Sabine n’aime pas son fils. Elle a essayé de toutes ses forces et lui souhaite tout le bonheur du monde, mais elle préfèrerait qu’il ne fasse pas partie de sa vie. Deux week-ends par mois, elle subit sa présence silencieuse et échoue à être mère. Elle n’en est ni fière ni heureuse, c’est comme ça, et elle aimerait pouvoir en parler sans être jugée, prise en pitié, ou niée.
Pourtant Sabine n’est pas cassée. Lorsqu’elle rencontre le fils d’une collègue, elle se découvre capable de cet amour illimité et inconditionnel presque miraculeux. Elle se découvre courageuse, presque heureuse - une version d’elle-même dont elle ne rêvait plus. Elle se découvre monstrueuse.
en toute objectivité (j'ai écrit le livre) un très bon ouvrage dont je vous recommande vivement la lecture. ça parle de tout ce qui me broie le ventre et sidère d'injustice chaque fois qu'est évoqué le sujet de la famille, et du rôle qu'une mère est censée y jouer. c'est une montée en enfer, et non pas descente. c'est une héroïne qui n'est pas folle, dont ce serait tellement tellement plus simple et rassurant qu'elle le soit, mais qui le dit et ne cessera de le clamer : elle est normale. juste inadaptée. dernier argument : à la fin il y a un achevé d'imprimer un petit peu plaisantin et politique à cause duquel l'imprimeur a refusé de faire figurer son nom. également sachez que le livre a connu mille vies. je l'ai réécrit une quantité incalculable de fois. c'est volontairement très différent d'Un monde plus sale que moi : j'avais envie de m'éloigner de moi et de ma propre vie, j'avais envie d'être encore plus cynique, de rigoler davantage. et j'avais aussi envie, je crois, de montrer aux victimes qu'on peut certes raconter nos histoires et nos blessures, mais qu'on est aussi carrément capables d'inventer et d'offrir au monde d'autres récits qui n'ont rien à voir avec tout ça. qu'on est libres et que tout nous est possible. lisez le livre je pense !
J’ai pris mon temps pour le lire correctement et je ne suis pas déçue.
Une écriture absolument incroyable d’un cynisme génial et de personnages vraiment recherchés. Pour en avoir parlé à tout le monde autour de moi, le plot intrigue beaucoup et il est très bien manié, ne serait-ce que par la structure du récit.
J’ai rarement lu un personnage principal aussi recherché, qui maîtrise l’introspection comme personne et qui est si aware d’elle même et des autres. J’ai adoré
Un très bon roman probablement, en tout cas je peux lui reconnaître un style marqué, bien identifiable, dans une écriture fluide qui rend la lecture agréable. Mais j'ai détesté la personnage principale dès les premières pages. Je l'ai trouvée cynique, enveloppée dans un sentiment de supériorité morale, et sans dire que j'aurais voulu à l'inverse une femme éplorée et pathétique (vraiment pas), peut-être juste une personnalité plus simple, plus colorée, avec laquelle j'aurais pu m'identifier ou au moins cheminer. Sabine m'a rendu très pénible la lecture de son histoire, du début à la fin.
Vraiment désolée de pas avoir aimé mais j’ai vraiment pas aimé. Hyper déçue qu’un sujet si important, si peu souvent traité face finalement du personnage principal, un personnage hors norme, qui glisse vers le pire et le méchant, quand pourtant le regret de la maternité ne fait pas des femmes des ratées entières, des négligées, des coupables, des condamnées.
cette lecture était si perturbante, mais capucine delattre est vouée à écrire des romans qui chatouille notre compréhension des sujets de notre société avec brio
capucine delattre est tout simplement une reine et ce livre le confirme une fois de plus. sujet vraiment intéressant et i’m obsessed par sa plume elle écrit tellement bien
#guilty j’ai terminé le livre il y’a quelques semaines mais j’ai traîné pour faire mon post.
