Dans une ville défigurée par des chantiers gigantesques, le sol vacille sous les pieds de Ghjulia Boccanera : Dan, son âme sœur, est plongé dans le coma après un accident suspect, et la PJ niçoise est mobilisée par un événement dramatique qui touche l’un des siens, le commandant Santucci. La détective privée se lance alors dans l’enquête sur l’agression de son ami, épaulée par une tenancière de speakeasy de la mode, un agent de renseignement amoureux et une vieille chienne rescapée de l’enfer. Au milieu de ce tourbillon fou, s’élève la voix de Dan qui, lui, raconte une histoire d’amour et de mort...
« Si Montale et Corbucci avaient eu une fille, c’est à Boccanera qu’elle ressemblerait. » Patrick Raynal
« La nouvelle héroïne du polar français. » Karine Papillaud
Michèle Pedinielli
née à Nice d’un mélange corse et italien, est romancière. L’ensemble de sa série autour du personnage de Boccanera est publié aux éditions de l’Aube.
Michèle Pedinielli née à Nice d’un mélange corse et italien, se consacre aujourd’hui à l’écriture. Elle a déjà publié, chez le même éditeur, Boccanera, Après les chiens, La patience de l’immortelle et Sans collier.
Dans ce nouvel opus, le sol vacille sous les pieds de Ghjulia Boccanera : Dan, son âme sœur, est plongé dans le coma après un accident suspect, et la PJ niçoise est mobilisée par un événement dramatique qui touche l’un des siens, le commandant Santucci.
J’ai trouvé que ce roman était le plus abouti de la série : il mêle souvenirs de Dan pendant son coma et présent de Diou et Jo.
J’ai découvert les Confréries de pénitents, des confréries laïcs catholiques encore en fonction à Nice. Chacune possède sa chapelle et sa couleur (blanc, noir, bleue ou rouge).
J’ai eu de la peine pour le chien de la voisine du 3e, Mila et son doudou mouton Shawn qu’elle trimballe comme un de ses petits.
J’ai aimé que Diou fasse appel à Franco Soneri, le flic de Parme de Valerio Varesi.
J’ai aimé le personnage de William Talbot, l’ancien amant de Dan : beau comme un dieu, Dan ne sait jamais lui dire non. Mais il découvre petit à petit la part d’ombre de ce gigolo.
Et bien sûr, il est question d’œil : celui que Dan, dans le coma, ne peut pas ouvrir ; mais surtout celui de la vidéosurveillance de la ville de Nice, la ville de France avec le plus de caméra. Le problème : qui regarde avec assez d’attention les images de ces caméras ? Personne, sinon l’attentat du 14 juillet n’aurait pas pu avoir lieu (p.111).
Le tout sous le ciel bleu d’hiver et entre les bouchons créés par les multiples travaux dans la ville. Le plus terrible pour Diou et Jo : la destruction du théâtre nationale.
Sans oublier la verve de certains personnages qui n’ont pas leur langue dans leur poche.
L’image que je retiendrai :
Celle de l’amour fou de Dan pour William jusqu’à ce qu’il découvre sa face sombre.
Diou Boccanera, j’adore cette femme! J’ai l’impression d’avoir trouvé une sœur niçoise! On retrouve Diou et son univers attachant dans ce livre qui se dévore comme une bonne part de socca… à la terrasse du café des travailleurs, son bistro préféré. À lire sans modération (à la suite de ses quatre premières aventures)
Dans cette cinquième aventure de Diou Boccanera, Un seul œil de Michèle Pedinielli, place sa détective au centre d’une enquête complexe qui fera ressurgir son passé et celle de son entourage et leurs démons.
Daniel Lehman dit Dan, photographe, est le colocataire de Diou, de son vrai nom,Ghjulia Boccanera, depuis plus de vingt ans. Après une agression dans sa galerie, il est dans le coma suite à un traumatisme crânien. Tout au long de ce roman, Dan alterne avec Diou les chapitres pour se rappeler une histoire d’amour de sa jeunesse.
Diou frise la cinquantaine, la ménopause active. L’agression de Dan ne sera pas la seule. L’assassinat de la compagne de son ex-mari, passé commandant de police à Nice, vient corroborer le fait qu’un malade rôde autour d’elle et son entourage.
Gabriel Colonba, le nouveau petit ami de Dan, travaille aussi à l’agence du renseignement territorial, ex RG. Il lui avait demandé de surveiller deux autres galeries.
Le détective de Michèle Pedinielli est toujours complètement atypique, au parler redoutable. Cependant dans ce tome, la nostalgie du temps qui passe est une composante importante. Néanmoins, l’amitié est une qualité de la fidélité de Diou à ses valeurs.
Comme toujours, l’écrivaine égratigne la politique, en fustigeant le maire actuel et ses rêves de grandeur architecturale mais aussi sa folie sécuritaire avec son premier réseau de télésurveillance de France. Seulement cela ne s’arrête pas là. Ainsi, Diou dénonce la construction d’innombrables hôtels de luxe plutôt que des logements sociaux. Et, tant d’autres choses aussi savoureuses rappelant le passé de cette ville.
Le côté Punk, à gauche de la gauche, malgré ses cinquante ans, est toujours présent. Et c’est quand même ce qu’on aime retrouver dans ses romans.
Un seul œil est un vrai roman policier de Michèle Pedinielli qui raconte une enquête à l’intrigue complexe, sans temps mort, en plein cœur du vieux Nice en pleine mutation. Chronique illustrée ici https://vagabondageautourdesoi.com/20...