Barbara Carstairs è stata ereditiera, avventuriera, campionessa sportiva, ma soprattutto una grandissima seduttrice di donne. Hubert e la talentuosa Virginie Augustin ne raccontano la vita in purezza, senza farle sconti: Come una donna, in un’epoca decisamente pre-emancipazione, sia riuscita a imporre la propria voce in modo così autorevole e sregolato, è una storia decisamente degna di essere narrata dal compianto sceneggiatore francese.
Hubert Boulard de son vrai nom ; il naît à Saint Renan, Finistère, en 1971. À l’origine, il ne se destine pas à la Bande dessinée, mais aux Arts plastiques. Il entre aux Beaux-Arts, d’abord à Quimper, puis à Angers. C’est là qu’a lieu une rencontre déterminante : Yoann (Toto l’Ornithorynque, La Voleuse du Père Fauteuil...), qui se destine déjà à être auteur et est publié en Angleterre. C’est lui qui fait (re)découvrir la bande dessinée à Hubert et ce qui s’y passe alors, tant aux États-Unis (Miller, Sankievitz, Mac Kean, Mignola ...) qu’en France (Barbier, David B., Trondheim...). En 1994, Hubert passe son diplôme de fin d’étude avec des installations tendance conceptuelle. Une fois sorti, il se pose l’inévitable question : « Et maintenant ?» d’autant plus qu’il se sent de moins en moins attiré par le milieu de l’Art Contemporain et de plus en plus par l’écriture. Après un bref passage dans le graphisme, il commence à travailler comme coloriste (Ninie Rezergoude avec Yoann et Omond, éditions Delcourt en 1999). De nombreuses collaborations suivront (notamment avec Paul Gillon, Jason, David B, Tronchet, Philippe Berthet, Vink…). Il est actuellement le coloriste de la série Spirou, avec Yoann et Fabien Vehlmann. Parallèlement, en 2000, il signe ses premiers projets en tant que scénariste : Le Legs de l’Alchimiste avec Hervé Tanquerelle, paru chez Glénat (qui passe le relais à Benjamin Bachelier au tome 4) et Les Yeux verts avec Zanzim au dessin, aux éditions Carabas. En 2006, Hubert ait son entrée chez chez Poisson Pilote avec La Sirène des Pompiers, dessinée par Zanzim et Miss Pas Touche, réalisé avec les Kerascoët. Suivront en 2010 Bestioles, avec Ohm chez Dargaud, La Chair de l’araignée avec Marie Caillou chez Glénat et en 2011 Beauté avec les Kerascoët chez Dupuis. Hubert vit et travaille à Paris.
Très déçue de ce livre. J'ai eu l'impression de lire l'apologie d'un mec misogyne, raciste, colonialiste et classiste. Les auteurs ont pris le parti de genrer Joe au féminin l'ensemble de la BD, étant donné sa vie, sa vision des choses, sa façon de penser complètement masculine et le fait qu'iel rentre dans les normes masculines, je trouve que ce n'était pas pertinent. La phrase "Je n'ai jamais désiré être un homme. Jouer les hommes est beaucoup plus amusant." est selon moi sortie de son contexte et ne suffit pas à elle seule de continuer de genrer Joe au féminin. Cela laisse un sentiment très désagréable d'un homme mégenré tout au long de la BD. Son comportement avec les femmes est indécent et on représente les femmes lui faisant des reproches comme des hystériques. Il se comporte comme un esclavagiste avec ses travailleurs et c'est pas remis en cause. Pour moi, ce livre est un récit biographique d'un homme comme il en existait plein à l'époque (et qu'il en existe encore), sa seule particularité c'est d'être trans et cette partie est bâclée : on considère juste qu'il s'agit d'une femme déguisée en homme sans pousser la réflexion. Sa vie n'a rien d'extraordinaire finalement. Je ne recommande pas cette BD.
Si le but de la BD était de me faire détester Joe Castairs, c'est réussi. Les planches sont très belles mais cela ne m'a pas suffit pour apprécier la lecture.
