Navigateur capable de diriger son voilier solaire sur les océans en suspension de la Nuée, Aatea n’en demeure pas moins un paria aux yeux de son peuple : né en mer, il ne possède pas le filament, cet organe symbiotique qui permet aux siens de coexister avec de gigantesques îles vivantes. Seules ses expéditions maritimes l’aident à endurer la servitude à laquelle le contraint le système des castes. Or, après une attaque de pirates qui coûte la vie à tous ses passagers, Aatea perd le droit de naviguer. Aatea choisit alors l’impensable : fuir la sécurité des îles, tout abandonner et suivre les traces de sa grand-mère, une exploratrice dont les récits ont bercé son enfance. Tandis qu’un froid inhabituel s’abat sur le monde, Aatea part seul sur les flots instables, déterminé à voyager plus loin que quiconque. Cependant, dans la Nuée, où tout se dévore et se déchire, de nombreux dangers guettent le navigateur ; des dangers mais aussi des rencontres, de celles qui ancrent une vie et lui donnent un sens.
Je pensais me lancer dans un roman d’aventure maritime, mais Aatea m’a emporté bien au delà. C’est un roman aussi doux qu’amer, aussi poétique que rude, aussi beau que cruel. Je me suis beaucoup attaché à Aatea, et à un autre petit être que je vous laisserai le soin de découvrir. Le roman m’a emporté de la première à la dernière ligne, et je peux vous dire que certaines pages portent les traces du sel contenu dans mes larmes.
Plongez vous dans le Corps Noir. Embarquez dans le bateau d’Aatea et laissez vous emporter. Découvrez les secrets de la Nuée, elle est vaste et lumineuse.
3,7/5 Et bien, voilà un roman orignal! Je suis ravie d’avoir enfin pu découvrir la plume d’Anouck Faure. J’ai aimé son style, ses idées, ses descriptions. Mention spéciale pour le perso principal qui est bien construit et vraiment intéressant. On s’y attache vite Mais il m’a manqué un petit quelque chose, je crois que j’ai pas totalement saisi le fond du propos. C’est comme si j’étais restée très détachée du sens du texte Très bonne lecture quand meme, je lirais La cité Diaphane avec plaisir!!
Dans un univers où l’on vit sur des îles vivantes, Aatea est né en mer et s’est ainsi retrouvé dépourvu du filament, l’organe symbiotique qui permet aux habitants de la Nuée d’interagir avec ces îles. Lui qui aurait dû être un prince devient alors un esclave, jusqu’au jour où les circonstances vont l’amener à quitter la Nuée. ⠀ Ce qui frappe tout de suite lorsqu’on commence cette lecture, c’est la qualité de la plume d’Anouck Faure. Poétique et sensorielle, celle-ci nous embarque rapidement sur les flots de la Nuée où nous apprenons à nous attacher à Aatea et où nous découvrons la société dans laquelle il a grandi. ⠀ Mais si la plume est très belle, la société dans laquelle évoluent les personnages l’est nettement moins. Pour que quelques personnes maintiennent un rôle privilégié dans l’organisation de l’île, nombreuses sont les personnes qui sont exploitées et mutilées. ⠀ J’ai vraiment apprécié de suivre Aatea, surtout après qu’il ait quitté la Nuée puisque c’est à ce moment qu’il prend vraiment conscience de sa situation et qu’un sentiment de révolte se réveille enfin en lui. C’est aussi ce qui va lui permettre de faire une rencontre qui va le changer profondément. ⠀ J’ai cependant un petit bémol, pas bien grave en soi, concernant le roman : je n’ai pas vraiment compris quel était le message de l’autrice. On retrouve bien sûr des thématiques assez fortes dans le roman, mais j’ai eu l’impression que l’autrice n’allait peut-être pas assez loin dans ses réflexions (à mon goût en tout cas). ⠀ Évidemment, tout ça se joue au ressenti donc j’aurais dû mal à pointer le doigt sur ce qui m’a donné cette impression précisément, mais c’est en tout cas ce qui m’est venu à l’esprit dès que j’ai fini ma lecture. ⠀ Malgré tout, j’ai beaucoup apprécié ma lecture et j’ai aimé découvrir la plume évocatrice de l’autrice. Je suis d’autant plus motivé pour découvrir cette année La cité diaphane qui traine dans ma PAL depuis bien trop longtemps. !
