Des pretres quittent le clerge. En claquant la porte ou ayant obtenu de Rome les autorisations necessaires. Naguere, leurs departs s'expliquaient par des troubles psychologiques, la perte de la foi, ou le desir de se marier. Depuis quelques annees, une autre attitude est frequente: celle des pretres qui contestent l'Eglise, veulent la quitter pour purifier leur foi, veulent quitter le clerge pour rester pretres. Ils dissocient le sacerdoce et le genre de vie impose aux membres de ce corps social qu'ils pensent condamne. La condition faite aux membres du clerge explique a la fois ces departs, la crise profonde que l'on peut discerner chez ceux qui restent, et la chute des vocations.
L'Eglise de demain devra-t-elle donc se passer de pretres ? Sinon, il faut alors changer radicalement la condition du pretre. Il faut detruire le " clerge ." L'auteur analyse certains des elements qui devraient permettre la " declergification " du sacerdoce: mariage, travail professionnel exerce par des pretres, specialisation des taches, nouvelle organisation de l'Eglise, etc.
Sans pretendre resoudre entierement le probleme pose, ce livre voudrait ouvrir de nouvelles voies constructives aux debats actuels sur la crise du sacerdoce.