Très d'accord avec la revue de @Ca_meli_on. J'ajoute: il ne suffit pas d'être une femme ou un homme ou une personne trans battante et courageuse pour être féministe. Utiliser les mêmes armes de pouvoir et de domination que les hommes (le colonialisme, la chasse, le dédain des femmes et j'en passe) pour "dépasser" les cloisements de genre, ce n'est pas du féminisme (merci l'eco-feminisme d'ailleurs pour l'apport). C'est répéter les rapports de domination. Assez mal à l'aise à la lecture de cette BD.
A good biography of a fascinating and colorful individual.
Joe Carstairs was a rebel. Born into a wealthy English family, she spent her life defying expectations. A tomboy nicknamed "Tuffy" as a child, she settled on Joe as her chosen adult name. By 18 she was driving ambulances in World War I, and in her twenties she rose to fame racing yachts and speedboats purchased with the fortune inherited from her parents. And all along the way she was very open and sex positive about her attraction to women, racking up a set of notches on her bedstead that included a few celebrities.
The first half of the book is strongest as we are caught up in the Carstairs whirlwind. Some of her strengths -- a self-confident go-getter -- take a darker turn in the second half as she arrogantly sets up a little kingdom for herself in the Bahamas and rules the natives with a string of decrees, personifying privilege and imperialism.
I was annoyed that a lot of Carstairs' acquaintances and lovers breeze through the book with little introduction. It was only after finishing the story that I discovered a cast of characters with mini biographies hidden in the back of the book. I wish the information had been incorporated into the narrative, but this is better than nothing, and I recommend flipping back and forth as new character names pop up.
The second half of the book is also a bit light on events, as we skim through the final five decades of Carstairs' life with a series of anecdotes increasingly distant in time with a person who seems to become frozen in a persona she wears like a suit too large for her to fill any longer.
Disclosure: I received access to a copy of this book from the publisher through NetGalley.com.
FOR REFERENCE:
Contents: Preamble -- Dedications -- Preface / Kate Bugos -- Chapter 1. A Robust Little Brute -- Chapter 2. An Actual Boy -- Chapter 3. A Marvelous Body -- Chapter 4. Inseparable -- Chapter 5. Life's Too Short to Be Bored -- Chapter 6. Joe's Kingdom -- Chapter 7. Now She's Dead -- Chapter 8. Touching the Stars -- Chapter 9. You're Not Exactly Colored -- Chapter 10. Joe Goes to War -- Chapter 11. A Boy Forever -- Chapter 12. What's the World Coming To? -- Chapter 13. A Monarch in Exile -- Epilogue -- Biographies
J'ai eu l'impression qu'on essayait de me vendre pour badass un personnage colonialiste, white savior sans aucune remise en question de cette position. Biographie ok mais faut faire gaffe au ton donné quand même... ça reste intéressant historiquement et surtout sur l'effacement de l'histoire queer.
Bon, très déçue. En lisant la quatrième de couverture je m'attendais à l'histoire d'une femme militante qui a su imposer et assumer sa place dans un monde dirigé par le patriarcat. Eh bien absolument pas, Joe est vraiment détestable : raciste, colonialiste, narcissique, macho, misogyne, véhiculant également l'idée qu'un corps parfait est un corps fin... Sa lubie d'avoir une photo de toutes ses conquêtes est franchement à questionner. Ce n'est pas parce que Joe se revendique queer et indépendant.e que cela en fait une figure militante, au contraire on comprend dès le début qu'il n'y a de la place que pour elle/il et pour personne d'autre. Je pense que c'est cela qui m'a en particulier dérangé, on présente Joe comme un modèle de femme s'étant émancipée du patriarcat alors qu'absolument pas.
Un peu compliqué de juger une BD que je n'ai pas réussi à finir... Joe m'était insupportable. Son attitude avec les femmes de son entourage est révoltante, et le livre ne semble pas critique dessus, parce que les reproches qu'elles lui adressent sont mis en scène comme exagérés. C'est une biographie, donc le personnage était peut-être comme ça, mais l'œuvre devrait alors ne pas l'idéaliser. C'est pareil pour les aspects colonialistes du roman : Joe était raciste, et il ne faut pas l'effacer dans une biographie, mais il faut aussi le condamner. Là, c'est vraiment proche de Tintin au Congo... c'est le moment où j'ai arrêté de lire
If you have any sensibilities about colonialism, and depiction of Black people as caricatures, you should steer clear of this book.