Je veux que pleurer c’était tellement bien 🤧 je pensais lire une histoire parfaite pour la saison, entre navires et mers en suspension, mais c’était beaucoup plus que ça. C’était poétique, beau et émouvant, parfois dur et cruel…j’en ressors très (trop) émue
J’ai beaucoup aimé l’univers, l’ambiance, l’écriture ! Juste ca manquait un peu de profondeur et d’élaboration dans les relations entre les persos pour que ce soit un coup de cœur Mais sinon vraiment cool !!
Sur la Nuée, les îles naissent et vivent en symbiose avec les humains. Ceux privés à la naissance du filament permettant cette symbiose sont rejetés et ne peuvent fouler la terre sans mourir. Aatea est de ceux là. Fils déshérité d'une reine, il est navigateur. Suite à une mésaventure, il décide de suivre le rêve de sa grand-mère de partir à la recherche des lumières au bout du monde.
Aatea est un roman que j'ai particulièrement apprécié, qui mêle plusieurs thématiques telles que, bien évidemment, la navigation, mais aussi une réflexion sur les systèmes de castes sociales ou encore la parentalité, le tout sublimé par la plume de son autrice avec un style beau et contemplatif. Anouck Faure a su créer un univers à la fois très original et intrigant (même si quelques subtilités m'ont échappé) avec ces îles qui nous apparaissent comme des organismes vivants. Le livre dispose par ailleurs d'un excellent prologue et d'une première partie très qualitative qui m'ont tout de suite plu et donné envie de continuer ma lecture.
La trame principale, bien que pouvant paraitre simple, est pleine de promesse : des lumières auraient été aperçues un jour dans les roches bordant la Nuée et Aatea décide de percer ce mystère. Outre le fait que ce simple postulat suffit à emporter mon adhésion pour m'embarquer dans ce voyage, il est évident que de nombreuses sous-intrigues viendront se greffer au gré des pérégrinations d'Aatea, tant tout s'avère dangereux sur la Nuée : pirates, crabes géants, marées, les îles elles-mêmes... J'ai particulièrement apprécié la révélation qui nous est faite vers la fin du roman (si je l'ai bien comprise comme il se devait) et qui vient apporter des réponses satisfaisantes à certaines questions que je me posais.
Qui dit roman d'Anouck Faure dit également illustrations de cette dernière à l'intérieur du livre. Si dans l'ensemble je suis plus sensible à l'univers graphique de La cité diaphane, force est de reconnaître une fois encore le talent d'illustratrice qui est déployé ici et vient donner vie à certains passages clés du roman.
Pour conclure, Aatea est une lecture solide, qui vient confirmer le talent de son autrice, et qui pourra vous plaire si vous aimez les romans se passant en partie en mer. Beaucoup moins cryptique ou onirique que La cité diaphane, Anouck Faure nous livre ici un très joli roman qui nous fait voyager, et parfois réfléchir, sur des océans peu communs.
Aatea navigue, découvre, apprend, cherche une place, évolue et oncoit. Et j'ai aimé le suivre et voir le monde à travers ses yeux, ses émotions et ses aventures. C'est beau et cruel à la fois.
La Cité diaphane, premier roman d’Anouck Faure, avait été un coup de coeur, aussi étais-je impatiente de plonger dans son nouveau roman : Aatea, paru en ce début d’année chez Argyll.
Aatea, c’est un roman fantasy qui nous entraîne au sein de la Nuée – un univers fait de couches océanes superposées. Un concept qui m’a un peu rappelé celui du jeu vidéo Sunless Sea, tout en étant différent (le jeu a une ambiance très XIXe siècle tandis que le roman d’Anouck Faure s’inspire davantage des cultures des peuples du Pacifique). C’est aussi le nom du héros, que nous allons suivre dans sa découverte de ces flots étranges, dans ses aventures et ses drames.
Aatea, né sans filament, ce petit élément qui relie les insulaires à leur île d’attache. Un manque qui le place à part, l’a déchu de son héritage royal, le menant dans la caste des navigateurs. Aatea qui, malgré les traumatismes, va prendre en main sa destinée. Qui, malgré sa solitude et son statut particulier, va découvrir d’autres laissés-pour-comptes. Et tout un univers maritime mystérieux, aux secrets enfouis…
Si j’avais lu La Cité diaphane comme on plonge dans un gouffre, tellement avide d’en percer les mystères que je l’avais terminé tard dans la nuit, j’ai au contraire savouré ma lecture d’Aatea comme on vogue au gré des vents, sur les flots. J’ai goûté le sel des embruns, souffert de la morsure du gel et des coups, me suis émerveillée face à cet univers maritime à la fois si étrange et si familier, émue devant les liens fragiles qui se tissent. Fragiles, mais si forts.
