Ça s'est passé un après-midi de canicule autour d'un yogourt glacé, ou juste avant les vacances devant les casiers de l'école... Ou pire encore, ça s'est fait par texto.
Personne n'oublie sa première peine d'amour. Parce que la première fois qu'on a le coeur brisé, on sent qu'on ne pourra plus jamais se relever, plus jamais aimer. On perd tous nos repères… Jusqu'à ce que la peine passe tranquillement et finisse par disparaître.
Neuf autrices et auteurs se sont prêtés au jeu de raconter leurs premières peines d'amour avec humour et sensibilité. Et surtout avec une petite lumière qui rappelle qu'un coeur brisé finit toujours par se recoller.
Autrice, conceptrice-rédactrice, éditrice et co-animatrice du podcast littéraire Vraiment Litt. Maîtrise en littérature, fan d'Alien, mais surtout des p'tits fruits surettes.
J’ai adoré la diversité des histoires racontées; des peines d’amour tellement différentes et tout aussi difficiles à vivre. 💔
J’ai vraiment apprécié le fait qu’on sorte de la peine d’amour typique qu’on voit dans tous les films d’amour. Celles racontées permettent vraiment de rejoindre le lecteur; c’est tellement plus ancré dans la réalié que le stéréotype de la fille qui mange de la crème glacée en regardant des films d’amour! En plus, je dois admettre que toutes les nouvelles étaient excellentes! C’est plutôt rare que j’aime l’ensemble des nouvelles dans un recueil. 🫶🏻
J’ai définitivement un coup de coeur pour cette collection qui fait preuve d’inclusion du début à la fin de chaque livre peu importe la thématique. Ça, c’est rare et important, alors je me dois de féliciter l’équipe derrière ce livre! 👏🏼
Mon seul petit bémol va à l’espèce de courrier du coeur entre les nouvelles. À un certain moment, j’ai arrêté de le lire parce que ça ne me rejoignait pas du tout, je suis peut-être trop vieille pour ça et je ne suis définitivement pas le public cible. 😅 Je suis toutefois persuadée que mes élèves se sentiront plus interpelés et qu’ils apprécieront.
J’ai déjà très hâte de connaitre le prochain thème du prochain recueil particulièrment parce que je n’ai vraiment aucune idée de ce que ça pourrait être! C’est encore plus excitant, non? 🤩
Bref, un incontournable pour votre classe, encore une fois, tout comme le reste de la collection! 👌🏼
Chaque fois, je me dis que les collectifs de La Bagnole ne sont pas pour moi et chaque fois je m'essaie quand même.
Le principal problème que je retrouve dans chaque collectif, c'est que je lis 2 ou 3 excellentes nouvelles pour que le reste je les trouve ennuyeuse ou mauvaises. Malheureusement, c'est encore arrivé avec ce recueil-ci. Quatre des huit étaient très bonne et les quatre autres ne m'ont pas fait un pli. C'est pourquoi je donne la note moyenne, parce que c'est pas mal un 50% de succès.
2.75⭐️ je n’ai pas accroché à chacune des nouvelles ─ mais j’ai adoré celle de Véronique Grenier & la conclusion de Geneviève Morin 🤍
« notre coeur se reconstruit chaque fois plus fort, chaque fois plus riche, plus brillant, plus beau. les peines d’amour, c’est de l’expérience. or, en amour comme dans le reste, on s’améliore, on se reconstruit et on devient plus solide et complexe à force se se relever.
Ahhh! J’ai lu avec un grand bonheur. Que c’est doux, même si ça pince le coeur. Je ne cacherais pas que ça m’a fait très plaisir de “revivre” ces premières grandes peines, mais de voir que j’étais pour vrai rendue ailleurs et que j’ai survécu à ce que je croyais être ma fin du monde. J’ai tout aimé!🥰
Curieuse des collectifs de La Bagnole c'est en voyant celui-ci dans un salon du livre que je me suis laissée tenter puisque plusieurs de mes auteurs chouchou y ont participé.
Même si je ne fais pas partie du public cible j'ai apprécié ma lecture et je reconnais la pertinence de celui-ci auprès des plus jeunes. Bonne idée d'aborder les peines d'amitié au même titre que les peines d'amour. Pas certaine des sections Question/réponses entre chaque nouvelle. Je trouve que ça casse le rythme.
