Jusqu'en 1967, aux États-Unis, toute personne ayant une ascendance africaine, même lointaine, était considérée comme noire, avec toutes les conséquences que cela pouvait avoir. C'est pourquoi, à l'orée du 20e siècle, Belle Greener devint Belle Greene da Costa et, cachant ses racines africaines, gravit les échelons de la haute société new-yorkaise. Mais peut-on conserver un tel secret une vie durant, même si cette dernière vous donne l'occasion de fleurir dans la lumière des blancs les plus puissants d'Amérique... ?
J’ai tout simplement adoré ce biopic sous forme de bande dessinée, l’histoire de Belle Green est très interessante et retranscrit avec justesse l’injustice qu’on subit pendant des années les afro-américains, après avoir subit des années d’oppression les USA perpétue cette injustice en créant une loi qui stipule que tout ceux ayant une goutte de sang noir dans leur héritage sont des noirs et qui par conséquent n’auraient pas les meme droits que les blanc, un système injuste auquel la famille de belle qui est métisse essaye d’échapper en prenant le nom de Da Costa pour prétendre être d’origine portugaise. C’est donc dans le secret que Belle s’épanouit pour enfin avoir la possibilité de montrer ce dont elle est capable et ainsi devenir une femme puissante à New York. J’ai trouvé en Belle Green la puissance d’une femme prête à tous les sacrifice pour être enfin libre quitte à essuyer un nombre incalculable d’épreuves. En résumé c’est un biopic fort intrigant qui prend vie sous un trait magnifique, les illustrations sont superbe et très expressives, il y a de superbe paysages de librairie qui m’ont énormément plue.
Ok alors c'était super intéressant parce que je connaissais pas du tout l'histoire de Belle da Costa Greene, mais j'avoue je trouve que la BD a une trame un peu étrange par moment ? Ça va super vite sur certains points. J'ai l'impression que du coup on a raté plein de détails importants de sa vie qui ont fait la femme qu'elle était. J'ai aussi l'impression que ça manque un peu de relief, que l'histoire a peut être été un peu lissée pour pas trop se mouiller. Et c'est un peu dommage parce que vraiment y'avait tout pour être une BD 5☆ surtout le dessin qui est miam
Une BD qui aurait pu être intéressante. Une famille métisse aux États-Unis décide de se faire passer pour blanche. Le passing, un concept de plus en plus raconté ces derniers temps, mais ici... l'histoire s'écarte complètement de ce sujet. On perçoit peu les impacts, surtout mentaux, que cela peut engendrer, et la fin est super étrange, avec un message limite. Surtout au début, au lieu de dire "Nègre", ils disent "Nigger" ? Pas compris pourquoi ils n'ont pas traduit le terme. Vachement déçu.
Une bande dessinée qui révolte autant qu’elle touche. L’histoire de Belle Da Costa Green, auparavant Belle Greener, est un symbole de courage et d’ambition, à une époque où le racisme et la ségrégation étaient d’actualité. Coup de cœur pour les illustrations sont colorées et douces de cette bande dessinée qui dresse le portrait d’une femme déterminée.
Les dessins sont incroyables, c’est tellement beau !!! L’histoire est très chouette, rythme rapide car il se passe beaucoup de choses mais facile à suivre malgré tout ! Toujours un plaisir d’apprendre un peu plus sur des portraits de femmes.
Depuis les Culottées de Pénélope Bagieu, c’est la mode de remettre en avant des femmes oubliées de notre Histoire et j’en suis ravie, car mettre celles-ci sous le tapie, c’est nier une partie de notre Histoire et empêcher les petites filles d’avoir des modèles positifs et valorisants.
Je suis donc ravie que de tels titres existent et encore plus qu’ils mettent en avant des pans oubliés de notre histoire, comme ici avec Miss Greene, la bibliothécaire et secrétaire particulière du grand magnat JP Morgan que tout le monde connaît aux Etats-Unis. A ses côtés, nous allons parler également du racisme aux Etats-Unis et d’un certain »one drop’‘ qui forçait ceux avec ne serait-ce qu’une goutte de sang noir à se déclarer Noir et à vivre comme tel pour éviter bien pire. Un drame, alors que l’esclavage avait été aboli mais que la ségrégation régnait encore.
