Ils sont quatre, les Dupin : Anna, Isidore, Marceau, Olympia. Une romancière, un peintre, un poète, une actrice. Nés dans un coin reculé du Berry puis jetés sur le pavé parisien, comment ont-ils échappé à la misère, à la maladie et aux balles des fusils ? Pour arracher une seule réussite, combien d'amitiés trahies, de manuscrits refusés, de tableaux vendus pour une bouchée de pain, de poèmes cent fois raturés ? Combien d'hommes puissants sur leur chemin, prêts à séduire ou détruire ? « À nous la vie d'artiste ! » est le cri du cœur des jeunes Dupin, et c'est aussi le cri de ralliement de toute la génération romantique, celle qui connut la bohème et les barricades, qui voulut la gloire et la liberté, et que vous allez aimer à travers les lettres de Francœur.
C'est très sympa ! On s'attache aisément à l'ensemble des personnages. J'ai aimé l'ambiance, les petites anecdotes et les grandes histoires, les propos politiques plus ou moins cachés, la force des personnages féminins et la douceur de la plupart des personnages. Je m'attendais à ce que les insurrections de 1848 prennent une place bien plus grande dans le roman. Au final c'est la partie avec laquelle j'ai eu le plus de mal, avec l'impression que les événements étaient trop résumés quand on ne maîtrise pas de base, et beaucoup de personnages (parmi les ami.e.s des Dupin) que je finissais par confondre. A part ça c'était une bonne lecture, je m'attendais à une fin plus... "finale", comprendre comment Francoeur devient si célèbre, en savoir plus sur la correspondante, mais visiblement il va vraiment falloir lire le deuxième tome !
Fiction basée sur l'Histoire et s'inspirant de la vie des artistes George Sand, Rosa Bonheur et Sarah Bernharddt, Francoeur raconte le destin de la fratrie Dupin en France au XIXème siècle. Comme toujours avec Marie-Aude Murail, l'écriture est un vrai régal de lecture. Le récit (sous forme épistolaire) est extrêmement vivant et empreint d'humour. Un bon premier tome.
j'ai hésité entre 3 et 4 étoiles. Si j'ai globalement bien aimé le livre, j'ai mis quand même pas mal de temps à le lire.
un roman jeunesse historique écrit à 4 mains par Marie-Aude Murail et sa fille. La célèbre écrivaine Anna Dupin, plus connue sous son nom de plume Francoeur, raconte dans une série de lettres envoyées à une de ses jeunes fans son enfance dans le Berry, le déménagement de sa famille sans le sou à Paris (son père artiste peintre y espérant trouvé enfin la gloire) et le début de sa carrière littéraire (en tant que journaliste puis écrivaine). Le tout durant le début et milieu du 19e siècle secoué par la misère et les mouvements politiques et sociaux (révolte de 1848, débuts de la République,...).
Anna nous parle de sa vie d'artiste, bohème et engagée, mais aussi celle de ses frères et soeur qui s'engagent également dans la voie artistique pour s'exprimer (dans la peinture, la poésie, le théâtre) et tenter d'en vivre.
le livre est très instructif sur cette période, la misère des ouvriers et artistes, le déroulement des émeutes de 1848 à Paris (les barricades,...), les débuts de la presse d'opinion et des combats féministes (quand le vote universel n'inclut pas la voix des femmes).
le style épistolaire apporte un petit plus et un style particulier, en se faisant oublier au fil des pages car on n'a que les lettres écrites par Anna à sa mystérieuse admiratrice, pas ses réponses. il permet aux autrices de prendre des changements de direction/angle dans l'histoire, au fil des questions supposées de la destinataire.
on reste un peu sur sa faim en approchant de la fin du livre (avec l'arrivée d'un nouveau personnage assez excentrique) mais c'est parce qu'un 2e tome est prévu.