Ma découverte : la plume d'Akim Gagnon. Je vais très certainement me laisser tenter par l'un de ses romans dans un avenir rapproché!
Je mets 4 étoiles en pensant au public cible : jeune Mel qui vit ses premières peines d’amour! J’ai bien hâte de le prêter aux enfants de mon entourage quand ils seront un peu plus grands!
Mel adulte a quand même apprécié, en mode «p’tite lecture relaxe de vacances». J’ai aimé l’originalité de la nouvelle de Nicolas Michon, racontée par textos, et, j’étais contente de retrouver la plume d’Akim Gagnon.
3,5 ⭐️ Plusieurs nouvelles étaient bonnes. J’ai beaucoup apprécié le thème central qui traitait autant des peines d’amour que des peines d’amitié. Les nouvelles sont aussi axées sur l’espoir qui permet au coeur de se recoller.
Encore une fois la bagnole nous offre un recueil de huit nouvelles extraordinaire!
Huit. Nouvelles pour les cœurs brisés. J’aime la diversité de chacune des histoires qui nous est présentées.
À la fin de chaque nouvelle, il y a quelques échanges d’opinions différentes sur un sujet précis et j’ai trouvé que c’était hyper intéressant de voir les différentes opinions sur un même sujet. Ça boulait bien la nouvelle que nous venions de lire. Et en même temps ça va aussi la perception de chacun face à une même situation.
Bref, j’adore cette collection!! Et pour moi c’est un gros oui
Je remercie la maison La Bagnole pour l'envoi de ce service de presse.
Ayant lu les deux précédents ouvrages, le premier sur les "premières fois sexuelles" et le second sur les "premières menstruations", ce 3e livre de la fratrie s'intéresse aux peines de cœur, mais attention! Pas simplement les très classiques "ruptures amoureuses", on s'intéresse toutes les peines de cœur, incluant les peines amicales et les peines d'amours non-avérés. Dans un monde qui à tendance également à beaucoup genrer ces peines relationnelles, sachez que c'est bien sur une expérience que tout le monde, hommes inclus, peuvent expérimenter.
J'aurais souhaité que le présent recueil présente au moins une histoire avec un jeune homme hétéro comme narrateur, les seules histoires d'amour avec des narrateurs masculins concernent des jeune homme gays. Dans la littérature jeunesse, les histoires de cœur des jeunes hommes gays sont très nombreuses, mais celles des personnages hétéro, du moins de leur point de vue à eux ( d'ordinaire, c'est du point de vue de la fille), sont sous-représentés. J'ai rarement le point de vue masculin hétéro en matière de romance, peut-être en raison du sexisme ordinaire qui veut qu'un personnage féminin soit d'abord "amoureuse", puis peut-être "héroïne", alors que le personnage masculin est d'abord "héros" , puis peut-être amoureux. Bref, j'aimerais bien qu'on ait plus de ce groupe de personnage.
J'adore qu'on aborde enfin ces fêlures qui accablent les gens, jeunes et moins jeunes, dans la littérature jeunesse. Avec sa formule en huit histoires, on prend le temps de donner plusieurs angles à ce sujet. C'est fait avec humour et sensibilité, dans le but de divertir, mais aussi de normaliser, car il est bien un sujet qui se fait régulièrement banaliser ou dramatiser, c'est bien la "peine de cœur". Or, on le sait maintenant, expérimenter une peine de cœur, c'est s'exposer aux conséquences pychosomatiques d'une peine, d'une perte. Ça vient avec des douleurs, une humeur dépressive, une apathie ou même des tendances à l’isolement social, à des degrés variables selon les personnes, bien sur. Ça n'a donc rien de banal. On sait même que c'est la même partie du cerveau qui est impliquée dans le sentiment de manque que les dépendances. Donc, les peines de cœur, dans certains cas, impliquent un "sevrage d'une personne". Avoir une peine de cœur n'a donc rien d'une faiblesse et rien de dramatique, c'est réel et il y a de vrais enjeux. Je vous invite à lire le ludique petit livre jeunesse "Un éléphant assis sur le cœur" de Lucia Zamolo, qui vous expliquera tout ça de façon en vulgarisant.