Dans ce livre à l’histoire bien singulière, vous faites connaissance avec Sabine qui n’aime pas son fils. Tout le monde la juge, disant que c’est impossible de pas aimer son enfant, quelle mauvaise mère !! Difficile de faire comprendre à son mari qu’elle n’a jamais vraiment voulu cet enfant, qu’elle n’a jamais tissé de connexion avec, que lorsqu’il reste chez elle ils n’échangent que trois pauvres mots, c’est tellement ridicule que ça m’a fait rire de frustration.
Cette situation nous met mal à l’aise, et j’ai adoré balancer entre Sabine qui ne sait plus comment agir avec son fils, ses collègues qui n’hésitent pas à mettre leur grain de sel. Mais ce que j’ai apprécié par dessus tout, c’est l’apparition de Samuel, ce petit garçon adorable à l’opposé total du fils de Sabine. C’est le fils de sa collègue.
Sabine va peu à peu tisser un lien spécial avec Samuel, et très vite elle va se mettre à penser que si Samuel avait été son fils, tout aurait peut être été différent.
Ce livre est une réflexion sur la maternité autant que la parentalité. Chaque femme sur cette terre n’est pas destinée à donner la vie. Mettre sous le feu des projecteurs un personnage aussi anti-héros qu’on aurait presque envie de détester pour sa versatilité et le fait complètement fou qu’elle n’aime pas son enfant c’est carrément audacieux. J’ai adoré le personnage de Sabine qui a ses faiblesses, mais qui est aussi très ironique (j’ai bien retenu qu’elle kiffe le café rien que pour ça on s’entendrait bien, ET LES SUDOKU non de Dieu ÇA C’EST DU PERSONNAGE DE QUALITÉ)
Je pense que beaucoup se retrouveront dans le personnage de Sabine, qui permet d’ouvrir le dialogue. Objectivement, ce livre m’a moins touchée qu’Un Monde plus sale que moi étant donné que je me sens plus éloignée du sujet, pour autant, Capucine réussit toujours à intéresser/questionner sur des sujets auxquels on ne se sentirait pourtant pas attiré•es de prime abord.
Bref, merci Capucine d’écrire des livres qui nous bousculent, qui interrogent notre société et qui sortent des sentiers battus. C’est toujours un plaisir de te lire !!
Btw, je me posais la question en dédicace de quelle est la typo utilisée à l’intérieur du livre, voici donc 2 de mes hypothèses (je doute mais j’essaie mouahah) - Aptos Serif - Cambria
Flavie
This entire review has been hidden because of spoilers.
Ce livre est tout bonnement une pépite ! Je l’ai littéralement dévoré (comme tous les bouquins de Capucine Delattre en vrai 😭). Le personnage de Sabine est tellement intéressant, entre le cynisme et la clarté d’esprit dont elle fait preuve c’est juste incroyable. Tout la réflexion autour du rôle de mère, de la place que ce rôle prend dans la vie d’une femme est tellement bien construit. J’ai aussi vraiment apprécié que tout le long de ma lecture j’étais tantôt à 100% derrière Sabine, tantôt avec l’envie de la secouer. Le personnage est pas plat et linéaire, je l’ai trouvé très humain avec plein de réflexions complexes, plein d’émotions et en même temps ultra apathique par moment. La fin était un poil rapide mais en même temps la conclusion est simple et acceptable donc je m’en plains pas plus que ça. J’aurais probablement voulu passer plus de temps avec Sabine. Bref j’ai trop aimé ✨❤️
peut-être que je suis biaisée parce que c’est capucine delattre mais j’ai trouvé ça trop intéressant et trop bien écrit pour mériter moins que cinq étoiles
(après quand tu dois parler de tes lectures à des gens et que tu expliques que l’un des derniers livres que tu as lus c’est sur une mère qui n’aime pas son enfant, je recommande pas, ça refroidit d’un coup la conversation)
C'est un livre merveilleusement bien écrit et qui parle d'un sujet qu'on n'aborde jamais. Je trouve juste dommage que le personnage de Sabine soit si peu appréciable, parce que ça empêche l'empathie envers le personnage. J'ai notamment trouvé que [spoilers] l'enlèvement du petit Samuel créait une fracture entre le lecteur et Sabine : comment la comprendre, comment la voir comme "une femme comme les autres" alors qu'elle a enlevé un enfant et complètement dupé sa maman qu'elle décrit elle-même comme fragile et vulnérable ? À cause de ça, je ne suis pas totalement emballée par le récit : pour moi, c'était impossible de m'identifier à cette femme que j'ai trouvé pas très sympa.
