« Quand je me suis inscrit sur ce site il y a un an, l’annonce à rédiger était limitée à cent caractères. À propos de moi : Étudiant en langue, amant sur mesure pour hommes cultivés, prix et photos sur demande. »
De désillusions en renoncements, le narrateur se dissout dans une existence évanescente au contexte familial pesant. Contraint par la précarité, il se fait escort. Aux rendez-vous succèdent les passes d’une nuit ; aux amours, les clients. Jusqu’à cette photographie en noir et blanc, au-dessus d’un lit. Débute alors une enquête qui prendra peu à peu des allures de renaissance.
Ce premier roman poétique dessine le portrait à fleur de peau d’un jeune homme en quête de sens. Ne vous laissez pas tromper par sa brillante désinvolture, au fil des lignes se cache une émotion qui va crescendo, jusqu’à prendre à la gorge.
3.5/5 - quelques passages intéressants et touchants, j’ai malheureusement trouvé qu’il manquait un peu un fil conducteur (mis à part l’histoire de Daniel Schock).
Lecture rapide et agréable, j'ai particulièrement aimé le style d'écriture. L'histoire est bonne même si je trouve qu'elle aurait pu être plus tourné vers les émotions du personnage à la fin.
Un texte sensible d'un jeune homosexuel un peu perdu. Des fragments de vie enchevêtrés les uns aux autres dressent le portrait contemporain d'une époque compliquée. Une très belle découverte pour cette rentrée d'hiver !
L’histoire est mims, l’écriture est légère et facile à lire, j’ai juste le seum d’avoir payé 19€ pour un livre que j’ai lu en même pas 3h. À ce prix normalement je l’attend à plus de temps de divertissement ou bien à recevoir une claque..
Ce n'est pas une écriture vers laquelle je me serais dirigée au premier abord, une écriture comportementaliste qu'on pourrait aussi qualifier de blanche mais l'enquête sur la photo de Peter Hujar a titillé mon attention et je me demandais aussi comment Simon allait s'y prendre pour le tisser avec le récit personnel. J'ai bien aimé la juxtaposition des profils Grindr et Giton qui se succèdent, le passage des hommes dont on ne saisit jamais réellement l'essence car ils sont comme le sujet de la photo, que le reflet d'un moment d'une époque dont on ne comprendra jamais réellement les contours. Une fétichisation qui empêche de rentrer dedans, de s'accrocher aux autres et à soi. Mais plus le récit avance, plus une intimité avec le protagoniste s'installe car il se dévoile, commence à sortir de sa bulle, à s'adresser à son père. Touchant et doux-amer. Et la mention pour la Pianiste de Haneke <3
Ça faisait longtemps que je n’avais pas été attirée par un nouveau roman français, encore dénué de prix. Un premier livre, avec une photo en noir et blanc sur le rabat. J’ai aimé l’emprunt du style d’Annie Ernaux, j’ai aimé le petit hommage que Simon Chevrier lui a fait. C’est drôle comment des phrases minimalistes racontent si bien les souvenirs d’enfance et le vide de notre époque. Se dépouiller pour portraiturer l’usage des Applications avec un grand « A » — les applications de rencontre — et le penchant pour des corps qui s’entrechoquent les uns contre les autres. Le récit, comme une fable, nous entraîne dans la désillusion du narrateur (a-t-il un nom, je ne sais plus). On explore la rugosité de notre existence (l’avenir flou, la vie en coloc, la perte d’un parent, l'homosexualité), le glissement vers la prostitution, le néant des relations. En parallèle, s’entrecroise une chasse à l’homme : qui est cet individu photographié sur la couverture par Peter Hujar ? J’ai été très sensible à la quête de ce garçon, Daniel Schock, à la recherche de son identité, de son histoire. Merci de nous avoir dit des choses sur lui. Début prometteur.