Donc, qu'avons-nous dans ce 3e Collectif?
"Miroir miroir" - Fabiola N.Aladin L'histoire d'une ado, Nerlande, qui a de grand monologue intérieurs devant son miroir ces derniers-temps, sous sa grosse armure fictive qui lui pèse de plus en lourd. C,est que Nerlande avait des sentiments pour son meilleur ami, Marvin, qui ne les partage pas. Cependant, pourquoi un amour qui n'a jamais fleuri fait-il aussi mal? A-t-on même le droit de le pleurer? L'histoire de Nerlande, c'est une histoire d'amour non-réciproque, d'une peine d'amour silencieuse et souffrante, sans un quotidien passé à lutter pour ne rien laisser dépasser de cette souffrance. Surtout, c'est une très belle illustration de l'amour fraternel, un amour qu'on a la manie de sous-estimer je trouve, mais dont les racines, quand elles sont saines, ont la solidité d'encaisser les coups les plus durs.
"Un gros mess" - Marie-Christine Chartier MC a passé un an aux États-Unis, où elle rencontre un danois nommé Mads ( qui se prononce "Mess"). Et c'est un "mess" en effet. Le beau blond a une copine dans son pays, mais MC a des sentiments pour lui et aimerait bien que son amie cesse de la ramener à cette réalité. Mais, quand Mads reçoit un ultimatum de la part de sa copine comme de son père de rentrer au pays, le jeune homme propose une alternative. Une alternative qui marquera un tournant dans la relation entre MC et lui. Ah, le classique cas de la fille qui veut un gars déjà pris, il y en a des fictions sur ce sujet. Mais ce que j'aime de cette histoire est que 1- Ça ne finit par en fin heureuse signé Disney, mais surtout en 2, j'ai trouvé très intéressante la réflexion de la jeune femme sur l'implication de ce que propose Mads. Essentiellement, il laisse entendre que si elle le retiens, il pourrait rester en Amérique. Il fait reposer l'entière responsabilité sur ses épaules , sans même que l'amour soit réciproque. C'est, en effet, très injuste comme situation et ça ressemble presque à de l’extorsion relationnelle. Et quand une relation commence à impliquer des gains et des transactions, on est jamais bien loin d'une relation malsaine. J'admire beaucoup la jeune femme d'avoir su réfléchir et ne pas juste sauter sur l'occasion en ne suivant que ses désirs ( comme beaucoup trop de personnages féminins amoureuses). Un amour véritable, il me semble que ça ne vient pas avec un prérequis. Et c'est là que la peine viens, sur non seulement cet amour déçu, mais sur cette finale amère
"I could be your Hiro baby" - Nicolas Michon Hiro et Ahmed se sont rencontré un soir de party, alors que Hiro vomissait sa vie et Amhed lui tenait gentiment compagnie. Histoire rédigée en textos, avec le français impeccable d'Ahmed et le français rempli de défis d'Hiro, on regarde la naissance d’une relation amoureuse remplie d'humour et de plaisir sexuel. Malheureusement, Amhed va réaliser que son nouveau copain a un vilain défaut: il n'est pas fiable. Cette fois nous sommes dans la rupture amoureuse houleuse, celle qu'on voit souvent et qui se traduit aussi souvent par un decrescendo aussi spectaculaire que le crescendo: Un amour passionné rapide et une rupture qui l'est tout autant. Un mois en fait. Je crois comprendre que dans cette histoire, en dépit du fait qu'il s'agisse de la première relation amoureuse pour Amhed, il était beaucoup plus mature que Hiro. S'il était prêt à s'investir dans une relation durable, Hiro a semblé plus désorganisé, moins investit. J'admire la maturité du personnage d'Amhed, qui dans sa lettre de rupture ( ah, mais quelle tristesse quand même de faire ça sur son messengers!) a prit tout-de-même le temps de dresser une sorte de bilan de ce qu'il retiens, de ce qu'il a appris, mais également du "pourquoi" de cette rupture. Une chose qu'Hiro n'a jamais fait, ce qui illustre encore une fois le décalage de maturité et d’introspection entre les deux ados.
