Brûlées, premier roman d’Adriadna Castellarnau délivre une prose implacable, sèche et intensément belle, comme si les mots eux-mêmes avaient été réduits et purifiés par le feu. Le monde est en train de mourir. Ou il est peut-être déjà mort, mais il est encore habité par des survivants qui s’entendent sur la manière de mourir de faim, qui défendent leurs biens, qui prient pour l’avenir et qui abandonnent leurs enfants, parfois pour qu’ils aient une vie meilleure, parfois simplement parce qu’ils sont épuisés. Ce qui est arrivé au monde et pourquoi cela est arrivé n’est pas fondamental, ce qui compte c’est ce qu’il faut faire des dépouilles, de la crasse, de ces feux de joie nocturnes, de l’abandon lent de la compassion et du gouvernement de la tristesse.
Ariadna Castellarnau (1979) es una escritora española licenciada en Filología Hispánica y Teoría Literaria y Literaturas Comparadas por la Universidad de Barcelona.
Desde 2009 hasta 2017 vivió en Buenos Aires, donde trabajó como periodista para el suplemento cultural Radar (Página 12) y el suplemento de cultura del diario Perfil. Sus notas han aparecido también en la revista Anfibia (Argentina) y Etiqueta Negra (Perú).
Tiene dos libros de ficción publicados: su primera novela Quema (Gog y Magog, 2015), ganadora de la VI edición del Premio Internacional Las Américas a la mejor novela en español, y el libro de relatos La Oscuridad es un lugar (Destino, 2020).
« il y a toujours des gens qui défient les lois et conservent »
c’est pas le genre de livres vers lequel je me tourne habituellement et pour autant je suis très heureuse de l’avoir trouvé dans ma librairie, l’autrice réussit à nous faire réfléchir sans jamais nous donner les réponses