Bon. 80 pourcent du livre il fait un petit cours sur l’histoire du rap français avec un ton de « journaliste neutre » qui n’en est rien: rappeuses invisibilisées et il ne cesse de citer des rappeurs accusés d’agressions en le disant vite fait une fois, « ha au fait ils sont accusés » . Les deux derniers chapitres sont enfin intéressants: il dépeint enfin un constat sur le rap actuel et on a droit à un peu de son avis sur la question. Il s’est évidemment trompé, doit on le rappeler sur le fait que « Gandhi était un rappeur suisse et qu’il a fait partie de Starflam », mais bon il a dit qu’il changerait ça à la prochaine impression de livres.
Décevant sauf peut être les 2 derniers chapitres qui abordent les enjeux actuels de l’industrie du rap (dernier tiers du livre). Les rappeuses ont le droit à quelques lignes à la moitié du bouquin, mais sinon invisibilisées tout du long. C’est bien dommage de reproduire les schémas de cet univers masculin, alors que le livre est un bon moyen d’aider à s’en émanciper… Ça aurait eu de l’intérêt, par exemple, d’expliciter davantage ce que les rappeuses apportent de nouveau au rap (car c’est un peu l’objet du bouquin, l’histoire du rap et de ses influences). Idem pour les VSS : en 2025, difficile d’accepter seulement 10 lignes là-dessus dans un livre sur ce sujet, au regard de la centralité de cette problématique dans le monde du rap. Sur l’histoire du rap et de ses différents courants, on comprend les grandes idées, mais ça fait très liste à la Prévert + mise en avant de certains noms au détriment d’autres (ça cache une prise de position pour un journaliste revendiquant une certaine neutralité).
Ca se lit tout seul, c'est une très bonne rétrospective du rap francais/francophone et de ses évolutions. Mehdi est une encyclopédie et clairement un bon gars, on le sait et on se sait. Le livre est trop fin pour tomber dans une téléologie ou une vision linéaire ou monolithique, la complexité de ce qu'est le rap francais est bien rendu. Puis il raconte bien, il est plaisant à entendre comme il est plaisant à lire, malgré une plume pas toujours inspirée et clairement plus habituée aux formats oraux.
Cependant je regrette qu'il ait pas fouillé plus l'aspect politique. Clairement je pense qu'il y a beaucoup plus à dire. Même s'il l'aborde, en parlant du public facho, du confusionisme à travers Freeze, et de la dépolitisation en général, je m'attendais à plus surtout d'un bouquin de la Fabrique. Mais bon, ce n'est pas le sujet du livre, et c'est son droit. Ca reste très cool.
C'est dommage, c'est plus un historique/état des lieux du rap francophone qu'une réflexion vraiment poussée sur où on en est et où on va, ca manque pas mal de politique à mon goût. Et je saurais pas trop dire à qui s'adresse le livre car un peu trop niche pour le grand public, mais des personnes déjà intéressées par le sujet n'y apprendront pas grand chose.
Ca reste très plaisant à lire, mais j'aurais aimé voir Mehdi se mouiller un peu plus et nous parler davantage de ce qu'il pense aujourd'hui.
3.5 / lu en livre audio J'écoute très très peu de rap et je ne connais très très peu l'histoire du rap français/francophone donc j'ai beaucoup aimé les 3 quarts du livres qui retracent un peu ça ; après je trouve que la question dans le titre du livre est abordée hyper tard, trop tard sans doute, parce que se sont les 2 derniers chapitres qui parlent plus spécifiquement de l'industrie musicale, j'ai pas tellement d'avis sur ce qu'il y dit mais je suis un peu déçue, je pense que ça aurait pu être plus explicite dans les mots utilisés. Je ne pense pas que parler de dépolitisation par exemple, dans un livre de cette maison d'édition soit un choc. La question du genre est pas du tout abordé, c'est vraiment dommage, et vraiment préciser seulement pour 2 artistes les accusations/procès pour des VSS alors qu'il y a d'autres artistes cités où cela aurait pu être mentionné également, c'est naze. (Je parle même pas du fait que les VSS soient juste notifiées et pas abordées comme une question à part entière)
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j’avais pas mal d’attentes par rapport à ce livre, étant particulièrement curieux de voir comment le sujet allait être traité. Autant dire que j’ai été plus que déçu sur plusieurs points.