"Ce qu'on apprend des fins tristes" - Sophie Laurin Notre narratrice est dans son début de vingtaine et après un certain temps à s'amouracher d'un ami qu'elle estime beaucoup, s'est enfin mise en couple avec lui. Mais la suite n'a rien idyllique. Ils se braquent l'un contre l'autre facilement, évite de parler des malaises, la jalousie s'invite et quand la narratrice demande pourquoi son chum passe autant de temps avec sa chum de fille, c'est pour se faire répondre qu'elle sera toujours là, mais pas cette amie. Elle se sent prise pour acquis. Cette relation ne va que continuer à s'enfoncer lentement, nullement aidée par une vie en commun, jusqu'à l'éclatement.
Il y a beaucoup d'éléments intéressants dans cette histoire de relation, qui a beaucoup d'aspects malsains. Heureusement, nous ne sommes pas dans une de ces immondes Dark romance qui laisse entendre que c'est sexy. Ici, notre narratrice en sort fatiguée, insécure et déprimée. Il lui aura fallu se reconstruire et réapprendre à fonctionner en solo. Mais il se dégage dans son texte un apprentissage salvateur, quelque chose de sage et de lumineux. Elle a su trouver dans cette expérience beaucoup à apprendre sur elle-même et sur ce qu'elle souhaite retrouver dans une relation. Il y a là, il me semble, un narratif nécessaire, car dans les romans, je trouve souvent un gros manque à combler dans les bases des relations. ce sont souvent des relations vides, idéales dans leur forme, mais certainement pas leur fond. Surtout, j'aime que l'autrice adresse ce genre de relation un peu "façade", celles qui ne satisfait pas les partenaires, mais qui persiste quand même , par habitude ou par peur de la fin. J'ai beaucoup apprécié toute cette réflexion qu'elle se fait à la fin de l'histoire et je retiens qu'elle a comprit quelque chose d'essentiel en relation ( surtout chez les filles à qui on leur impose souvent de les oublier au nom de leur amour): Penser à ses besoins. Et penser à ses limites, son confort dans un relation. Un beau message, qui par ailleurs, va bien sur aussi s'appliquer aux hommes. "Soyez biens dans votre relation", il me semble que ce devrait être ça le message général des romances plutôt que de toujours adresser les drames dans une relation. Bref, dans cette histoire, on articule le fait que la peine de cœur est un moment propice à l'apprentissage et à l’introspection autant des émotions que des besoins.
"Xavier et Thomas" - Félix Turcotte Quand Xavier fait la désagréable expérience de se faire sortir du placard de force, alors que son orientation est le sujet d'un petit article dans la rubrique de potins du journal scolaire, c'est un moment passablement désagréable. Surprenamment, un autre ado gay profite de cette situation pour se lier d'amitié avec Xavier. Mais Thomas accapare très rapidement toute l'attention de Xavier, et ce dernier, essoufflé, semble tenir le rythme. Il le faut bien parce qu'entre tous ces compliments, projets, temps passés ensemble, Thomas a bien fait comprendre à Xavier qu'il est "extraordinaire. Pis t,es pognée avec moi pour un esti de boutte." Mais alors, comment expliquer qu'à les fins des vacances, Thomas souhaite rompre complètement toute relation avec Xavier?