La Cité diaphane avait été un maëlstrom d’émotions sombres ; Aatea fut une traversée solaire, en dépit des dangers de la Nuée, à l’image d’une navigation au long cours où le soleil succède aux tempêtes pour mieux rejaillir. Une traversée où les émotions ont monté subtilement en puissance, jusqu’à un final qui m’a serré le coeur. Un final parfait, où les larmes se mêlaient aux sourires. Un final naturel, après tout le parcours accompli.
Un autre coup de coeur, donc, pour la plume d’Anouck comme son art – les illustrations qui parsèment le texte, de sa main, sont un régal aussi !
Une autrice qui confirme son talent, s’il en était encore besoin. Quant à moi, je garde précieusement le souvenir inoubliable de ma traversée de la Nuée, aux côtés d’Aatea et de mes compagnons de lectures.
Aatea est un magnifique voyage qui nous submerge de ses vagues d’émotions et nous transporte dans la prose superbe de son autrice. Avec son univers d’une originalité plus que rare, Aatea est un roman unique, qui évoque avec brio la notion de liberté et interroge notre identité. C’est un immense coup de cœur pour ce livre qui me laisse la larme au coin de l’œil et l’envie de partir vers un ailleurs au creux du ventre.
Dans la Nuée suspendue, Là où les îles venant au monde chantent, Et le silence éclabousse tout, Perdure un nom, un souvenir.
Aatea
L’enfant des flots, Sans racines, sans symbiose, Vit pour naviguer et protéger, Protéger et naviguer. A l’écoute du murmure des courants invisibles, Des vibrations, des rythmes et des gémissements Qu'il onçoit, comme une mélodie cachée.
Humilié sans être brisé, Soumis sans être abimé, Vient le temps de l’inconnu, De la sauvagerie et du voyage Offert comme un espoir Par une grand-mère de cœur.
Dans cette quête au travers un palais d’ondes et de courants, Notre navigateur découvre l’amour. Pas celui des amants, non, Mais celui des âmes qui se trouvent, Sang contre sang, D’une petite fille qui ne retournera pas à l’écume, Des rencontres qui transforment, Des liens tissés par le hasard Et la mer infinie.
Libre
Sous les cieux éclatants de la Nuée, Compagne exigeante que l’on ne peut ignorer, Entre les dentelles de racine et les lames de corail, Il apprend à voir, A sentir, à comprendre. Les îles parlent, les eaux sussurent, Et un monde incertain à la splendeur mortelle s’ouvre à lui, Comme un carnet de bord que nul n’a lu Dont il remonte le cours indice après indice.
Aatea, fils des flots, Trace sa route sur une coque de carbone dans un univers Où le vivant se mêle au merveilleux, Où chaque pas, chaque voile levée Porte le poids d’un rêve plus grand En forme de lumières dans la montagne
Et nous, lecteurs d’un autre monde, Voguons à ses côtés, Vers cette cacophonie sans espoir, Cette euphorie rageuse Sublimés par la prose Et l’âme d’Anouck Faure, Dans un chant d’îles et de liberté.
C’est terrifiant et merveilleux tout à la fois Ces souvenirs aux parfums bien différents. C’est dense, cela peut être confus Mais tout y est pourtant à l’image de la plume : Fascinant, sans concession, Tissé de beautés et de silences.
Après la surprise que fut la découverte de l’univers, la plume et les crayons de l’autrice sur Cité Diaphane, j’avais très envie de me laisser emporter par son nouveau récit aux aspirations de liberté et aux inspirations miyazakienne. J’en ressors un peu partagée et pas aussi séduite que la majorité.
Je tiens tout d’abord à souligner la qualité de l’objet-livre. Je suis très très fan de la couverture de Xavier Collette et des illustrations d’Anouck qui accompagnent et ponctuent la lecture, permettant grandement d’aider à ce familiariser avec un univers assez original et insaisissable. Elles sont très oniriques et confèrent une ambiance des plus poétiques et douce à l’oeuvre malgré sa rudesse. C’est encore une réussite de ce côté-là comme avec La Cité Diaphane.
