Même si ce n’est pas un coup de cœur, j’ai passé un très beau moment de lecture.
Dans ce livre on suit Andréa, sauvée de la noyade et totalement amnésique, qui se réveille dans un hôpital psychiatrique. Elle ne se souvient de rien : ni de sa vie, ni de son entourage, ni même de qui elle est. Au fil des jours, entre ses propres questionnements et les échanges avec les autres patients, elle va tenter de reconstituer le puzzle de son identité.
Dès les premières pages, j’ai été un peu perturbée par le choix de narration : la troisième personne du singulier. Pour une histoire aussi centrée sur les émotions, les pensées et le vécu intime d’un personnage, je m’attendais à une narration à la première personne, plus immersive. Au départ, j’avais peur que cette distance créée par la troisième personne m’empêche de me connecter pleinement à Andréa et de ressentir sa détresse. Mais, à ma surprise, l’autrice réussit rapidement à faire passer l’émotion malgré cette barrière apparente, et je me suis laissée embarquer.
Très vite, je me suis attachée non seulement à Andréa, mais aussi aux personnages secondaires, tous dotés de personnalités marquantes. Chacun apporte une touche d’humanité et d’émotion à l’histoire.
Pour être honnête, j’avais deviné le dénouement et le plot twist assez tôt. Cela a un peu réduit l’effet de surprise, mais pas mon plaisir de lecture : l’intérêt résidait davantage dans le cheminement des personnages que dans la révélation finale.
Ce qui a vraiment maintenu la note, c’est la plume de Sandrine Catalan-Massé : fluide, agréable, avec une sensibilité qui rend la lecture touchante. Et puis, c’est un roman court, qui se lit vite, et que je recommande si vous aimez les récits sur la mémoire, la reconstruction de soi et les rencontres qui changent une vie. 💙