Oho, le beau cas de détournement cognitif. Les anglos appellent ça du "gaslighting", c'est une forme de manipulation qui consiste à jouer avec les perceptions de la personne pour le faire douter de son traitement de la réalité. Et c'est une forme de violence psychologique pas encore très connue. Bon, c'est mon avis, j'ignore si c'était le but de l'auteur, mais je trouve l'histoire parfaite pour illustrer ce que peut donner un détournement cognitif. Je pense qu'on peut extrapoler en disant que Thomas avait un besoin ( ou plusieurs) et que Xavier lui a permis de combler ses besoins. Il ne s'en est peut-être pas rendu compte, mais il monopolisait Xavier, sans prendre le temps d evalider ses besoins à lui Vous me direz que c'était à Xavier de mettre ses limites, sans doute, mais en même temps, c'est ça de la manipulation, c'est vicieux et c'est parfois inconscient. Qui plus est, Xavier est un 3e secondaire de 15 ans fraichement sorti de son placard qui reçoit soudain l'attention et l'admiration éperdue d'un jeune homme de 17 ans de 5e secondaire qui est depuis un certain temps sorti de son placard. En terme impressionnabilité, ça se comprend. Puis, une fois l'été passé, Thomas entre au Cégep, a d'autres priorités et surtout, s'est lassé de Xavier. Là où le tout devient particulièrement tordu est que Thomas laisse entendre assez frontalement que c'est Xavier qui lui courrait après. Là est le détournement: Il altère la perception de Xavier , qui était "je dois répondre aux demandes de Thomas", alors que Thomas le tourne contre lui en disant "Tu es du genre collant et exigeant". Ça ressemble à une projection: Thomas accuse Xavier d'être exigeant alors que dans leur histoire, c'est clairement Thomas qui est collant et rempli d'attentes. Xavier a l'impression de frapper un mur. Ou est donc ce "Tu es pogné avec moi pour un esti de boutte? ( Tu es coincé avec moi pour très longtemps)? Ça sent même un certain niveau d'emprise affective cette histoire. D'un point de vue psychologique, Xavier est ébranlé, confus, humilié même. Il a de quoi, quand on voit avec quelle violence la situation a fait un 180 degré. Mais surtout, comment rattraper avec son ancien cercle social laissé de côté? Et la peine de cœur qu'il vit est à l'échelle du drame vécu. Xavier s'est vu accusé d'être en torts, pour des éléments qui ne sont même pas dans sa cour, il perd à la fois son ami, son confident, son partenaire et aussi, son idole. Là est le "truc" qui dénote une relation inéquitable, une relation peut-être même toxique au final, dans la mesure où Thomas était un piédestal. Le pauvre Xavier a donc non seulement une peine de cœur affective, mais il me semble aussi réaliser à quelle violence il vient de se faire exposer. Heureusement pour lui, il a pu retrouver une relation saine et sécurisante, celle avec sa meilleure amie. Xavier semble tirer du positif de sa peine amicale, parle de chérir l'éphémère et choisi de pardonner à son ami. Je pense que c'est là une grande différente entre Xavier et Thomas: le premier est empathique, alors que le second m'a semblé égocentrique, voir égoïste. Au final, j'ai vu dans cette histoire un "coup de foudre amical", qui n'était au final pas perçu de la même façon par les deux principaux intéressés. Et je pense que si Thomas était réellement attaché et respectueux de son ami, il aura été honnête, et non pas manipulateur comme il l'a été.
"Tout en haut de la pyramide des miettes"- Michelle Lapierre-Dallaire Michelle a rencontré Mia et son conjoint dans un café. Ils deviennent rapidement ami.e.s et vivent ensemble dans un chalet, dans leur bulle. Mais dans cette danse à trois, reste que Mia forme un couple avec son chum et qu'à travers leur amitié perce un second amour entre Mia et Michèle. Bientôt, leur amour devient un secret au sein de la triade, mais dont le chum semble de moins en moins dupe. Ça ne peut pas durer. Mais Michelle continue d'espérer et d'aimer, Mia ne semble pas vouloir que cela cèsse non plus. Comment dénouer cette situation? Histoire d'un trio amoureux, aussi une rare histoire avec une rare représentante affichée vivant avec un trouble du spectre de l'autisme (TSA), c'est également l'histoire d'un amour impossible. Du moins, je comprend que Mia ne se donne pas l'option de sortir de son couple et ses motivations restent inconnues. Je lis surtout que c'est lourd un amour secret et que c'est compliqué d'alimenter une relation qui ne promet aucun avenir. Je lis aussi que c'était une relation passionnée et passionnelle, intense et très physique. Je me demande si les histoires passionnelles génèrent des peines de cœur plus intenses? Si je me fis aux autres histoires, pas forcément. J'ai senti qu'il y avait quelque chose de "raté" entre elles, au sens du momemtum. Mia qui dit dans sa lettre qu'elle n'a pas eu le courage de quitter son copain, c'est signe qu'elle aussi a pleurer une relation qu'elle aurait espérer voir continuer? Dans toutes les histoires du recueil, je sens que c'est l'histoire où les deux partenaires sont aussi peinés l'une que l'autre. Il faut dire que c'est aussi une histoire où Michelle à du partir en catimini, sous l'injonction muette du chum de Mia, et donc, ne lui a jamais dit "au revoir". Et ça, c'est bien triste.