This entire review has been hidden because of spoilers.
J'adore Capucine Delattre, voilà, et pas seulement parce qu'elle est hilarante et adorable. J'ai eu la chance de pouvoir me procurer le livre (ainsi qu'une super dédicace) en avant première au salon du livre de Montreuil. Je l'ai dévoré.
Le roman est drôle, bien construit, et profondément dérangeant. Le personnage principal est une femme que tout nous dit de détester, et l'autrice ne semble d'ailleurs pas particulièrement essayer de nous la faire aimer... peut-être, simplement, veut-elle qu'on la comprenne. Et ce qui est génial, c'est qu'on est tiraillé durant toute la lecture entre ce qu'on ne peut pas admettre, ce qui est moralement (et légalement) répréhensible, et la réalité du personnage, qui nous montre ce qu'il se passe et de quelle manière, précisément, ça a pu ce produire.
Et toujours ces métaphores extraordinaires.
Ce roman est très différent du précédent, mais peut-être y a-t-il une thématique commune : ce que les injonctions patriarcales font faire aux femmes contre leur gré, les conséquences et, pourquoi pas, l'autre monde que l'on pourrait imaginer.
I can picture it now: Rosamund Pike coolly driving off toward a nonexistent beach, stolen son in the backseat, rejected son far away with his father. Sirens flash, the failed mother turned kidnapper savors her last few moments of blissful, newfound motherhood and dreams of prison, where she'll be free to play sudoku and not think about her offspring.
Sabine is a remarkably unlikeable character—which is the whole point of the novel, anyway: why do we hate women who don't fulfill their expected roles and who don't agonize over this "failure"? But she is remarkably fun to dislike, the perfect spokeswoman for an antisocial social movement that begs us to reconsider our un/conscious judgments of mothers. She's bold enough to get herself into some deep shit with coworkers, family members, and random strangers, yet socially inept enough to make the shitshow a shit spectacle.
This book is textbook "unhinged woman", executed perfectly and surprisingly captivating given the climax is laid out in the first 15 pages. The disintegration of the traditional mother, as seen from the outside, dovetails with what I might go so far as to call Sabine's self-actualization. Maybe for you self-actualizing looks like listening to your inner child; for this woman, it looks like purposefully forgetting her actual child.
The author is transparent about wanting to prompt debate on the emotional labor we impose on women, and about mothers who regret having children, and though at least a few variations of this thesis are sprinkled into every chapter, it works. This sort of feminist fable could stand on its own. Hopefully the mother caricatured in this novel can help some readers feel less alone in their parental struggles.
« Deux monstres identiques, ça n'existe pas. Un monstre, c'est toujours tout seul. C'est ignoble et aléatoire, c'est sa propre infamie, née et vouée à mourir en lui. Alors si on se retrouve ainsi, assises côte à côte, à se ressembler, c'est qu'on n'en est pas vraiment un. »
Je l’ai lu d’une traite et j’adore le style de Capucine Delattre. J’ai eu du mal à m’identifier à la protagoniste, ça m’a déroutée parce que je m’attendais à une absorption totale du personnage en lisant la quatrième de couverture. Le tournant thriller que prend le roman vers la fin m’a surprise et m’a plu. J’ai aimé ce voyage au-delà de la culpabilisation des mères, je trouve très rafraîchissant de l’explorer. Est-ce normal de ne pas aimer son enfant comme on nous le dicte? Je ne sais pas encore trop comment je me sens. J’ai l’impression qu’avec l’histoire de Sabine, on nous donne à voir tout l’éventail des multiples formes d’amour maternel, avec l’expérience de la protagoniste comme manifestation extrême qui pose une limite. Cette limite autorise à parler du reste et c’est super intéressant.