While I did read this all the way through, I was appalled at the racism that the main character, a butch lesbian, showed towards the native people of the island she bought in the Bahamas, and transformed into her personal plaything.
Based on the life of Marion Barbara Joe Carstairs, an upperclass British woman, who took the money she inherited, and had fun with it, and bedded as many women as she could at the same time.
I was hoping to recommend this book, but this was not fun, and though fascinating, that is not enough to make this book something you would seek out.
This book is being published on the 17th of February 2026. Thanks to Netgalley for making this book available for an honest review.
Mitigée. Des choses que j’ai appréciées et des choses qui m’ont mise mal à l’aise et qui m’ont surprise dans le manque de regard critique de la part de l’auteur.
J'ai l'impression que les autres review jugent la personne de Joe Carstairs plutôt que la BD en elle-même. Joe ne m'est pas sympathique non plus, loin de là, mais j'ai justement apprécié que les auteurs ne tentent pas d'enjoliver son histoire ou de cacher certains aspects de son caractère pour faire du queer fan service. J'ai par contre peu aimé le fait qu'il était peu évident de suivre la chronologie de son histoire et de ses conquêtes notamment, j'ignore si c'était voulu. Le tout me semblait un peu trop vide, pauvre en texte et contexte par moment, d'où ma note.
Un peu long à mon goût et il manque un peu de structure. Certaines planches me paraissaient sorties de nulle part. Je suis tout de même contente d'avoir découvert cette personne qui, bien que très antipathique, a su bouleverser les codes de son époque.
Une BD intéressante et bien réalisée, mais qui m'a laissée perplexe sur certains aspects : la vie de Joe Carstairs semble problématique sur certains aspects (son colonialisme et son sexisme envers les femmes m'ont vachement perturbée), tout en étant pionnière de revendications LGBT+...
Magnifique roman graphique. Je ne mets “que” 4 étoiles a cause du White Savior Complex de Joe. Le récit est honnête et les illustrations vous font voyager.
Bon... Je m'attendais à adorer cette BD parce que c'est une vie Queer dont j'avais envie de découvrir l'histoire. Et au final j'ai passé ma lecture à lever les yeux au ciel tellement ça m'a énervé. Trop cool la liberté sexuelle, tout ça, mais déjà 1. Pas au détriment des autres femmes et 2. Ça ne fait pas une histoire intéressante !! J'ai l'impression qu'on ne présentait Joe qu'au travers de toutes ses conquêtes, et seulement via le sexe surtout, jamais on n'a le droit de découvrir les relations qu'elle/iel entretenait vraiment avec toutes ces femmes (et leur point de vue sur sa misogynie assumée ?) Du coup à côté la partie pour laquelle j'avais de l'intérêt (être une personne queer méga stylée qui est un-e boss de la navigation) était minime... Ensuite j'ai passé ma lecture à me demander si on mégenrait Joe. C'est pas à moi de choisir évidemment, mais ça m'a mis mal à l'aise quand même. Et enfin le pompom c'est évidemment que Joe est une White Savior et que c'est jamais remis en question ?? Joe débarque, dit que l'île lui appartient et qu'elle va la sauver et allez on va l'applaudir ? Oh no thanks
Je sais bien que les personnes queer n'ont pas à être irréprochables pour exister mais franchement j'ai pas envie de lire des histoires comme ça perso
J’ai relu cette bd pour savoir si je la conservais dans ma bibliothèque ou non. La réponse est non. L’histoire est inspiré de la vie d’une personne qui a existé : Marion « Jo » Carstairs et mon dieu cette personne est détestable. Pour la faire courte, Jo est une personne blanche, bourgeoise, lesbienne et très riche qui a littéralement acheté une île aux Bahamas et en a fait son royaume. Jo contrôlait absolument tout sur cette île y compris les personnes. Iel est tellement misogyne, raciste, classiste et un gros colon que vraiment on souffle quoi. J’ai aussi été super mal à l’aise que Jo soit genré au féminin toute la bd alors qu’il y a quand même beaucoup d’indices qui pointent vers le fait que ce soit une personne transmasc… Seul point positif de la bd : toutes les parties (l’entièreté ?) de sa vie problématiques n’ont pas été mises de côté et le dessin est sympa. Mais vraiment c’est pas la représentation queer qu’on veut quoi.