1) invisibilisation quasi totale du rap féminin. À part quelques mentions rapides de noms comme Diam’s ou Shay, le rap féminin est quasiment absent du livre. Pourtant, l’auteur revient constamment sur l’évolution du rap à travers ses différentes époques et ses différents courants. Il n’a cependant pas jugé utile d’inclure ce que les femmes ont apporté à ce genre pourtant souvent présenté, de façon stéréotypée, comme masculin. C’est une occasion manquée. Un ouvrage qui prétend analyser l’histoire et les transformations du rap ne peut pas faire comme si les femmes n’avaient joué qu’un rôle marginal dans son développement. Cette absence révèle finalement davantage la façon de penser de l’auteur que la réalité du milieu rap lui-même.
2) une neutralité revendiquée mais peu visible dans les faits. L’auteur affirme qu’il n’a « jamais eu la volonté de mettre en avant un certain type de rap plutôt qu’un autre ». Pourtant, à la lecture, il présente constamment certains rappeurs blancs et issus de milieux relativement aisés comme des figures révolutionnaires du genre. Il parle beaucoup plus des contributions d’Orelsan et de Nekfeu que de celles de nombreux rappeurs noirs et maghrébins qui ont pourtant profondément transformé le rap français. Cela n’enlève rien au fait que ces deux artistes ont effectivement marqué le paysage du rap. Mais se concentrer à ce point sur eux participe à invisibiliser « les racines, la culture et les fondements du rap », ce que l’auteur lui-même déplore à plusieurs reprises au cours du livre.
3) un refus d’aborder certaines questions pourtant importantes. Comme dit précédemment, il parle beaucoup d’Orelsan et de Nekfeu sans jamais aborder les accusations ou controverses qui les entourent. Concernant Orelsan, on peut rappeler qu’il a été relaxé par la justice, mais ne même pas évoquer le sujet une seule fois dans un ouvrage qui prétend analyser le rap et son impact culturel reste surprenant. Pour Nekfeu, on peut laisser le bénéfice du doute à l’auteur, dans la mesure où l’affaire n’a été rendue publique qu’en novembre 2024. Le livre était peut-être déjà terminé à ce moment-là. De façon plus générale, le fait de ne pas aborder la question de la misogynie dans le rap me paraît assez incroyable dans un ouvrage qui prétend analyser ce qu’est le rap. Que l’on considère ce phénomène comme central ou non, il fait partie des débats qui traversent le genre depuis des décennies et mérite au minimum une réflexion approfondie. Bien sûr, cela ne veut pas dire que la misogynie est seulement présente dans le rap, loin de là! Mais étant un domaine dominé par des hommes, ce serait le minimum d’en parler.
4) une réflexion intéressante mais trop limitée. Au final, il n’y a que les deux derniers chapitres qui proposent un véritable questionnement et un réel intérêt au-delà de la simple présentation mais partielle de l’histoire du rap. Et encore, même dans ces chapitres, l’auteur n’analyse pas suffisamment les tenants et les aboutissants des phénomènes qu’il évoque. Il soulève certaines questions mais refuse visiblement de reconnaître ou d’interroger ses propres biais, ce qui limite fortement la portée de son analyse. Au final, ce livre donne davantage l’impression de raconter une certaine histoire du rap que d’en proposer une réelle analyse.
Vraiment intéressant et bien écrit ! Les premiers chapitres reviennent sur l’évolution du rap français (voire francophone) des dernières décennies, tandis que les derniers chapitres sont davantage réflectifs sur les défis qui attendent le milieu s’il veut survivre et se renouveler. Il y a une sorte de storytelling tout au long de l’essai qui fonctionne tellement bien qu’on aurait presque envie d’une adaptation en documentaire pour avoir la voix de Mehdi Maïzi sur des images d’archives et surtout pour accompagner les sons évoqués tout au long. Très sympa les playlists proposées à la fin de chaque chapitre.
Solide, mais l’usage trop fréquent de mots anglais nuit à l’ensemble alors que des traductions adéquates existent. Je pense notamment aux innombrables "background", "hype", "new wave" ou encore "trend", par exemple.