This entire review has been hidden because of spoilers.
je viens de finir de son sang, je n’en attendais rien et suis quand même déçu, alors c’est l’histoire de Sabine, Sabine n’aime pas son enfant, elle pense être une ratée de la maternité, sauf que Sabine rencontre le fils de sa collègue Lydia. Elle l’aime immédiatement. en fait j’ai trouvé le sujet intéressant, on traite peu ce sujet qu’est la maternité raté, l’instinct maternel n’est pas inné, j’ai trouvé certaines réflexion interessantes. Sabine était détestable, détestable et pas un peu attachante, alors ouais au début je l’appréciais mais ça n’a pas duré. la plume de l’autrice est sympa mais pas assez pour cacher l’horreur qu’est le récit, je n’ai pas non plus apprécié que le livre débute avec un passage de la fin du récit, je n’ai pas compris l’intérêt, ça n’apportait rien et ne m’a pas donné envie de terminer.
Imagine t’as 49 ans et un fils, le premier le seul, depuis six ans, pour la société t’es une miraculée, sauf que ton fils t’as beau avoir tout essayé tu ne l’aimes pas c’est jamais venu. Après le divorce tu t’occupes de lui comme il faut, mais c’est long 4 jours par mois avec un humain à qui tu ne trouves rien à dire et qui te le rend bien. Toi tu sais que tu fais partie de cette catégorie d’impensées, mais la société elle ne le peut pas, elle te renvoie que ça viendra, elle compatit faussement, elle refuse d’entendre ta réalité. Un père pas aimant, d’accord. Une mère, impossible, ça n’existe pas. Et puis imagine un jour tu rencontres le fils de ta collègue et aussitôt tu ressens pour cet enfant-là l’élan maternel qui n’est jamais venu pour le tien. J’ai dévoré ce roman en 2 jours.
probablement mon autrice préférée, plus que hâte de lire ses prochains livres, on sent qu'elle est vraiment passionnée par les sujets qu'elle aborde et elle les traite toujours avec justesse et nuance
très fan de son approche de la "mauvaise femme", des thématiques de monstruosités qui apparaissent pratiquement systématiquement dans ses œuvres (jusqu'ici du moins), et de sa plume à la fois simple et sophistiquée. je regarde toujours où le livre a été imprimé et je souffle du nez à chaque fois 🫵🏻
Qu’elle claque ce roman ! Je venais juste de refermer « un monde plus sale que moi » qui m’avait déjà boulversé alors je me suis empressée d’aller acheter ce dernier roman et quelle bonne idée. Sabine, parfois agaçante, parfois touchante nous amène sur des pistes de réflexion que la société patriarcale voudrait invisibiliser. Parce que non on ne naît pas mère et que l’instinct maternel n’existe pas chez toutes les femmes. Et que regretter d’avoir eu un enfant ne fait pas d’une femme un monstre.
j'ai adoré Sabine, de tout mon coeur, pendant une grande partie du livre. son discours sur la maternité, son point de vue, tout était sincère. jusqu'au moment où elle rencontre Samuel, où parfois je ne la comprenais plus vraiment. dans son entièreté, j'ai aimé ce livre avec ce personnage complexe et simple à la fois (mais pas folle), l'humour, ce sujet qui dérange mais qui est pourtant vrai et important. Et cette écriture ! J'ai accroché de suite à la plume de l'autrice.
J’avais adoré « un monde plus sale que moi », j’avais donc particulièrement hâte de lire « de son sang ». Bien que j’ai eu des difficultés à rentrer dans l’histoire, au bout d’une cinquantaine de pages j’étais à fond, je voulais continuer mais qu’il ne se termine pas à la fois. Malgré nous on s’attache à Sabine et on cherche à comprendre.
This entire review has been hidden because of spoilers.
Une histoire qui donne clairement à réfléchir, j'ai aimé l'évolution de l'intrigue et des sentiments des personnages mais je suis restée tout de même extérieure à l'histoire de Sabine... 16/20 - https://www.leslecturesdemylene.com/2...