Manca un po’ di spessore e joe risulta quasi più una macchietta. Probabilmente anche per una mancanza di materiale, come descritto della postfazione. Lo stile delle tavole a me piace molto, molto francese, e per questo restiamo sulle tre e non scendiamo a due stelle. Peccato.
Décembre 2021. J’allais lui mettre 4, puis en lisant quelques commentaires, j’ai pu mettre le doigt sur un malaise que j’avais à la lecture face au comportement de Joe. (Colonialisme, misogynie, sexisme...) Bref. Ça reste intéressant de voir comment elle a vécu sa vie.
La BD raconte la vie d'une personne au final bien antipathique. Cela dit, Carstairs fait partie de l'histoire queer du XXe siècle, pour le meilleur et pour le pire.
J'aime d'ordinaire beaucoup le travail d'Hubert mais je ne suis vraiment pas convaincue ici. La critique de @Ca_meli_on résume parfaitement ce que j'en ai pensé.
Second graphic novel in a row that I can't quite choose a * rating. A little summary in English because it hasn't been translated (yet). This is a mostly true biographical graphic novel with a Gatsby-esque figure at its heart, but this person really existed, a gender queer heir.ess born in a "female" body, but they lived most of their life as a larger than life example of white, masculine presenting privilege.
Joe is a complex character, in any and all senses of the word. Joe is a rich, womanizing, colonialist dick who treats everyone as either disposable or beneath them. According to Joe, the only one who understands them is a doll.
If we just take it at face value, Joe's life IS EXTRAORDINARY! I mean, boats races, lavish parties, relationships with many women who are fascinating in their own right (Marlene Dietrich for one!), buying an island in the Bahamas and acting as its King (it's even more offensive than it sounds)... You get the picture!
But I don't understand why the author didn't take the time to contextualize Joe as 1) a product of their time, 2) how Joe fit into the history of gender queer people and 3) a more in depth explanation of why the authors chose the pronoun "she" throughout, when Joe's gender expression is clearly masculine.
Yes, there was a quote about how Joe never wanted to be a man, but perhaps that was more about modifying the body, but viewed in today's context of being militant about gender specific pronouns, it should've been directly addressed instead of, pardon the pun, pussyfooting around.
Also a quibble about the black and white/color palette. Not sure if the use of color added to the story, gave the added level of drama that it could have.
Histoire très intéressante d'une personne queer bourgeoise avec pas mal de comportements plus que problématique. Le style est plaisant à regarder. Pas un très bon moment mais le personnage est ce qu'il est.
This entire review has been hidden because of spoilers.
Très déçue, le récit biographique est sans intérêt ni fil conducteur, c'est une succession de chapitres sans enjeu. Bref scénario qui aurai mérité d'être largement travaillé.
Personnage excentrique et antipathique, mais dont le parcours reste fascinant. J'ai particulièrement adoré le talent de la dessinatrice Virginie Augustin.
I thank the publisher, authors and Net Galley for the early look at Joe the Pirate (2021, released in February 2026 by Iron Circus in English), a bande dessinee written by Hubert (may he rest in peace, died in 202o at 49), and illustrated by Virginie Augustin. I didn’t quite make the pub deadline, sorry, but I hereby review it, anyway. I asked to read it because I have liked some of Huberts’s explorations of gender and sexuality, sometimes mixed with adventure, such as Miss Don’t Touch Me.