Livre intéressant qui revient sur les faits marquant l'ayant amené de musique méprisé à numéro 1 des streams (meme si toujours méprisé), et explique ensuite les conséquences de ce changement de posture sur le rap
C'était un peu plat sur le début de l'ouvrage, mais une fois les bases étant exposées, on entre dans le vif du sujet : les deux derniers chapitres (Le rap est-il la nouvelle pop et It's time to watch the party die) sont très bons. Donc juste dommage que les considérations politiques n'arrivent pas plus tôt.
Je trouve qu’on reste trop en surface des transformations du rap. J’aurais aimé qu’il décortique plus finement ce que le streaming à fait au rap… en mode une comparaison entre la production d’un album en 90 et aujourd’hui… ce qui change techniquement mais aussi économiquement. J’aurais aimé lire un peu plus d’analyse politique ou socio mais en vrai c’est pas son taff et c’est pas ce qu’il a promis donc c’est pas étonnant c’est juste en étant à la fabrique je m’attendais à ça.
L’idee des playlist est banger ça m’a fait replonger dans pleins de classiques🙏🙏 et en découvrir certains aussi.
Un historique du rap français, une lecture très simple et chapitrée pour vulgariser auprès des novices intéressé.e.s (moi). Les playlists de fins de chapitres sont un ajout très intelligent pour facilement s'immerger des sons et artistes mentionnés. On m'a fait remarqué que ça manquait de femmes. Personnellement, pour un ouvrage des éditions La Fabrique que d'habitude j'adore, j'ai trouvé les analyses socio-politiques un peu trop de surface, on reste vraiment ici dans une énumération chronologique et thématique.
Je connais mal le rap mais apparemment y a pas de rappeuse (my bad, j'ai cru), on peut écrire vite fait une ligne sur des accusation de VSS sans aller plus loin (dommage, j'a cru qu'on analysait des trucs) et apparemment la majorité des gens qui ont révolutionné le rap ces dernières années sont des mecs blancs (oh no, I've seen this pattern before). Ca aurait mérité d'être plus fouillé (comme les deux derniers chapitres par exemple), avec des analyses assumées. Dommage, car le sujet est interessant.
Très intéressant, avec une écriture assez orale qui rendait la lecture très fluide. J’ai beaucoup appris sur l’histoire du rap francophone, et je repars en plus avec de quoi recharger mes playlists. Cependant j’ai été surprise que le livre soit à ce point là historique pour n’aborder le coeur du sujet annoncé (à quel prix ?) à la fin seulement, ce qui était peut-être un peu dommage.
Écouté (à moitié) en audio book On nous a promis une réflexion sur le rap au final c'est un condensé historique de Wikipedia et de vidéos youtube Pas nan plus sûr que citer Jorrdee le ptr soit super pertinent dans l'analyse du succès actuel du rap Je préfère 100x le MouseCast et ses interviews, pas merci pour ce navet Mehdi, mais surtout big L à nouveau à La Fabrique
intéressant si l’on a seulement des bases sur le sujet mais le livre reste extrêmement en surface de la question qu’il pose. On revient un peu trop sur l hisoire du rap français sans vrm explorer de nouveaux prismes. Toujours cool de découvrir qlq nouveaux morceaux donc merci aux playlists pour accompagner le chapitre.
La réponse à la question de la couverture ne vient que dans les deux derniers chapitres. Mehdi Maizi est l'un des meilleurs journamistes Rap en france, mais il a juste raconté l'histoire du rap français et cela a été déjà fait des dizaines de fois.
Intéressante chronologie de l'évolution du rap français. Je crois que je m'attendais à davantage de développement de l'avénement du rap en France et ce que ça vient raconter de la société actuelle.
j’ai préféré la 1ère partie histoire à la deuxième, un peu attendue/superficielle à mon goût. Ça reste agréable à lire et instructif bravo Mehdi et +1 pour les playlists
Toujours très étonnée que Mehdi Maïzi a écrit pour les éditions La Fabrique mais sinon c’est très bien écrit et y’a beaucoup de réflexions intéressantes. Period.