C’est vraiment, vraiment une lecture qui colle avec l’automne et la vibe un peu horrifique que certaines personnes cherchent - moi comprise.
Et je n’en suis absolument, mais absolument pas déçu.e. Tout, du plot, à la plume, aux personnages, à l’ambiance, j’ai absolument tout adoré.
Bien sûr, toujours regarder les triggers warnings avant de se lancer dans ce genre d’histoire et si chacun y est sensible différemment, j’ai pour ma part vraiment apprécié cet aspect fantastique et horrifique à la fois.
Et puis, bon... J’ai envie d’en parler un peu plus, citations à l’appui. Alors c’est parti.
Je dois avouer qu’au départ, je craignais un peu ce sujet-là, par peur des clichés notamment. Mais bien au contraire, c’est tout ce que j’aime.
Oui, les menstruations marquent un changement dans le corps de celleux qui possèdent un utérus. Un changement pour elleux ; pas pour les autres.
C’est ici érigé en une force, une chose à célébrer et non pas à craindre. Ce n’est pas grave, pas à cacher, pas à en avoir honte. Bien au contraire, c’est une réjouissance, une nouvelle étape dans leurs avancées respectives ; dans le respect, aussi, qu’elleux obtiennent face à la gente masculine.
Bon une petite peine au cœur (rapide) pour Thea qui souffre d’aménorrhée primaire, mais c’est aussi l’histoire qui veut ça....
C’est sincèrement ce qui me faisait le plus peur, parce que je déteste le trope “reverse oppression” (je ne sais pas si le terme existe, mais bref, vous avez compris).
Heureusement, il n’est pas poussé à l’extrême, ou du moins est bien manié. Déjà, cela ne se déroule que dans un village loin de tout et tout le monde et n’est pas un modèle - quoi que, au fil de notre lecture, on ne peut se demander “ et si... Ce ne serait pas une bonne idée ?”
Ici, il s’agit d’une matriarchie et les hommes ne sont là que s’ils ont une utilité : le travail, la reproduction et la mort.
Je pense que s’il n’y avait eu que cela, je serai resté.e sur ma faim, mais c’est tellement bien intégré au reste de l’histoire, fait tellement sens que bordel, j’adore.
J’avoue tout, cette phrase m’a mis une claque et je me suis arrêté.e quelques secondes pour y réfléchir. Faire le parallèle avec notre société contemporaine fait sens, bien sûr, mais fait surtout mal.
La sororité est un mot qu’on entend de plus en plus, que parfois, je crois entrevoir, mais que je ne suis pas certaine d’avoir déjà vécu. Par contre, les critiques, les regards de jugements, c’est tellement courant. Tellement plus facile, peut-être ?
J’en suis venu.e à me poser la réflexion de si oui ou non, ce n’est pas exactement ce que la société cherche en partie à faire. Faire en sorte qu’on se déteste, qu’on se regarde pas mal, parce que c’est tellement plus simple de nous gérer séparément.
Ils auraient tellement peur, les hommes, si les femmes s’alliaient véritablement.
La vengeance, c’est un sujet que j’adore particulièrement, mais qui, malgré tout, reste assez tricky à écrire. Et là, je me suis régalé.e.
Déjà, quand on parle de femmes qui se vengent des hommes qui leur ont fait du mal, je suis vendu.e. Mais là, leurs faire payer leurs actes même passés, exactement comme les femmes ont pu subir des siècles durant avec l’emprise qu’ont pu avoir leurs pères, frères, époux avant ? Bordel, je veux plus de livres là-dessus.
C’est étrange parce que les hommes de Kilburry ne sont pas comme tous les autres, parce qu’ils sont “conscients” et consentants dans cette vengeance, mais cela apporte malgré tout... Une certaine once de satisfaction coupable que je ne peux effacer.
Le village de Kilburry a ce but : faire de ce lieu un havre de paix où les femmes pourront se libérer de leurs colères et la nature s’en nourrit.
C’est un lieu étrange, mystique et les femmes sont plus que de simples êtres humains : elles sont celles qui intiment la peur. Celles qui font régner l’ordre. Celles qui, pour une fois, sont en position de pouvoir.
J’ai eu de la peine, parfois, pour les hommes de Kilburry et mal à l’aise avec cette notion de manipulation, d’emprise qu’a la ville autant sur les hommes que les femmes d’ailleurs. Un léger trigger pour moi, mais qui fait sens dans toute l’histoire que l’autrice nous propose
Bref, les rôles sont inversés et pour le coup, j’ai plutôt apprécié.
Le village de Kilburry a ce but : faire de ce lieu un havre de paix où les femmes pourront se libérer de leurs colères et la nature s’en nourrit.
C’est un lieu étrange, mystique et les femmes sont plus que de simples êtres humains : elles sont celles qui intiment la peur. Celles qui font régner l’ordre. Celles qui, pour une fois, sont en position de pouvoir.
J’ai eu de la peine, parfois, pour les hommes de Kilburry et mal à l’aise avec cette notion de manipulation, d’emprise qu’a la ville autant sur les hommes que les femmes d’ailleurs. Un léger trigger pour moi, mais qui fait sens dans toute l’histoire que l’autrice nous propose
Bref, les rôles sont inversés et pour le coup, j’ai plutôt apprécié.