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Obsolète

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Convoquant tout autant le roman d'anticipation que la littérature de suspense, Sophie Loubière nous offre une plongée fascinante et terrifiante dans un monde rétrofuturiste visionnaire. Une œuvre totale par une grande voix du roman noir français.

La femme, un produit sans grand avenir ?

2224. Depuis le Grand Effondrement de la civilisation fossile et les crises qui ont suivi, l'humanité s'est adaptée. Économiser les ressources, se protéger du soleil, modifier son habitat, ses besoins, et adhérer au tout-recyclage.
Y compris celui des femmes.

Afin d'enrayer le déclin de la population, toute femme de cinquante ans est retirée de son foyer pour laisser la place à une autre, plus jeune et encore fertile.
L'heure a sonné pour Rachel. Solide et sereine, elle est prête.

Mais qu'en est-il de son mari et de ses enfants ? Car personne n'est jamais revenu du Grand Recyclage. Et Rachel sent bien que le Domaine des Hautes-Plaines n'est pas ce lieu de rêve que promet la Gouvernance territoriale aux futures Retirées...

600 pages, Mass Market Paperback

Published February 6, 2025

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Sophie Loubière

56 books16 followers

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54 (19%)
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103 (38%)
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78 (28%)
2 stars
24 (8%)
1 star
12 (4%)
Displaying 1 - 30 of 48 reviews
Profile Image for Jo.
1,217 reviews224 followers
February 29, 2024
Je suis légèrement mitigé.

L’aspect dystopie est excellent, brillant et criant de vérités misogynes ultra actuelles.

La majorité du roman est extrêmement prenante, on veut sans cesse en savoir plus.

La fin m’a moins charmé, les réponses à nos questions sont, à mes yeux, trop vite acceptées par les personnages et le côté polar (que j’ai trouvé plutôt moyen et moins réussi que le reste) prend trop le dessus.
Profile Image for Aude Bouquine Lagandre.
725 reviews218 followers
February 1, 2024
« Obsolète », qui n’est plus en usage, désuet, périmé. Qui est irréparable, inutilisable, irrécupérable, perdu, fini.

« Obsolète » projette le lecteur dans le futur, en 2224 où la notion d’obsolescence programmée s’applique aux femmes de 50 ans. Dans ce monde, à cause de l’inaction des générations précédentes face au réchauffement climatique, la société doit repenser sa façon de vivre pour survivre. Il est question d’un événement appelé le Grand Effondrement, qui a, en quelque sorte, remis les compteurs à zéro et obligé les habitants de la planète Terre à repenser leur façon de vivre et de consommer. En 2224, les citoyens du monde n’ont plus le choix : ils doivent économiser les ressources pour survivre. Les villages sont désormais en autosuffisance énergétique, l’eau est devenue aussi précieuse que l’or et nécessite d’être absolument préservée. Pour cela, « La Gouvernance_territoriale », impose l’économie de ressources, l’autosuffisance énergétique, et la valorisation de l’équilibre écologique. Une « société idyllique » pacifique règne, allant jusqu’à réguler les émotions via des Bracelets Modérateurs d’Humeur (BMH).

Mais, dans « Obsolète », la chute dramatique de la fertilité menace la survie de la population, amenant la Gouvernance à promulguer une règle : le recyclage des femmes de 50 ans, remplacées par des plus jeunes, potentiellement plus fertiles. Le récit tourne autour de cette notion de remplacement, explorant les implications pour ces femmes devenues « obsolètes ». Sophie Loubière examine alors comment la société normalise ce processus du « Grand Recyclage » à travers des portraits de plusieurs femmes, dont le personnage central, Rachel. À travers cette loi devenue la norme, elle décortique les usages d’une nouvelle société, comment elle évolue, par quels biais et selon quels modes de pensée.

En premier lieu, je voudrais dire mon admiration pour l’idée brillante qu’a eue Sophie Loubière, en concevant cette idée de l’obsolescence de la femme dans « Obsolète ». Se poser la question de l’avenir de la femme dans 200 ans fait sens, certainement dictée par les problématiques auxquelles font face les femmes de 2024. À l’heure où, aux États-Unis, dans certains États, les femmes n’ont plus le droit de disposer librement de leur corps, et où, en France, on a récemment entendu l’expression de « réarmement démographique », la question n’a jamais été aussi actuelle. Encore faut-il se donner les moyens de ses ambitions… Quelque 500 pages sur le sort des femmes auraient été certes intéressantes, mais à mon sens, insuffisantes.

