« Un souffle tellement puissant qu’il pulvérise autant qu’il galvanise... Le goût du vitriol et de la lucidité. » Chloé Delaume
« Tu ne seras ni social justice guérillère ni caution féministe pour ligne budgétaire. »
alex~tamécylia a 37 ans. Autrice, poétexsse et performeureuse, ielle anime à Paris les ateliers d’écriture féministe Langue de Lutte dans divers lieux dont La Mutinerie et la librairie Violette and Co ; ielle a confié son manuscrit au nouvel attila par admiration pour Michelle Lapierre-Dallaire.
Mouais. On apprend pas grand chose et, contrairement à ce qu'en dit cette chère préfacière, c'est pas révolutionnaire.
Poétiquement, je n'ai pas été touchée. Quelques phrases m'ont intriguée, mais pas assez pour que j'accroche.
Puis c'est un peu rigolo quand même le principe d'écrire un essai vu et revu, et de le dire, genre d'admettre que t'écris un truc politiquement et stylistiquement médiocre.
Lecture « légère » parce que pas compliquée, pas tant pour les thématiques abordées lol. C'est sûrement le point le + positif : ça peut être cool en guise d'intro pour celleux qui seraient frileux·ses à la lecture de Wittig, mais c'était pas pour moi.
La mise en page est quand même stylée (même si j'en suis pas fan, niveau lisibilité).
bon c'est un peu drôle et la mise en page est cool. mais c'est tout je trouve? on apprend rien, si ce n'est les états d'âme de l'auteurice, qui a juste raconté sa vie ici mais pas grand chose de révolutionnaire JE TROUVE... aucune mention de lutte antiraciste qui est pourtant intrinsèque à la lutte féministe ?? jsp !!!! #confuse
ça me soule de mettre une note pareille alors que j’ai envie d’encourager les voix tpg mais franchement ce livre m’a rien fait à part ricaner… c’est un bingo de sujets pseudo transgressifs qui part dans tous les sens sans rien dénoncer ou aborder correctement, je ne trouve pas la mise en page belle, je cherche encore le ton révolutionnaire, ce n’est qu’un condensé de portes ouvertes qu’on enfonce inutilement. je ne dis pas qu’on a pas besoin de ça, j’imagine que ça peut provoquer des réactions auprès d’un autre public, mais moi ça m’a juste semblé très performatif et creux édit: en plus pour mettre une bibliographie pareille autant ne rien mettre du tout mdr
Il y a de vraies trouvailles dans ce texte, la langue percute vraiment beaucoup. Comme du Despentes ou du Solanas. La façon dont l’auteurice expose au grand jour les arnaques les plus insidieuses du patriarcat, en quelques mots seulement, est galvanisante. Ça redonne prise sur le réel et un élan à la pensée, même une fois le livre refermé. Il y a beaucoup d’intelligence (une grande agilité à faire des liens entre des choses très éparses). C’est souvent très beau, ça fait parler la langue, il y a une écoute féconde de tout. J’ai adoré cette générosité-là. J’ai moins aimé la fin du texte, un peu trop dans l’air du temps, très parisien, étriqué. J’aime beaucoup les constats que pose l’auteurice, sa capacité à critiquer le système, mais moins les pistes de solutions qu’iel ébauche
J'ai hésité entre 2 et 3, on va dire que dans ma tête c'est 2,5 la note. M'ouais, ok la mise en page et le ton est rigodrôle, mais à part quelques réflexions pas très approfondies, j'ai pas trouvé quoique ce soit de particulièrement intéressant. Peut-être que le "point" du livre c'est juste son humour, mais c'était pas non plus drôle à se pisser dessus. Et en vrai trop bizarre de se revendiquer de Solanas ??? On a pas mieux sincèrement ?
C'est parce qu'il y a encore quelques angles morts que je ne hurle pas au coup de cœur.
Mais quel texte ! Quel travail éditorial. Le bien que ça fait de le lire... un poème-tableau, un cri-rebond. La puissance que ça te donne quand tu tournes les pages.
Furieux, touchant, et drôle, lire ce pamphlet-poème a été une sacrée expérience. C'est pas exactement la branche du féminisme à laquelle je me raccroche mais y'a tellement d'échos. Puis y'avait des passages qui étaient vraiment beaux
Emprunté à ma voisine de train de nuit et fini avant d'arriver. Écrit pile pour moi: commence à peu près au niveau de mes idées/connaissances actuelles et les poussent un peu plus loin. Certaines idées connues (beaucoup dans les critiques n'ont pas trouvé les idées révolutionnaires, mais ça dépend aussi d'où on part), quelques évidences nouvelles (congé maternité ? *arrêt* maternité, adelphité). L'invitation à se raser la tête tombait pile après la description de... moi (trois pièce, balcon filant et partenaire ingénieur informatique). Efficace pour me rappeler que je n'en ai pas le courage. Bon rappel de mes complaisances, avec moi-même et les autres.