J’ai adoré ce personnage de femme forte et très femme, avec toutes les problématiques que ça englobe. Belle, avec ses frères et soeurs, a fait le choix de se faire passer pour »100% blanche » alors qu’elle était métisse. Les auteurs nous comptent donc son destin entre chemin qu’elle cherche à creuser seule et peur qu’elle a toujours dans le ventre d’être découverte. Une tension véritable qui retranscrit tellement bien cette époque et la façon dont les Noirs et Métis étaient intégrés ou plutôt pas intégrés. Une tension qui habitera cette jeune femme toute sa vie et pourrira ses relations intimes, ne pouvant jamais totalement se dévoiler, de peur du risque encouru et de la réaction en face. Terrible.
Mais le récit ne s’arrête pas là, ce n’est pas le seul angle travaillé. Il est aussi question ici de la vie professionnelle de Belle et de sa relation si forte avec son métier et son employeur. Amoureuse des livres et ayant un oncle bibliophile et collectionneur, les missions de celle-ci pour constituer la superbe collection d’incunables de JP Morgan m’a totalement parlé. J’ai adoré son amour des livres et ce qu’elle a souhaité faire main dans la main avec son employeur. Bien que les auteurs passent rapidement dessus, j’ai bien saisi quel homme incroyable c’était au delà du magnat de la finance qu’on connaît et j’ai trouvé excellent qu’on valorise plutôt le collectionneur que le financier.
Le récit se lit vraiment tout seul grâce à une narration moderne qui laisse la belle part à des planches aérés avec peu de cases et de grands dessins à plusieurs reprises. Le trait est d’ailleurs dans cette veine qui emprunte aux animés et mangas que je trouve si rafraîchissante, et que la réfractrice des BDs d’autrefois apprécie. C’est tellement plus simple et entraînant à lire. Les auteurs en plus retranscrivent avec efficacité la vie de Belle, nous la rendant proche et touchante, mais aussi passionnée et passionnante. J’ai aimé la découvrir comme fille, femme, bibliothécaire, femme de poigne et transgresseuse assumée. Ses aventures étaient simples mais riches et intéressantes.
Le secret de Miss Greene fut donc plus qu’un secret, une surprise des plus réussie avec à la fois un riche portrait de femme forte et un contexte historique sociétal méconnu très intéressant et poignant à connaître. Sous la douceur des dessins tels que présentés en couvertures, ce fut une lecture âpre et pénétrante que j’ai vécue. Je ne regrette pas de m’être laissée convaincre.
Connaissez-vous la « One Drop Rule » ou si l’on devait traduire en français la loi de la « Seule Goutte de Sang » ? Cette loi, qui a été appliquée aux States en la fin du 19ème siècle et 1967, stipule qu’aussi loin remonte votre ascendance, si l’on y trouve une trace d’un parent africain, vous étiez considéré comme personne noire. Ce qui, malheureusement durant cette période encore ségrégationniste au pays de l’oncle Sam, pouvait créer des problèmes à de nombreuses familles. Ce fut le cas de Belle Greener, une jeune femme du début du siècle dernier, vivant à New-York et dont le père était d’origine africaine. Cette dernière fit le nécessaire de manière administrative pour pouvoir vivre une vie tranquille comme les Blancs, quitte à renier ses racines. Mais peut-on vivre réellement en se cachant constamment derrière un personnage factice ? Quelles répercutions ce changement d’identité aura sur la vie privée et familiale de Belle malgré une carrière de bibliothécaire mondialement réputée ?