Or, dans ce roman futuriste, et peut-être visionnaire, Sophie Loubière se donne les moyens de ses ambitions. « Obsolète » est un roman de grande envergure, extrêmement ambitieux, dans lequel l’auteure a fait un véritable travail de réflexions, et de recherches (recherches réellement bluffantes) où elle raconte à quoi ressemble le monde en 2224. Pour coller au plus près de la réalité, faire sentir et ressentir aux lecteurs l’ambiance et le cadre dans lesquels évoluent les humains, il fallait le plonger au cœur de cette nouvelle société. Il fallait l’immerger, lui faire découvrir comment la société s’est organisée pour préserver les ressources, et obtenir la conscience de chacun dans ce processus de recyclage global. En ce sens, « Obsolète » est le roman le plus intelligent et le plus travaillé qu’il m’ait été donné de lire dans le domaine de l’imaginaire. Sophie Loubière a pensé à tout : elle a ouvert tous ses chakras de l’imagination, en s’appuyant sur des techniques ou des objets déjà existants pour construire ce monde futuriste. Quel énorme travail, elle a accompli là !

Le résultat est impressionnant de créativité, d’inventivité, et offre un cadre parfait pour traiter du sort des femmes, qui, dans le roman ne servent plus à grand-chose après 50 ans, puisqu’elles ne peuvent plus donner la vie, et à qui on promet une sorte de retraite dorée dans un endroit décrit comme le paradis sur terre. « Le Grand Recyclage est une étape de la vie. Un passage vers une autre source de joie, un horizon de lumière de tous les possibles. »

Imaginez un peu : vous êtes mariée, vous avez des enfants, un mari que vous aimez, un métier, une vie qui vous satisfait et hop, à 50 ans, vous dégagez et vous laissez votre place à une femme plus jeune, et plus fertile ! Vous devenez « Obsolète » parce que vous ne pouvez plus faire d’enfants, vous êtes ménopausée ! (oh le vilain mot !) Votre existence ne se résumait qu’à cela : repeupler la planète. Quant à votre famille, et vos propres enfants, ils devront composer avec cette nouvelle femme de substitution. Puisqu’on ne parvient pas à « réparer les femmes », il est normal de remplacer les « vieilles » ménopausées par des jeunes dans la fleur de l’âge. « Qu’elles se retrouvent bientôt sur le trottoir tels deux toasteurs mis au rebut était dans l’ordre des choses ». Quid des hommes dans cette affaire ? J’ai aimé le regard percutant sur ces petits rois que l’on éduque en leur faisant croire qu’ils sont essentiels au bon fonctionnement du monde. « Qu’est-ce qu’une femme, au fond, sinon un homme non accompli ? » Je vous laisse le découvrir…

L’une des interrogations centrales d’« Obsolète », qui m’a occupée durant toute ma lecture, concerne l’endroit où sont envoyées « les retirées », le Domaine des Hautes-Plaines. La construction du roman, les apartés en italique avec un personnage en particulier, les inserts liés à la propagande de la Gouvernance, ainsi les titres de parties comprenant un verbe à l’infinitif contribuent significativement à s’interroger sur les desseins planifiés pour ces femmes. Endoctrinement ? Réalité ? Propagande ? Fantasme ? Utopie ? Leurre ? Sophie Loubière pose ici une vraie question éthique et le lecteur est invité à s’interroger sur la nature de cette nouvelle réalité.

Parallèlement, que cache exactement ce nouvel Eden, paradis céleste où tout n’est que calme, ordre, et sincérité ? Où tout le monde accepte le fonctionnement imposé par la Gouvernance et où personne ne semble questionner l’ordre établi ? Sauf peut-être… Rachel qui, bien que sereine, se pose de plus en plus de questions… d’autant qu’un événement étrange va venir bousculer cette belle apathie générale ! L’écrivaine n’oublie pas de tenir son lecteur en haleine en semant les petites graines du doute et en réservant quelques surprises de taille à son lecteur.

