Le choix des photographies est intéressant malgré un léger manque de mise en contexte historique ou culturel de certaines d'entre elles. Je regrette également l'absence des noms des défunts dont les photographies nous sont ici présentées. Il faut cependant être réaliste, beaucoup de photographies de ce genre sont anonymes, témoignant de la normalité de la mort à une époque qui nous paraît si lointaine. La bibliographie est légère mais censée, avec notamment des ouvrages d'historiens dont le travail autour de l'histoire de la mort est remarquable. Un petit regret pour la présence de Philippe Aries dans celle-ci, mais j'imagine qu'il s'agit d'un choix. Globalement, il s'agit d'un ouvrage sensible, présentant un rapport à la mort que nous avons oublié, une coutume qui peut nous paraître étrange dans notre époque aseptisée et où nous célébrons plus les vivants que les morts, une sorte de memento mori sous forme d'un livre.