Le livre est court, comporte plusieurs informations chiffrées avec sources, traite de sujets que j'estime assez important et citent différente personnalités féministes. Le livre nous apprend des choses ou du moins nous précises certains points toujours bon à rappeler. A titre personnel, j'avais déjà les fondamentaux mais j'ai appris où pris consciences de certains détails qui ne sont pas négligeables.
Cependant, j'ai eu du mal avec l'écriture de ce dernier. J'avais un peu du mal à suivre par moment, la plume est très libre et je pense que ce n'est pas forcément fait pour tout le monde. J'ai fortement apprécié l'humour aussi. Il y a eu des petits moments d'ennuis mais je pense que c'était juste car j'avais du mal avec le style qui n'est clairement pas un style que j'ai l'habitude de lire.
Bref, c'était un petit livre sympa que j'ai pu lire en 3 jours, je suivrai les prochains travaux d'Alex Tamécylia.
LISEZ LE TOUS s’il y a une reco féministe à faire, c’est celle-ci : c’est une bonne introduction au féminisme, stylée graphiquement et facile à lire PUTAIN LE LIVRE M’A MIS EN COLÈREEEE il est nécessaire !!!!
D'habitude je suis pas hyper réceptive aux vers libres et aux jeux typographiques goofy en littérature, c'est dur de pas rendre ça cringe à mes yeux. Et là ça passe hyper bien j'ai passé un bon moment, bonne découverte, je comprends pourquoi on le qualifie de "nouveau scum manifesto". M'a donné envie de me raser le crâne à défaut de la chatte.
Malgré quelques pépites et répliques acérées, ça reste quand même, en dépit des citations d'auteures et de propos intersectionnelles (utilisation exprès du féminin), un truc par et pour des meufs blanches. Donc, pas mauvais en soit, juste je ne pense pas être le public visé.
Très chouette. Des chemins de pensée super intéressants, une écriture originale et qui a du sens. J'ai corné la moitié des pages et j'en ai pris plein en photo. C'est signe d'un bon livre.
Parfois, je me lasse des essais féministes qui ressassent souvent les mêmes théories et exemples. Mais ici, c’est le contraire. La forme poétique m’a déroutée au début, comment/quand lire cet objet littéraire et engagé « autre » ? Mais ce livre m’a embarquée. Tout y passe, coups violents au patriarcat, à l’hétéronormativité, à la parentalité et aussi, étonnamment, à l’amitié.
Beaucoup de passages pris en photo pour conserver, m’imprégner, partager. À lire, donc.
Plus proche du 4.5 (pourquoi on peut pas mettre de demie étoile ?!) J'ai adoré, tant la forme que prend le récit (c'est anarchique, il n'y a pas de points, il y a différentes typographies de plusieurs tailles...) que le fond ! Je pense que c'est le titre qui se relit. Comme les transitions sont un peu brut, mais ça fait partie du charme du livre. J'ai adoré ! Chaque passage est un coup de poing. Ce livre regroupe plusieurs thématiques et sujets. Un bel essai pour commencer et poursuivre sa déconstruction !
Il ne faut pas s'attendre à quelque chose de doux et réconfortant. Le ton est acerbe, mais au même niveau que le monde actuel. Néanmoins, ça m'a tout de même beaucoup réconfortée. J'avais besoin d'un récit autant militant qu'en colère.
Entre quelques citations, textes, le récit annonce beaucoup de faits et des statistiques. D'autres sont plus des revendications.
Là-dedans, on s'amusemuse bien avec un méli-mélo poétique très spoken word rempli de jeux graphiques et de citations. Ça corrode et aiguillonne aussi sec, avec un ton bien NRV. Ah et le pelliculage peau de pêche. C'est doux, c'est vibrant, c'est poudreux, c'est poisseux. Ça fait sens : le bouquin est impossible à lire tranquillement.
Une écriture féministe, misandre comme on aime. Des phrases et pensées acides, qui piquent les hommes cishet, mais aussi les stéréotypes des milieux queer gauchos, en passant par les femmes hétéras, sous une plume drôle et sourcée. Un ouvrage qui change des essais féministes classiques parfois répétitifs, tant dans le fond que dans la forme, notamment avec des typographies différentes.