À travers « Obsolète », Sophie Loubière compare deux époques : la nôtre, celle de tous les excès « Toujours plus loin, toujours plus vite, toujours plus féroce » et celle de Rachel, débarrassée de tout ce qui est superflu. Ainsi, les enfants dits « les apprenants » apprennent le monde tel qu’il existait avant eux : l’omniprésence du numérique, l’empreinte carbone, l’absence de confidentialité des données, l’ubérisation de la société, la « croissance éternelle, au détriment des ressources de notre planète. » De quoi s’interroger très sérieusement sur notre fonctionnellement actuel…

Alors ? Êtes-vous prêts à découvrir les bio-réfrigérateurs, l’aquaponie, le unwashing, le Bracelet Modérateur d’Humeur, l’art-thérapie, la stimulation visuelle, les cours d’empathie ? Êtes-vous en passe d’être vous aussi « retirée » parce que vous allez avoir 50 ans ou que vous les avez déjà ? L’enterrement de vie de maman, l’euthanasie raisonnée et le centre communal d’humidification vous attendent… Soyons des « Déesses jetables, avec panache. » !

« Obsolète » est une exploration futuriste sur l’obsolescence des femmes, un roman d’anticipation qui dégage un formidable souffle créateur ! Sophie Loubière construit avec brio son histoire autour de cette problématique, interrogeant la société fictive et par extension, notre propre réalité contemporaine. La fiction offre une réflexion percutante sur le devenir de la femme et de la fertilité, mettant en lumière les inégalités de genre et les dérives, s’il y en a, d’une société centrée sur le remplacement des femmes « obsolètes. »

Brillant, subtile, lucide et tout à fait captivant !

À quel moment est-il envisagé de « Redéfinir le monde » Sophie ?
Profile Image for Aline.
347 reviews51 followers
December 17, 2024
C'est brillant, atypique, culotté, extrêmement critique et très assumé. C'est intelligent, bien écrit, bien pensé, même si parfois un peu trop féministe à mon goût, très recherché. Bref, j'ai aimé, pas besoin d'en dire plus !
Profile Image for Gabrielle Dion.
2 reviews
February 16, 2025
Je ne l’ai pas fini…. Honnêtement le début de l’histoire est un peu chiante, l’action commence trop tard…. J’ai abandonné, je me forcais pour lire…. La vie est trop courte pour les livres chiants.
Profile Image for Marion.
139 reviews71 followers
May 11, 2025
J'ai bien aimé mais je n'arrivais pas à me concentrer sur ma lecture, à vraiment rentrer dedans. Le format audio n'a peut-être pas aidé car j'ai plus de mal à me concentrer sous ce format si je n'accroche pas très vite. Il y avait tout de même des thématiques intéressantes, certains passages plus prenants que d'autres. Mai la fin ne m'a plus convaincue que ça malheureusement.
Profile Image for Sonia Pupier Goetz.
851 reviews35 followers
February 18, 2024
Un roman d’anticipation dérangeant et audacieux.

Il fallait oser traiter d’un sujet pareil ! Sophie l’a fait, pour notre plus grand bonheur.

Nous sommes en 2224. La société telle que nous la connaissons n’existe plus. Le Grand Effondrement de 2050 a laissé la place à une société éco-responsable, vivant dans l’harmonie. Plus de croyances, les religions ont trépassées, plus de possessions superflues, le collectif prime sur le reste. Plus d’émotions non plus, ou presque, puisque chaque humain est doté d’un bracelet modérateur d’humeur injectant des hormones de synthèse dès que le besoin s’en fait sentir. Une vie sans angoisses, sans stress et sans colère ! Le rêve, me direz-vous ?

« Un bracelet modère nos humeurs, enregistre nos émotions et contrôle nos montées d’adrénaline, une manière de fermer nos yeux, de mettre des œillères. Mais à l’intérieur, nous sommes restés les mêmes. Fragiles, imprévisibles et sots. »

Le seul hic étant que suite au Grand Effondrement, la population mondiale est passée de neufs milliards à neuf cents millions. La surpopulation féminine et la chute de la fécondité créent un déséquilibre, s’ajoutant à la nécessité de repeupler la Terre, un grand programme a vu le jour : Le Grand Recyclage. Toute femme atteignant la cinquantaine est purement et simplement recyclée. Elle quitte son foyer et s’installe dans le Domaine des Hautes-Plaines pour une retraite bien méritée. Son mari, quant à lui, reprend une femme bien plus jeune et fonde une nouvelle famille.

