J’ai adoré l’ambiance qui se dégageait de ce roman, c’était envoûtant. On aborde de nombreuses questions notamment la place de la femme dans un pays très conservateur. C’est bien mené et bien écrit. C’était une chouette lecture !
J’ai trouvé que l’intrigue prenait un peu de temps à se mettre en place, ce qui fait que j’ai eu du mal à me mettre dedans. Cependant, j’ai beaucoup aimé le sujet et les différents thèmes abordés, notamment la question de l’ultra-religion mais aussi la réflexion autour du droit à une croyance éclairée. Les metaphores avec les cerfs étaient geniales aussi. Ça aurait été une super lecture si l’intrigue prenait moins de temps et si les réactions de certains personnages en fin d’histoire étaient moins incohérentes par rapport à celles du début.
Bonne lecture, j'ai beaucoup aimé l'ambiance spooky du roman. Je ne me suis pas ennuyée mais l'intrigue est mise en place doucement ce qui laisse peu de temps pour le moment le plus intéressant : l'enquête et la résolution. Les thèmes abordés sont bien menés, la place de la religion dans une famille ultra conservatrice mais également la place de la femme. Et si au début, on peut penser que Fianna Sinn (nom de la maison) est le cœur du problème, je dirai au contraire qu'elle est une bonne alliée à la liberté...
Les pires histoires d’horreur sont souvent celles qui sont basées sur la réalité, ne croyez-vous pas, vous aussi ?.
« J'avais toujours pensé que, à force de dévorer des histoires qui font peur, j'étais parée pour les situations les plus horrifiques, mais au vu de mon cœur battant à tout rompre et de mes mains agitées de tremblements, je constatai que ce n'était pas le cas. »
Ici, Fanny Chartres entremêle habilement des phénomènes étranges qui se déroulent dans la maison et font écho aux histoires effrayantes d’Abigaïl à un pan méconnu (et terrible) du passé (pas si lointain) de l’Irlande du Nord, soit ces adolescentes enfermées dans des couvents et forcées de blanchir des draps pour se laver de leurs péchés. L’autrice a un grand talent pour créer des ambiances glauques et j’aime comment elle navigue sur une fine ligne entre réalisme, fantastique et horreur tout au long du récit, tout comme elle tisse des liens entre ce passé qui veut être entendu et le présent de l’héroïne qui, même si l’avortement existe tout près, à Londres, ne peut aider sa mère aux prises avec un mari tyrannique et pieux. Parlant de mari… je dirais que le revirement final de personnalité m’a un peu refroidie. Si l’autrice a bien su faire évoluer l’histoire au fil des pages, le changement de caractère de certains personnages est plus difficile à croire même si je peux comprendre l’attrait d’une fin plus douce. N’empêche que ce récit glace parfois le sang, et pas seulement parce que des cerfs rôdent, vous êtes prévenu·es !
Pssst ! Sans le savoir, j’ai lu ce roman-ci et Entre leurs mains à la suite l’un de l’autre et il y a de solides liens à faire entre les deux !
Je ne sais pas si la fin m’a à 100% plu, mais en tout cas le livre est superbe. La fiction construite autour de l’affaire des blanchisseries en Irlande est parfaite, les images sont belles, autant destiné à des jeunes ados qu’à des adultes. La dénonciation est présente la personnage principale est très bien écrite et ceux qui gravitent autour aussi. Sauf peut être les jumelles qui m’ont gonflées tout le long et le chien, il fait que pleurer il n’a pas vraiment une utilité.
J'aurais aimé qu'on aille plus dans le fantastique (un peu à la manière de la maison hanté justement) mais franchement banger et sur un événement historique pas forcément très connu