"Un cœur à soi" - Véronique Grenier Nous sommes d'entrée de jeu dans une rupture, notre malheureuse ado est donc dans sa peine de cœur dès le début. C'est une histoire courte, en fait, mélange de réflexions et de sensations sur le vécu de la peine de coeur et même un peu des trucs parfois lourds de l'entourage, comme ces irritantes phrases creuses supposées être motivantes. Dans cette histoire, j'aime beaucoup les constats posés à la fin et qui sont à mon sens fondamentales: "- L'amour a une date de péremption comme tout ce qu'on mange; on est pas obligé de lutter pour lui à la vie à la mort, il s'épuise et c'est sain de le savoir"* ( L'amour évolue également, mais oui, quand il n'y a plus d'amour, ça ne ressuscite pas, pas besoin de se battre jusqu'à l'épuisement, contrairement à ce que beaucoup trop de romances toxiques prétendent en ce moment dans la fiction) "- Aimer, ce n'est pas s'oublier, vouloir tout donner, se métamorphoser ( comme dans les Twilights, les After, les Palais de rose et d'épine, les dark romance et toutes ces relations toxiques qui grangèrenent nos tablettes en ce moment).- c'est être vu.e, validé.e, reconnu.e" ( Oui, merci!) "- Ce n'est pas gagnant-gagnant de mettre quelqu'un au-dessus de soi ( Est-ce qu'on peut demande à cette personne de donner des conférences de "C'est quoi une vraie relation [ saine ]" aux autrices de romances malsaines? Parce qu'elle a clairement compris la vie. ^^) "- Les amitiés valent autant et peut-être même plus que les relations amoureuses" ( Absolument, voir "s'engager en amitié" aux éditions Écosociété, un bijou sur cette question)
"Le siège vacant"* - Akim Gagnon *Mention à ce titre évocateur qui me rappelle le "temps du siège vacant" du Vatican, merci "Anges et Démons"! Notre narrateur évoque une relation amicale importante pour lui et qu'il a, en peu de mots, saboté. Ce qui était d'abord une amitié réciproque s'est peu à peu teintée d'insécurité et d'un complexe d'infériorité, ce qui a invité la jalousie et la possession dans le portrait. Peu à peu, il s'est mit à médire dans le dos de son ami, alors qu'il entrait à la même école secondaire pour leur 4e année. Une situation qui va finir par avoir raison de cette amitié. Je trouve intéressant de voir un auteur aborder ce thème sous cette lentille de traitement très personnelle et émotive. On voit les rouages de cette mécanique vicieuse qui se met en place, les racines de ces émotions, le changement de dynamique dans cette amitié. Je pense aussi que la communication était un enjeu. D'ordinaire, on traite la jalousie comme un émotion "normale" dans une relation. Or, c'est une émotion qui traduit surtout une relation malsaine, car si la jalousie est là, c'est qu'il y a une insécurité, nommée ou non, et cela engendre de la méfiance, de la possessivité mal placée, du sabotage et pire parfois, de la médisance. Il n'y a rien de bon qui découle de la jalousie. [ Version abrogée ici faute de place]
En somme, j'ai autant apprécié ce 3e tome que les autres, je trouve la formule fort plaisante et très pertinente, car elle donne plusieurs éclairages et lentilles de traitement à des sujets complexes et diversifiées. Pour ceux et celles qui se le demande, oui, c'est du français québécois, mais non, ce n'est pas illisible ( on lit bien les romans de le France sans trop se perdre, la réciproque devrait être similaire). Et tout comme les deux autres livres, je me suis aussi faite la réflexion que j'aurais adoré avoir ces livres quand j'étais moi même ado. Je me réjouis donc qu'ils existent pour nos ados actuels.