Voilà pour les grandes lignes. Il faut avouer que Sophie a une imagination débordante, elle ne laisse rien au hasard dans cette société. Il y a de quoi frémir car tout semble hyper réaliste. Sophie utilise des outils que nous connaissons déjà, comme Maya, l’IA dont personne ne peut plus se passer, ressemblant comme deux gouttes d’eau à Alexa, l’assistant vocal d’Amazon.

« Le cerveau humain a toujours été doué pour occulter ce qui ne lui convient pas. »

La construction du roman alterne des chapitres en italiques où le personnage utilise le « Je » pour nous décrire sa vie, et, par la même occasion, la société dans laquelle il vit, et des chapitres mettant en scène une famille, celle de Rachel, Keen et Néo Taylor. L’utilisation de la troisième personne du singulier propose un autre angle de vue. Le rythme est haletant, « Obsolète » est dur à poser. Les pages défilent à une vitesse folle. Je suis arrivée au bout sans même m’en rendre compte, pourtant, c’est un bon pavé !

Rachel va bientôt recevoir son avis de retrait. Elle deviendra une Retirée, et partira pour le Domaine des Hautes-Plaines. Keen, son mari, devra choisir une nouvelle compagne. Keen, leur fils, sera contraint de vivre dans ce nouveau foyer, sans sa mère.

Toute la première partie du roman pose les bases de cette société attentive à son empreinte carbone. J’ai trouvé cette partie passionnante. Voir comment l’Humanité a réussi à se métamorphoser, afin de respecter la Terre, la nature, et surtout, s’adapter au changement climatique. Les pistes sont bonnes et on a déjà commencé à en prendre certaines.

Après, de nombreuses questions se posent. L’éthique, les défaillance, l’écologie. Le fonctionnement d’une société encore plus patriarcale que celle que nous connaissons, où la femme est réduite à un objet, formatée depuis sa naissance au black out de ses cinquante ans. L’obsolescence programmée que l’on essaye d’éviter sur les objets du quotidien revient en force sous une autre forme.

J’arrive bientôt à cette date fatidique, la cinquantaine, c’est probablement pour cela que ce roman a raisonné en moi. Il faut tout de même avouer qu’il y a déjà de cela dans notre société : une femme ménopausée est considérée comme vieille, inutile. Dans notre société, la femme est respectée lorsqu’elle donne la vie…

La plume de Sophie est percutante, saisissante et musclée. Elle ajoute une pointe d’humour (j’ai adoré le passage de la Fête ou un bon vieux radar est recyclé en quelque chose de ludique). Sophie inclut trois meurtres et une enquête dans son récit, ce n’est pas ce que j’ai le plus apprécié, mais cette partie est nécessaire à la conclusion du roman. Une fin qui m’a laissée sans voix. Et qui pose le doigt sur toutes les dérives que ce système si parfait en apparence peut avoir, finalement, et auxquelles on n’a pas pensé.

Comment résoudre une enquête dans une société où le Mal n’existe plus ? Que se passe-t-il lors du Grand Recyclage ? Nul ne le sait. Tout n’est que supposition. Autant de questions auxquelles Sophie propose ses réponses, dans une dystopie angoissante, oppressante et dérangeante.

« Obsolète » est un roman engagé qui donne des sueurs froides, car pas si éloigné de notre société finalement…Il laissera des traces dans l’esprit du lecteur, perso, je ne suis pas prête d’oublier cette histoire. Je vous conseille ce roman, il vaut vraiment le coup !

« – …Je n’arrivais pas à comprendre pourquoi ma mère avait fait ce choix. Pas de maladie chronique, pas de troubles psychiques, je me demandais ce qui avait pu la pousser à mettre fin à ses jours. Maintenant, j’ai la réponse.

Un silence, puis :

– On nous arrache comme une mauvaise herbe à ceux que l’on aime. »

#Obsolète #SophieLoubière #Belfond
Profile Image for Coralie.
157 reviews1 follower
November 5, 2025
2224. Suite au Grand Effondrement de la civilisation telle que nous la connaissons actuellement, l'humanité est en bien mauvaise posture... Il devient de plus en plus compliqué d'avoir des enfants, et particulièrement des garçons. Les femmes, une fois leurs 50 ans atteints, s'en vont donc vers le Grand Recyclage afin de laisser leur mari refaire sa vie, en espérant qu'il puisse avoir de nouveaux enfants avec sa nouvelle partenaire, et ainsi perpétuer l'espèce humaine.

