Selon moi c'est l'évolution de ma lecture qui fait que l'appréciations diminué.