Je ne sais pas à qui s'adresse ce livre, mais ce n'est pas à une fille dans la mi-trentaine. 😅 On dirait que c'est pour des jeunes du secondaire, mais en même temps, non? J'suis confuse. haha
Une nouvelle en particulier m'a fait particulièrement cringed. 🥴
C’est bon, mais j’ai été un peu déstabilisée parce que ce n’était pas ce à quoi je m’attendais; il n’était pas classé jeunesse à ma biblio, mais ça me semble être le public cible. En tout cas, je me suis sentie définitivement trop vieille pour lire une nouvelle complète sous forme de textos. Haha! J’ai tout de même apprécié certains des récits, et il y a assurément des réflexions sur l’amour et sur les ruptures qu’il m’aurait fait du bien de lire quand j’étais ado / jeune adulte
J’ai beaucoup aimé ce collectif! C’était beau malgré la peine, efficace dans son exécution, doux et touchant. Je pense que ça pourra plaire autant aux jeunes qu’aux moins jeunes. En ce qui me concerne, ça m’a convaincue d’acheter les autres livres de la collection.
Ce que j’ai aimé : + Les petites capsules entre les nouvelles, style « forum reddit », à la fois informatives et cutes. Et sérieux, ça montrait bien comment il peut y avoir plusieurs opinions pour un même sujet, et pas une seule vérité ni une seule façon de vivre les choses. C’était riche dans sa simplicité. + La réflexion que le collectif suscite sur les relations amoureuses et ce qui fait que parfois ça dérape. Encore une fois, c’était riche dans sa simplicité. + Ça se lisait tout seul.
Highlight sur certaines des nouvelles : Coup de cœur pour la nouvelle de Nicholas Michon. Wow! Super efficace, déchirant et cute. Texte utilisant les échanges de message texte avec brio. Les nouvelles de Sophie Laurin et de Félix Turcotte, deux autres que j’ai beaucoup aimées! La première m’a appris et était inspirante, tandis que la deuxième était drôle, touchante et je me suis attachée à ses personnages. Et, petit clin d’œil à la conclusion de Geneviève Morin : j’ai adoré le message, c’était beau.
Bien sûr, certaines nouvelles ont davantage résonné avec moi que d’autres. Mais j’ai beaucoup apprécié le large spectrum couvert par les auteurs sur le thème de la première peine d’amour. Textes variés dans un concept, ma foi, réussi! Je le recommande fortement!
Les trois dernières nouvelles ont conquis mon cœur et on fait mon appréciation générale!
Étonnamment je n’ai pas vécu de grosses émotions, aucune larme n’a été versé mais ça m’a fait du bien qu’on parle de ses deuils si important autant en amitié qu’en amour. Qu’on relativise ce que c’est l’engagement, les histoires non vécues, celle avorté, celle qui forge notre personnalité.
La morale est belle et douce. J’étais en accord avec les propos. Agréablement surprise.
J'ai tout aimé de ce troisième recueil de nouvelles «Ma première fois» chez La Bagnole. Ça donne envie d'écrire sa propre histoire pour qu'il y ait un plus grand éventail de cœurs brisés accessibles à la lecture. Parce qu'il n'a pas été question de trahison, parce qu'il n'a pas été question du lien avec les ami.e.s ou la famille de l'autre, je vote pour un deuxième opus!
Je note en tant qu'adulte qui a été dérangée par les coquilles et fautes que j'ai trouvées à plusieurs reprises dans le livre. Malgré tout, je pense que ce recueil pourrait être fort approprié pour un jeune adolescent q7i vit une peine d'amour ou d'amitié, question de se sentir moins seul, d'avoir espoir et de comprendre ses émotions !
Cette collection est faite pour rejoindre le plus de gens possible. On y trouve des peines d’amour et aussi d’amitié qui souvent sont aussi douloureuses. Le genre de lecture qui fait revivre tout pleins de souvenirs. Une belle lecture pour les jeunes et les moins jeunes !
2.5, je l'ai lu vraiment pour Marie-Christine Chartier hihi. Certaines histoires sont longues pour rien ?! Concept intéressant, sûrement qu'être adolescente mon avis serait différent 😃