C’est cette histoire incroyable que l’auteur NICOLAS ANTONA a scénarisé dans ce très beau et passionnant roman graphique. Ce dernier, de manière dynamique et très détaillée, nous offre un portrait d’une femme de convictions, passionnée par l’art et la littérature mais prisonnière du malheur qu’on lui impose de par ses racines noires. Cette vie sensationnelle que mènera Belle Da Costa Greene, son nom d’emprunt, la mènera dans des lieux exceptionnels comme les grands musées et grandes bibliothèques du monde. Elle deviendra également l’assistante personnelle de l’immense JP Morgan, l’homme le plus influent des USA à cette époque. Et tout cela sans que (presque) quiconque connaisse sa véritable identité. Cette évocation romancée de cette femme extraordinaire est sublimée par les somptueux dessins de Nina Jacqmin. Illustrations raffinées, soignées et minutieuses de la représentation des us et coutumes américaines de l’époque, toutes colorées d’une palette douce et attirante. Le scénariste souligne avec la vie de Belle les difficultés déjà immenses d’être une femme à ce moment de l’Histoire mais surtout dans un milieu aussi intellectuel et misogyne que celui du monde de l’art. Nicola exprime aussi toute la volonté de réussite de cette bibliothécaire prêt à sacrifier tellement de choses pour aboutir à ses rêves. LE SECRET DE MISS GREENE est un excellent moment de lecture graphique avec ses dessins superbes nous imprégnant du monde pré et post 1ère guerre mondiale, avec cette richesse de détails et de documentations (les annexes sont remarquables) et avec ce personnage féminin, touchante et d’une force de caractère assez impressionnante. Je remercie @librairieauptitprince pour ce cadeau reçu pour mon anniversaire. Très bon conseil lecture (encore une fois ☺)
Plongée au cœur des Etats-Unis de la fin du XXe siècle et de la moitié du XXIe siècle, pays que nous savons, ô combien gangrené par le racisme et la suprématie blanche, les blancs ne supportant pas que les autres aient les mêmes droits qu'eux, allant jusqu'à inventer la règle de la goutte de sang pour désigner quiconque ayant un ascendant noir comme un citoyen inférieur, ça étonne qui ?? Bref, dans ce contexte difficile pour les Noirs et les minorités, on pratique le passing, on s'invente des origines européennes pour expliquer son teint, quand on a la "chance" de paraître blanc. Miss Greene va incroyablement bien user de ce passing et accéder à des sphères sociales qu'une personne de sa condition (noire donc) n'aurait jamais pu effleurer de son temps. C'est une histoire touchante, une histoire d'ascension sociale, de racisme, de racines, mais surtout, d'acquisition de la liberté, follement bien mise en scène.
After years of slavery and sexual abuse, mixed-race children are borned.
The One Drop Rule is the social rule adopted to preserve pure White.
Some mixed-raced look like pure White and want to "passing". It means they pretend to be White. It's really risky because you can be jailed or be lynched in public.
Miss (Da Costa) Greene will be part of "passing" but deyning our origins catches up with us one way or another.
Ce roman graphique présente le parcours d’une femme forte qui doit lutter pour mener la vie qu’elle a envie de vivre dans un système pouvant lui retirer tous ses avantages.
La règle de l’unique goutte de sang stipule qu’un individu possédant la moindre trace d’ascendance noire est considéré comme personne noire dans une Amérique de fin du XIXe/ début du XXe toujours plus raciste.
Que faire quand on est métis ? Changer de nom, mais à quel prix ?
⭐️ 3,75/5 Une très belle bd, les dessins sont super jolis! J’ai découvert l’histoire de Belle Da Costa Green, que je connaissais pas du tout. C’est très intéressant, peut être un peu rapide sur certains points et pas très approfondis mais c’est une belle histoire et une manière de découvrir le sujet, et de mettre en lumière cette femme qui a mis tout en œuvre pour se protéger durant la ségrégation.
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Cette BD relate la vie de Belle Da Costa Greene, une femme métisse pendant la ségrégation américaine. Pour échapper au racisme, elle va se faire passer pour une européenne d'origine portugaise, mais à quel prix ?
Le dessin est chouette (j'ai beaucoup aimé les couleurs) et l'histoire (vraie) relatée est intéressante.
Septembre 2025. 4,5/5 C’est une histoire fascinante qui me semble avoir été un peu adoucie pour la BD. Peut-être que je me trompe. Néanmoins, le travail artistique est superbe et c’est une belle entrée en matière pour découvrir Belle Green. Je suis curieuse d’en lire plus sur ce personnage historique.
Miss Greene est une personne affirmée. La découverte de ce secret pourrait être fatale pour sa famille. Son apparence lui permet d’être dans les bonnes cases, et elle a su en profiter pour montrer sa valeur et son amour des livres. Sa dureté envers sa famille la confronte au désir de liberté de ses sœurs.
Belle greener devient belle da Costa Greene. jusqu'en 1967 aux usa , la " one drop rule" est en vigueur, concernant la négritude ..... gestion de la bibliothèque et des acquisitions d'œuvres art de JP Morgan, propriétaire du fameux titanic
Des dessins et des couleurs magnifiques qui mettent en lumière l'histoire de Belle Da Costa Greene, la directrice de la Morgan Library and Museum. Un roman graphique historique, un beau cocktail pour plaire !
Superbe ! Autant esthétiquement que dans son fond, avec le récit de la vie de Belle Da Costa Greene ou Belle Greener. Je ne connaissais absolument pas cette personnalité complexe mais j’ai adoré la découvrir dans ce format coloré et leché, à travers un texte dynamique et prenant.
Un récit historique sur la les discriminations raciales aux États-Unis (et ailleurs), sur un figure qui n’avait pas sa place, qui a menti pour en avoir une mais qui a assumé ses choix jusqu’au bout.