It would be tempting to think of this as a book as somehow representing the queer twentieth-century, in a way, as it documents--some decades hastily--the life and times of British adventurer--the publisher calls her an adrenaline junkie-- Marion Barbara Carstairs, or "Joe" to her friends, born into an apparently endless steam of wealth (oil heiress) in 1900, dying in 1993. Of course, I am only tempted to do that because her life spans the century, because no other queer life is like another, exactly, and many queer folks could never relate to her Gatsbyan show of wealth, but we do get a glimpse into some aspects of queer life in each decade, at least insofar as wealthy, famous and priveleged queer life. In other words, it was possible for some to have almost complete freedom to be who they wanted to be.
Joe's was an aristocratic life, wild and often weird and deeply problematic. She had dozens of lovers--we meet a parade of them, some identified in an afterword series of who’s who bios-- including women probably no one under fifty would even know of any more such as Tallulah Bankhead and Marlene Dietrich, who was the one who called her a pirate, as she was a boating fanatic. She drove an ambulance in WWI, won boat races, bought an island, Whale Cay in the Caribbean, and developed it. She was one wild woman, partying, sleeping with everyone, very attractive. You'd pay attention to the gossip: She did what?!
It is interesting to think of the anti-queer moment we seem to be in again, the hatred, and then see that she got lucky, mainly because of her wealth and fearlessness, to just be who she wanted to be and no one seemed to want to hurt her for it. Maybe other bios of her say it differently, I don't know. But she was unapologetically queer in scarily abusive decades, and of course there have always been ways to be relatively safe in some places and times, but this story seemed so public, which is refreshing for that documentation, anyway.
She almost all of her life dressed as a man: “I was never a little girl; I came out of the womb queer.” She was a kind of a crazy monarch of Whale Cay, an autocrat, posting decrees out of the blue, ordering natives around in racist and classist ways. I see she was featured in a series called Bad Gays about problematic and/or evil queer figures in history, and I can see it. She might have been fun for a weekend, but she would get on a lot of people’s nerves, I'm sure. Manic! Oh, and her only constant companion in her life was a creepy little doll who looked like her named Wadley, that she always talked to. Yikes.
The biography doesn’t hide her warts, but it tends to mostly have fun about her having fun, her outrageousness, her fearlessness, her obscene show of wealth (sure, we’re a bit jealous), but is also real about her racist monarchical bullying of the Cay natives (not cool). There’s a critique here, over all, of privelege abused, though it's mostly siding with fascinating over outraged, I think.
The art is light and fun and enticing in a way. I think she is fascinating in some ways, but I see the Goodreads rating is as of today 3.26, though decide for yourself. She ain’t boring, that’s for sure. For much of it I was not liking it or her, but that's not the point, in a way, to merely like her. She's a fascinating character, and a real, flawed person. She didn't give a damn what you or anybody thinks. But then people got hurt, too. Over all, I actually got into the story, rushed as the later life decades were, but they were going for the fun stuff, of course, not the decline. We learn how she got essentially booted (voted?!) off the island, finally, during the Civil Rights sixties, and appropriately so.
The authors say it is a queer comics biography that stays true to the facts, and I’d say the spirit, of its object, though it is more biographical fiction than other biographies that usually just invent a few things to boost the narrative, like imagined dialogue. But that made for a better story. A little Citizen Kane riches to rags dimension to it. Rise and fall.
Je suis assez embêtée au moment d'écrire cet avis.
