En 4e de couverture, on lit que l’auteur, né à Léningrad en 1961, est un écrivain ukrainien d’expression russe. Enfant, il avoue avoir joué à la guerre alors que maintenant, devant l’imminence d’une invasion russe, il part en exil pour s’éloigner de la frontière commune de son pays avec la Russie. Ses projets d’écriture étant mis sur pause, il réserve ses mots pour rendre compte de ce qu’il observe autour de lui. Une première chronique est datée du 29 décembre 2021, soit deux mois avant l’invasion, et la dernière s’inscrit le 11 juillet 2022. Qui aurait pu prédire à l’époque que même aujourd’hui, en janvier 2026, cette guerre absurde soit encore en cours ?
Du point de vue de l'écriture, le livre prend les allures de courtes chroniques, datées, qui alimentent le journal personnel de l’auteur et brossent un portrait de l’évolution de la guerre en cours. Ce qui donne parfois lieu à certaines répétitions. L’auteur décrit le quotidien, vu de l’intérieur. Il observe l’entraide, la solidarité, la mobilisation, la débrouillardise et la fierté du peuple qui refuse d’abandonner son territoire à la Russie.
Citations « Avoir des valeurs et des ennemis communs est le meilleur antidote à la solitude géopolitique. » p. 17
« On doit habituer son esprit à l’idée que la guerre a commencé. Parce que, dès cet instant, c’est elle qui détermine votre façon de vivre, de penser, de prendre des décisions. » p. 81
« Toute la Russie ne forme pas un Poutine collectif. » p. 119