"« Quand je me suis inscrit sur ce site il y a un an, l’annonce à rédiger était limitée à cent caractères. À propos de moi : Étudiant en langue, amant sur mesure pour hommes cultivés, prix et photos sur demande. »
De désillusions en renoncements, le narrateur se dissout dans une existence évanescente au contexte familial pesant. Contraint par la précarité, il se fait escort. Aux rendez-vous succèdent les passes d’une nuit ; aux amours, les clients. Jusqu’à cette photographie en noir et blanc, au-dessus d’un lit. Débute alors une enquête qui prendra peu à peu des allures de renaissance.
Ce premier roman poétique dessine le portrait à fleur de peau d’un jeune homme en quête de sens. Ne vous laissez pas tromper par sa brillante désinvolture, au fil des lignes se cache une émotion qui va crescendo, jusqu’à prendre à la gorge."
J’ai pris le temps de lire ce court roman, qui pourrait s’enfiler d’une traite. Plusieurs récits se superposent avec l’enquête sur une photographie du passé, le deuil du père, et celui qui surplombe le tout : le quotidien d’un jeune gay qui se cherche aujourd’hui. Un récit comme on a pu lire ici ou là, mais j’ai aimé son ancrage récent avec les confinements, la façon dont il décrit les modes de ces dernières années, on s’y retrouve. Le style est vraiment sobre, ça se lit très bien, sans sentimentalisme, et c’est peut-être ce qui donne sa force à ce premier roman.
« C’est étrange d’aimer ce que je craignais le plus, en l’occurrence les hommes. Désirer un sexe qui me faisait peur. Tous ces aspects de la masculinité qui ne m’attiraient pas. La violence qui émanait de certains dans la cour d’école, leurs injures, dès le plus jeune âge. Ne pas comprendre leur passion immodérée pour le sport, le foot. J’étais heureux, je crois, de ne pas leur ressembler. Me sentir doux par rapport à eux. Être différent me plaisait. Je ne sais plus comment cette attirance est venue. »
3,5/5 Un livre qui se lit très rapidement. Les thématiques abordées sont intéressantes, notamment par la manière dont elles sont abordées (pour la précarité et le consentement ) au milieu des récits et avec beaucoup de justesse. Je pense ne pas avoir saisi l’ensemble de l’ouvrage malheureusement, notamment avec le lien entre la recherche de soi et la photo. Mais très intéressant sur ce point pour la question de la maladie.
J'adore la photo de la couverture, très content de découvrir qu'elle joue un rôle important dans l'histoire. Et le fait que ça se passe à Toulouse où j'ai vécu le post confinement. Plutôt sympa mais ça ne m'a pas passionné non plus, j'ai l'impression que j'aurai oublié l'histoire dans quelques mois.
un chouette livre lu en une après midi, qui aborde tellement bien la relation au père et au deuil, le tout dans les relations queer donc ça fait du bien et c’est beau de lire ça
3.5 stars rounded down. This is a neat, quietly poetic and sometimes devastating treatise on loneliness and grief. Nothing that hasn't been done before, but it's done very well here.
J’ai pas détesté mais pas adoré ce livre je l’ai trouvé trop factuel dans sa forme, une suite de faits. J’ai beaucoup aimé certains passages mais j’ai eu du mal à accrocher dans la globalité.
Another book about a hot sad gay, but when it works, it works.
A book about a particular type of gay deppression. Easy sex constrasted with a constant state of longing. Different ways of prositution an dviolence. An on top of that the pandemic and confinement. It's a bit of a bleak book, but I generally liked the writing.
Muisc for this book: Theo & Hugo dans le meme bateau (Bande Originale du Film)- Karelle, Kuntur
"Quand une rupture avec un homme se concretise, peu importe le degre de la relation, je me connecte sur Grindr et trouve quelqu'un dans la demi-heure. Une fois l'affaire terminée, je reste généralment seul, soulagé et rassasié de dopamine pour la nuit. Après avoir rencontré un autre corps, je pense moins a la rupture. Celui qui l'a précédé est effacé, un moment. Et dès que les pensées de manque eviennent, j'allume de nouveau Grindr, cherche le prochain garcon contre lequel me heurter."
"Mes yeux sont verts. Parfois le vert se mele au gris, le gris au bleu, et le bleu au vert."
"Dans le reve, j'ouvre les yeux et je comprens que c'est lui qui m'entoure."