Ce roman engagé plonge le lecteur dans l’histoire douloureuse de l’esclavage aux États-Unis. On sent un vrai travail de recherche : l’autrice s’est inspirée du Grand Marais Lugubre pour imaginer Freewater, et partage d’ailleurs des informations historiques dans une note finale très éclairante.
J’ai été immédiatement touchée par Homer et Ada, deux personnages forts auxquels je me suis vite attachée. Le récit alterne plusieurs points de vue, notamment celui de Sanzi, une jeune fille aussi attachante qu’agaçante (mon coup de cœur). Il y a beaucoup de personnages secondaires — parfois un peu trop pour ma mémoire des noms — ce qui peut légèrement troubler la lecture par moments.
Le style est poétique, immersif, et m’a fait vivre une palette d’émotions. J’ai vibré, tremblé, espéré avec eux. Malgré quelques longueurs, le suspense reste bien dosé et le propos est fort. Un roman exigeant, conseillé à partir de 12 ans, mais que je recommanderais plutôt dès 14-15 ans, sauf pour les jeunes lecteurs très aguerris et fans de récits historiques.