L’histoire, elle, a des allures de Nausicaa de Miyazaki qui rencontrerait Les enfants de la baleine d’Abi Umeda avec un soupçon de Drifting Dragons pour la navigation. Autant vous dire que j’étais dans mes petits chaussons pour ce qui est de l’ambiance et du décor. Cependant, cela m’a demandé des efforts importants pour parvenir à ce constat tant la plume riche, et parfois un peu trop de l’autrice, rend les choses ampoulées et brumeuses à de nombreuses reprises, rendant la lecture assez résistante. Dur dur quand on veut qu’un texte soit poétique.
Cependant, j’ai apprécié de retrouver les élans libertaires d’Anouck avec le récit de ce jeune eunuque, navigateur sur un voilier solaire des plus singuliers sur les océans en suspension de la »Nuée », qui décide de se défaire des chaînes de sa société pour partir explorer le monde qui l’entoure que sa grand-mère a commencé à lui dévoiler à travers ses écrits. Une exploration qui ne se fera pas sans mal et l’obligera à abandonner son petit confort et à lutter contre ce qui semblait normal pour lui. Dans cette volonté de devenir libre, il dévoilera la réalité complexe de sa société en regard de celles des peuples qu’il va découvrir. Et c’est dans cette altérité que j’ai pris le plus de plaisir comme lorsque Ursula Le Guin jouait à cela dans ses romans de SF.
Cependant pour ressentir cette aventure que de répétitions et de tour sur lui-même pour ce héros, ma foi, un peu fade aussi, il faut l’avouer. Il est gentil, on l’a compris, mais aussi un peu résigné et clairement pour moi, Aatea (qu’est-ce que j’ai eu du mal à accorder ce nom au masculin…) manque de carrure et de charisme. Cela fait son originalité, il est à contre-emploi, mais cela n’a pas facilité ma lecture. L’autrice veut nous faire ressentir la difficulté à s’extraire de son monde cerné par la Nuée, bâti sur elle et autour d’elle, mais elle en rend la lecture collante, à la façon d’une toile dont on peine à s’extraire, et ce n’est que dans le dernier tiers qu’on parvient à s’en sortir pour enfin prendre le recul nécessaire pour tout découvrir. Mais tout ça pour ça ???
Il est vraiment dommage qu’elle n’ait pas réussi à mieux doser les différents éléments qui font la richesse de cette histoire, à savoir : son univers / son décor original, son héros à contre-emploi, l’aventure et le désir de liberté suscité par les écrits de son aïeule, les passages si riche de navigation et les relations qu’il va tisser, lui ouvrant les yeux sur le monde. Tout cela est bien là, mais trop noyé sous des effets de style parfois redondants et pas toujours nécessaires dans l’absolu pour camper le décor et l’ambiance.
Je confirme qu’Anouck Faure est définitivement une autrice à part, avec son propre imaginaire aussi bien sous sa plume que ses crayons et j’aime cette personnalité qu’elle affirme ! Je regrette juste ici un récit trop boursouflé qui aurait gagné en lisibilité et efficacité avec moins de tours et détours et d’effets de manche pour plonger le lecteur dans cet univers brumeux. Heureusement le message finit par bien parvenir jusqu’à nous et l’ambiance emporte autant qu’elle déstabilise, surtout pour les amateurs d’aventure maritime et d’exploration. J’ai donc quand même passé un chouette moment dépaysant.
C’est un livre-monde que le roman Aatea. Anouck Faure a réussi à créer un univers nouveau, unique avec ses civilisations et ses lois de la physique, elle y a infusé tout ce qui fait de nous des humains, les rapports de force et l’entraide, le jeu de la hiérarchie auquel on se plie et le désir de liberté, l’esprit de découverte et le repli sur soi, prendre et donner. Son roman me rappelle la vérité douloureuse que le paradis n’existe pas, que la vie, en elle-même recèle suffisamment de catastrophes pour réserver les vies et les cœurs. Cela semble bien dramatique et tragique, mais c’est pour mieux nous donner la force de surmonter les épreuves et encourager - pour ceux qui ne l’on pas encore compris - à ne pas en rajouter, à ne pas causer plus de malheur dans sa vie et celle des autres. Elle le fait avec une grande douceur et une grande bienveillance, comme une sage. Et elle le fait avec une grande générosité, émaillent son texte de ses illustrations.