Tout d'abord, j'aimerais dire que mon appréciation de cette lecture a fluctué au fur et à mesure de ma lecture. Cependant, j'ai été surprise par la véhémence des autres avis. Je ne cherche nullement à diminuer le ressenti que des gens pourraient avoir. Au contraire, je me sens presque coupable de ne pas ressentir cette même véhémence. Tout d'abord, moi aussi, le côté white-savior et la misogynie m'ont mises très mal à l'aise. Contrairement à d'autres avis, je trouve que le racisme est en quelque sorte remis en question dans le roman-graphique (à travers la scène page 157 par exemple) et que, selon moi, on voit clairement que les auteurs ne cautionnent pas du tout la vision des choses de Carstairs et qu'ils la mettent en scène de façon à montrer qu'elle est dans le tort. Je ne peux m'empêcher d'y voir le reflet d'une époque et d'une personne qui pensait effectivement bien faire. La façon de voir de Carstairs est mi-raciste (ils ont besoin que moi blanche leur explique la vie), mi-progressiste (les populations sont depuis des siècles sous la soumission des blancs, il faut qu'il ait la possibilité de se libérer d'eux). Est-ce que ça diminue la négativité de ses actes ? Bien sûr que non. Quelqu'un qui fait mal, même avec de bonnes intentions, se doit d'être condamné. Cependant, je trouve que c'est bien que ce soit abordé. C'est pas mal de voir un personnage progressif pour son époque et douloureusement problématique pour le nôtre. Puis, le mettre sous le tapis aurait été cent fois pire. J'ai un peu le même point de vue concernant la misogynie intériorisée de Carstairs. D'un côté, je trouve que c'est un peu facile de faire reposer toute la faute sur elle et que certains commentaires exagèrent un peu : oui, elle est (très) loin d'avoir un comportement irréprochable. De l'autre, je reconnait qu'elle a souvent un comportement très problématique et beaucoup de remarques de ses remarques m'ont énervées. Cependant, toutes ses relations ne peuvent pas non plus être résumé à elle qui abuse de pauvres femmes. Plusieurs d'entre elles sont montrées comme des coups d'un soir et des relations purement sexuelles où les deux parties sont égaux et recevoir exactement ce qu'ils attendaient de la relation. D'autres, par contre, sont déséquilibrées et de cela, je suis d'accord. Le coup de partir faire le tour du monde, c'est un vrai comportement de saloparde. De nouveau, je vois un peu ça comme le reflet d'une époque et ne minimise pas le fait que le personnage doit être jugé pour ses actions. Par contre, il faut également soulevées qu'elle aussi a été dans des relations où elles étaient la désavantagée. De nouveau, ça n'excuse rien et je ne cherche certainement pas à le faire, l'excuser. Je veux juste apporter mon ressenti. Juste un petit point. Il me semble hors de propos de reprocher à l'oeuvre de ne pas genrer le personnage principal au masculin. Vu qu'ils ont dit s'être basé sur des sources et des témoignages provenant de son entourage, je crois qu'ils savent si le personnage peut-être qualifié de trans ou pas vu qu'ils savent si son entourage la genrait au masculin ou au féminin. Evidemment, c'est toujours bien d'avoir des personnages trans, surtout qu'ils ont eu tendance à être effacé de l'histoire un peu trop facilement et automatiquement. Cependant, il me semble qu'il est inutile d'aller inventer qu'une personne aillant réellement exister était trans alors qu'elle ne l'était pas. Puis vu comment le récit n'est pas timide sur l'homosexualité de sa protagoniste, je ne pense pas que les auteurs auraient chercher à le camoufler si elle était transgenre.
J'ai un peu l'impression que les gens reprochent au récit de ne pas présenter une personnalité parfaite, alors que c'est justement ce qui m'a plus dans ce roman graphique. Peut-être que je suis complétement à côté de la plaque dans ce que je dis et si c'est le cas, je m'en excuse platement. Je ne cherche absolument pas à dire que le comportement de Calstairs est dénué de sexisme ou de racisme. Mais, on a le droit de raconter et de se rappeler de personnages imparfaits. Encore plus de personnages LGBT imparfaits. Car ils y en a et que c'est aussi ça la représentation. Je trouve que chercher à camoufler ces deux aspects de sa personnalité aurait été plus condamnable que de les montrer, car ça aurait une tentative de la faire passer pour quelqu'un de parfait ce qu'elle était très loin d'être.
En réalité, je serais très contente de débattre avec une personne qui n'a pas du tout aimé ce roman-graphique. Parce que mon avis n'avait nullement vocation à diminuer le ressenti des autres lecteurs et que je vois bien qu'il est divergent de ce que beaucoup pense. Si quelqu'un voulait répondre à cet avis en développant pourquoi il n'est pas d'accord avec moi, ça m'intéresserait beaucoup. Je suis prête à entendre que j'ai tort et réévalué mon avis et mon ressenti :)