A 26 ans, Sylia prend le contre-pied des injonctions familiales qui lui ont été dictées depuis son enfance et qui l'empêchent de se réaliser pleinement. Se sentant enfin libre d'être elle-même, elle cherche sa place dans le monde.
Sylia est une jeune femme bien née, marocaine et habitant à Paris. Suite à la narration d'un avortement forcé subi par sa cousine, qui résonne en elle avec toutes les injonctions subies tant dans son milieu familial que professionnel, elle fait une crise et est internée en hôpital psychiatrique. Elle a ensuite une relation toxique avec un bad boy des banlieues. Je n'ai pas du tout aimé ce roman. L'écriture et le style sont confus. On dirait plus un journal intime, parfois un cri revendicatif, parfois une confession, qu'un roman. Beaucoup de passages sont méprisants par exemple vis à vis des autres internés (les "pyjamas"), les domestiques, les personnes de classes populaire, sans que ce classisme ne soit remis en question. Il y a de nombreux parallèles entre sa vie et celle de l'héroïne du film "Une femme sous influence", qui ne sont pas très intéressant si le lecteur n'a pas vu le film. La relation toxique avec son copain Jad n'est pas remis en question.
Quelques moments qui m'ont parlé et touché, mais le reste du livre m'a plongé dans une certaine confusion. Le style d'écriture semblait être à l'image de l'état mental de la personnage principale. Ça reste un roman intéressant sur la crise identitaire, qui questionne la place de la femme dans la société marocaine moderne, et celle de la femme maghrébine en France
On m’avait beaucoup vendu ce livre, donc j’avais de grandes attentes. J’ai toutefois été déçue. J’ai aimé les passages où l’autrice évoque son ressenti face à sa culture confrontée à la France, ainsi que la découverte de certains mots en darija et de références culturelles comme l’importance d’être « de bonne famille » (un monde que j’ai découvert en fréquentant les Marocains de la Mission). En revanche, la partie à l’hôpital m’a semblé confuse, avec des symptômes et diagnostics trop peu clairs. J’ai aussi été mal à l’aise avec la relation avec Jad, décrite de façon très factuelle, sans assez de recul ni de réflexion, notamment sur des comportements problématiques peu questionnés. Le roman m’a globalement semblé trop court, surtout pour développer ces aspects. J’ai néanmoins apprécié certaines références, notamment cette citation :
« Au moins ici à Sainte-Anne, même si j’ai peur, la parole brute, sans filtre et quasi organique de mes camarades m’insuffle un élan vital. Pas de faussaires, que des originaux. »
J’ai aimé qu’on puisse y décrire un aspect positif de l’hospitalisation en psychiatrie. Je me suis d’ailleurs interrogée : les troubles psychiatriques, avec parfois plus d’impulsivité ou de désinhibition, permettent-ils une parole plus “vraie” ? Les patients se sentent-ils suffisamment en sécurité pour témoigner, moins jugés par les soignants ? Ou est-ce un idéal qui, dans les faits, n’est pas vraiment présent, notamment dans les contextes de soins contraints où beaucoup cherchent surtout à écourter l’hospitalisation et peuvent être amenés à minimiser ou masquer leurs symptômes ou propos pour sortir plus vite ?
Alors que le livre commence avec l’émancipation d’une jeune marocaine – issue d’une richissime famille – à Paris, le récit sombre rapidement dans une histoire bien plus glauque.
Une jeune femme sous l’emprise d’un homme, certes bien consentante et pourtant en souffrance, dans une relation destructrice.
Conte moderne des injonctions contradictoires qui ne mènent qu’à la destruction de la personnalité ou banale histoire d’une jeune femme ayant perdu tous repères et incapable de se retrouver ?
La voix de Sylia qui décrit, avec une fascinante froideur clinique, sa propre désintégration
Devo dire che non l'ho capito. Mi attraeva la copertina, con quella frase provocatoria su come bisognerebbe essere, e il titolo, la vergogna. Però l'autrice non sembra essere andata a fondo, anzi, da nessuna parte. E, ripeto, non ho capito tutta la storia della crisi psichiatrica. Per non parlare di tutta la parte di Jad, che pare incompleta e basta.
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I was pretty confused about what to feel about the plot. The plot fails to deliver the impact in regards to shame in certain societies. The plot regarding the mfc confused the heck out of me. Overall, interesting. I feel like I'll have to read it again.