Aatea est un personnage dont je me sens proche. A la merci de ceux qui assoient leur pouvoir, forcé de jouer à un jeu aux règles iniques par ceux qui les préfèrent à se montrer vulnérables ; qui ont peur de se retrouver en position d’infériorité même face à ceux qui ne recherchent pas la position de supériorité ; les marteaux pour qui tout est un clou. Il prend sa place dans la société, celle qu’on lui à imposée, très à cœur. Il se sacrifie parce que c’est son rôle de protéger, mais aussi car - ayant souffert - il ne souhaite la souffrance à personne. Il doute, fait des erreurs, se torture un peu pour cela, mais toujours pour chercher la voie du moindre mal. Il aime.
Les phrases sont sublimes, Anouck à un don pour l’imagerie où se mêlet les contraires, ou qui frôle la synesthésie.
Bon, fi de lyrisme pour la suite. Voici mes réserves : Beaucoup de termes nautiques et de navigation, étant incompétente sur le sujet, cela a rendu la lecture un peu difficile. Bon, en fait, j,ai lâché prise : "D’accord, Anouck, je te fait co’fiancé. Si tu me dit que cette manœuvre que je n’arrive pas à visualiser du tout (mouvement, équipement) a tel effet sur le bateau, et bien soit. Même avec le "plan", première illustration, j’ai eu beaucoup de mal à visualiser la Nuée. Disons que l’illustration a éclairé les texte et que le texte a éclairé l’illustration. En fait, c’est le problème des livres-monde, c’est parfois tellement loin de vos quotidiens qu’il est difficile de bien visualiser, ou d’accepter des choses qui nous paraissent paradoxales. Idem pour le niveau technologique des insulaires, je n’arrivais pas à avoir une image claire. Pas si grave.
Vous aimez les textes contemplatifs? Les récits qui explorent les émotions? Les textes mettant en avant la noirceur de l’être humain? Et bien mes amis c’est ce roman qu’il vous faut!
Notre protagoniste principal, Aatea, est ni plus ni moins un esclave, nous allons ici le voir saisir son envie de liberté à pleine main et s’enfuir à la recherche de cette délivrance. Pour cela, nous allons le suivre dans son périple et ainsi découvrir son monde et ses habitants.
Je me dois d’être honnête et vous dire que dans les premiers temps j'ai eu du mal à entrer dans cette SF. La plume est très travaillée,exigeante, poétique et parfois quelque peu complexe. De la vraie science-fiction en somme. Il m’a parfois fallu relire quelques passages afin de bien saisir les tenants et aboutissants.
Une fois cette adaptation faite…et bien on entre dans un monde d’émotions, d’intensité. Énormément de sujets sont abordés au travers de ce récit: la liberté, le deuil, l’amour, la parentalité mais aussi les erreurs humaines, l’égo, les inégalités, le racisme… Au travers de notre héros nous vivons tant d’émotions saisissantes. Ici réside la force de ce texte.
Un mot tout de même sur le world building, mazette, il est incroyable. Perturbant mais incroyable! L’imagination est vivement stimulée, guidée mais laisse la place tout de même à votre propre inventivité. Une ode à l’océan réside entre ces lignes, le monde du silence mais de tous les dangers. Un monde que j’affectionne tout particulièrement et ne me laisse pas indifférente.
J’ai fini ma lecture en larmes contre toute attente au vu de mes débuts aux côtés d’Aatéa. Une très belle lecture sur la force intérieure qui réside en chacun de nous, sur la résilience et le pardon. je ne peu que vous le conseillez si vous appréciez ce style uniquement.
Le livre a plusieurs points forts. Le personnage principal est attachant et c’est un plaisir de suivre son évolution au cours de l’histoire. Le monde imaginaire est original et captivant. On y rencontre de nombreuses cultures rapidement esquivées ; assez pour se faire une idée claire sans pour autant devenir assommant. Ça change bien de l’énième fantaisie médiévale. Les descriptions m’ont emportées. On voit bien que l‘autrice est une artiste plasticienne, car on dirait qu’un tableau se dessine devant nos yeux. Les illustrations aident à l’immersion. La conclusion de l’histoire est phénoménale. Tout se clôture, tout s’explique, ça reprends tous les thèmes abordés dès la première page. Parfait !
Pourtant je n’ai donné que 3 étoiles. Il y a des fragments où l’écriture est splendide et m’a emporté comme une fleuve, mais malheureusement, bien plus souvent, c’est trop verbeux, prolixe. On tourne en rond. On re-décrit les mêmes choses une énième fois. Joli, mais répétitif. J’ai dû faire des pauses et la lecture m’a pris bien plus de temps que d’habitude. Un autre défaut : les personnages secondaires n’étaient que très peu développés.
En tout cas, je ne regrette pas d’avoir lu ce livre et je pense que je lirai d’autres romans de cette autrice.
