Avec Jeux d'infiltrés, je découvre l'univers de Geneviève Boucher, et il est clair que je n’en resterai pas là. Ce livre m’a plu dès les premières pages, notamment grâce à l’intensité de la situation dans laquelle se retrouvent Ashton et Lambert. Leur environnement est si instable que la moindre erreur pourrait tout faire exploser.
Leur dynamique est un jeu de chat et de souris électrique. Ashton, avec son passé et ses failles, trouve en Lambert un adversaire digne de ce nom, et dès leurs premières interactions, l’alchimie est palpable. Lambert a ce talent particulier de faire ressortir chez Ashton ses peurs les plus intimes, et ce, de manière subtile et inattendue. Ce lien intense, à la fois charnel et émotionnel, est l’âme de l’histoire, et les nombreuses scènes intimes participent à la construction de leurs personnages. Si vous n’êtes pas sensible aux romances où la sensualité occupe une place importante, cette lecture n’est peut-être pas pour vous. Mais pour moi, chaque rapprochement avait sa raison d'être, car ce sont souvent des moments où les deux hommes baissent leurs défenses et se livrent réellement. Leurs personnalités sont complexes, mais ils sont unis par une profonde envie de construire quelque chose de solide peu importent les obstacles qui se dressent sur leur route.
Ashton et Lambert portent chacun leurs blessures, et certaines scènes m’ont profondément touchée tant elles exposent leurs douleurs passées. La tension est omniprésente, ponctuée de révélations et de moments de tendresse bienvenus. Malgré leur différence d’âge, je n’ai jamais ressenti de décalage entre eux ; au contraire, leur complicité rend cette différence presque invisible. La notion de famille, qui revient tout au long de l’histoire, m’a également beaucoup émue.