Danser pendant trois jours à Berlin, perdre la notion du temps, enchaîner les drogues : à 25 ans, Victoire ne vibre que pour la prochaine fête. Car c’est là, dans la brûlure du plaisir et le défi à la norme, qu’elle trouve sa place, se sent invincible. Un glissement piégeux jusqu’à la trentaine. Alors, la réalité percute les illusions d’une jeunesse qui a fini par lui échapper. Et dans le grand bassin de la vie d’adulte, il faut choisir : se laisser couler ou apprendre à nager.
On suit le personnage de Victoire de ses 25 à ses 30 ans, ses nuits d'extase et de débauche à Berlin, son addiction aux drogues, ses réflexions intimes sur la vie, le temps qui passe, et sa quête de sens dans un monde incertain. Elle reste lucide sur ses travers.
Ce premier roman met en lumière la résilience de l'héroïne, sa lutte contre ses démons et son désir de sortir de la spirale destructrice. On est immergé dans l'univers chaotique de Victoire, on ressent la lourdeur de l'addiction et l'angoisse du vide existentiel.
L'auteure fait le portrait d'une génération désillusionnée à travers la dualité de l'existence de Victoire, oscillant entre la fête et le mal-être. Elle interroge à la fois les rapports à soi et aux autres, et la difficulté de se reconstruire dans une société en proie à la peur et à l'instabilité.
J'ai trouvé qu'il y avait des moments de lenteur dans cette chronique sociale, mais j'ai apprécié l'écriture percutante.
Je remercie NetGalleyFrance et l'éditeur pour cette lecture.
Dans la Saison des bêtises, Mathilde Henzelin nous présente les déboires de Victoire, une jeune femme ayant un problème d'addiction à plusieurs drogues dures, qui vit dans l'instant et refuse de "devenir une adulte".
Ce roman la suit sur plusieurs années de sa vie où l'on voit son évolution personnelle, professionnelle et amicale, et naturellement tout ne se passe comme elle l'avait prévu initialement.
Son histoire crée de l'empathie et est assez bien abordée pour qu'on puisse s'y transposer même sans avoir les mêmes travers que Victoire : le mal-être, le sabordage, le refus de la réalité, les relations nulles et moins nulles, les nouvelles obsessions qui pourrissent tout.
Une très belle histoire sur le passage à l'âge adulte que je recommande !
4,25/5 Un joli livre d’une belle écriture. Non vraiment je crois que ce que j’ai préféré c’est l’écriture, c’est tout ce que j’aime. Elle m’a emportée sans son flux, dans son rythme. L’histoire est intéressante et même si je ne m’identifie pas (j’ai toujours été très sage, du style à boire du thé et lire son livre un samedi soir), mais ça me fascine ces gens qui vivent pour la fête. C’est touchant et triste et aussi plein d’espoir. On a envie de prendre Victoire dans les bras pour dire que tout va bien se passer.
Mon dernier livre de 2024, et quelle claque ! J’ai accroché dès le premier chapitre, on vibre avec Victoire, on s’accroche avec elle, on grandit dans ses pas et on peut se reconnaître dans beaucoup de ses failles. L’écriture est poétique, souvent crue sans tomber dans la vulgarité. Un premier roman détonnant