Aatea c’est une épopée de dingue. Une aventure qui ne manque pas de rebondissements, où la survie est une denrée précieuse.
Chaque partie est une exploration de soi et d’espace, de peuples et de cultures et la confrontation peut être rude.
J’ai été témoin d’une guerre intérieure, d’une incroyable résilience et d’un amour si pur qu’on a envie de le préserver.
Pas de répit ou si peu, mais des messages qui font écho à notre existence passée et hypothétiquement future. Je ne crois pas avoir une once du courage et de la confiance en l’humanité d’Aatea.
J’ai l’impression que le souvenir perdura un moment. Même si j’aurai davantage aimé avoir des entrées plus détaillées de l’univers, un glossaire pour les noms des personnages mais ce sont là des détails.
Quelle plume ! Chapeau bas sur les illustrations en noir et blanc qui ponctuent certains chapitres. C’était très chouette de voir les personnages sous le crayonné de l’autrice.
Aatea n'est jamais aussi bien que lorsqu'il est seul.
Né en mer donc rejeté par les îles de la Nuée - ces organismes dont les racines s'enfoncent jusqu'au Cœur du monde et à travers ses différentes couches verticales d'océans -, asservi au sein d'une société de castes dont il forme avec ses pairs le dernier (bien qu'indispensable) maillon, renié même par sa mère, il trouve confort et épanouissement par la solitude, la navigation et l'exploration dans ce monde maritime.
À quel moment décider que l'oppression devient trop forte ? Que ses évasions solitaires doivent prendre une tournure plus concrète, pressante mais terrifiante ? Est-il alors seulement possible de trouver sa place, une famille ou soi-même, une harmonie dans la Nuée changeante ?
Avec AATEA, l'autrice Anouck Faure et l'illustrateur Xavier Collette donnent vie à un univers poétique dont les habitants doivent apprendre à appréhender - sans espoir de les maîtriser - les courants, les vibrations, la volonté.
Cela donne un livre et une histoire dont j'ai suivi le mouvement et la prose - le mouvement dans la prose aussi - avec émotion, au rythme des marées tour à tour calmes ou tempétueuses, irrésistibles. Et tout cela, contrairement à mes habitudes, sans mal de mer aucun.
Aatea est profondément original : l'histoire, l'univers, les personnages. C'est un roman qui n'est pas très optimiste par rapport à l'espèce humaine, mais non plus. Et pourtant, les personnages principaux maintiennent leur humanité. Je vais pas mentir, j'ai pas tout suivi de l'aspect navigation, j'étais pas toujours sure d'où ils étaient par rapport à la Nuée, le Corps Noir; mais mon sens de l'orientation est déjà compromis dans le monde réel donc bon. Ça se lit bien sans comprendre tous les détails (la carte aide aussi). J'ai mis un peu de temps à rentrer dans l'histoire, mais une fois qu' , je pouvais plus m’arrêter.
Ce ne sera pas mon coup de cœur de l'année, mais qu'est ce que c'est beau ! Bien écrit, des univers marins incroyables et j'ai beaucoup aimé suivre l'évolution d'Aatea et de Paikea, les lectures sociales, toute en nuance. Prochaine lecture : la cité diaphane !
Recommandé pour : les personnes qui aiment la mer, les personnes qui ont aimé un long voyage d'Anne Duvivier ou Cœur de cerf (qui est plus trash) les personnes qui aiment les récits de vie.
Non recommandé pour : les personnes qui cherchent un récit épique avec de grandes batailles, des boules de feu et une glorification des combattants.
3,75⭐️ L’écriture est belle, précise dans les termes, parfois onirique, souvent poétique. Le gros point fort de ce récit c’est la construction d’univers avec ces archipels d’îles vivantes et le système de castes qui en découle. J’ai adoré que cela ait un intérêt narratif à la fin du récit et que « tout s’explique ». La nuée met un peu de temps à se comprendre avec sa superposition de mers et courants marins, mais c’est très original ! C’est un récit de voyage maritime, une odyssée, et je crois que c’est pour cela que ça ne m’a pas plu plus que cela. C’est hyper subjectif mais j’ai tendance à m’ennuyer un peu avec ce genre de récit. Cela reste une bonne lecture.
Franchement cinq étoiles juste parce que je n'ai jamais rien lu qui ressemble à ça. Quel univers. Et quelle écriture magnifique. Il faut que je découvre son premier roman d'urgence 😍