Si j'ai beaucoup apprécié l'idée de départ, avec des concepts intéressants qui sont réfléchis au vu de la direction actuelle que prend l'humain, j'ai trouvé le roman terriblement long. Certaines idées étaient prenantes, mais j'ai mis du temps à reconnaître les personnages et j'ai trop peu réussi à m'identifier. L'univers du livre est très bien pensé et construit, mais j'ai trouvé que sa description prenait beaucoup de place. Un avis plutôt mitigé donc 😊
Profile Image for Esther.
1 review
August 22, 2024
Le propos du livre est très intéressant, les thèmes abordés (écologie, communauté et collectivité, enseignement, dualité homme femme) sont clairs et poussent à la réflexion. Il est dommage par contre que cela se fasse au détriment de l'histoire en elle même. Et le final est absurde de vide.
Profile Image for Nicolas.
1,399 reviews77 followers
September 18, 2025
Est-ce que la ménopause est une mort sociale ?
Sophie Loubière essaye de répondre à cette question dans un univers vaguement inspiré par le solarpunk, mais versant doucement dans la dystopie.
On est donc à peu près en 2200, et l'humanité tente de se remettre, dans un monde toujours trop chaud, des catastrophes climatiques du XXème siècle. Et dans un petit village de la côte d'opale, Rachel vit avec son mari et son fils, et approche de l'âge de 50 ans, auquel elle sera "retirée", c'est-à-dire qu'elle continuera - peut-être - sa vie ailleurs, sans plus aucun contact avec sa famille. Pour faciliter cette transition, elle peut compter sur les gens du village, mais aussi sur l'omniprésente IA appelée Maya, qui est une espèce d'Amazon Alexa. Ah, et il y aussi des bracelets régulateurs d'humeur à base de libération d'hormones - comme dans les années 50.
Je pense que l'autrice est talentueuse. Les personnages sont bien campés, existent (en particulier les personnages féminins), et leurs interactions ont un beau naturel. Et certains fragment sont écrits d'une belle plume.
Mais je pense aussi que cette autrice ne sait pas ce qu'est la science-fiction, ni dans quelle direction emmener son récit, ni comment décrire un monde différent, ni (et c'est pour moi le pire) comment sortir son texte d'une espèce de "male gaze" que j'ai trouvé insupportable.
Je vais reprendre point par point.
Il ne suffit pas de dire "on est en 2200" pour que ce soit de la science-fiction. Le couple coiffeuse/archéologue vivant dans un village paisible avec le grand-père à proximité sonne terriblement contemporain, tout comme ABSOLUMENT TOUTES les références culturelles. Pour appuyer encore, pour un roman se passant dans un coin de la côte d'opale que je connais un poil, ça sonne même parisien. J'ai eu pendant tout le roman l'impression pénible que ce roman était construit comme les séries américaines des années 50 façon Pierrafeu ou Jetsons, ça me sortait bien trop souvent de ma lecture.
Surtout que le récit n'a aucune espèce de direction : est-ce qu'on parle du sort des femmes après la ménopause ? Est-ce qu'on parle de la disparition physique de ces femmes ? Est-ce qu'on parle des gamines mortes ? Est-ce qu'on parle de la sur-représentation des femmes ? Est-ce qu'on parle de la vie d'une famille des années 80 en 2200 ? Je n'ai pas réussi à le déterminer.
Et en même temps, c'est normal que je n'arrive pas à le déterminer. L'autrice nous parle d'un monde en reconstruction après la catastrophe climatique. Et si j'ai bien compris que la température avait sérieusement monté, je n'ai vu aucune espèce de différence entre ce village et ... disons ... u village expérimental du Larzac. A part bien sûr l'IA omniprésente et le fameux bracelet dispensateur d'hormones. Parlons-en, d'ailleurs. Ca me permettra d'aborder la scientificité du truc. Chaque individu porte donc un bracelet régulateur d'émotions. Mais les émotions, ce ne sont pas sentiments. Et peut-être, peut-être que ce bracelet peut avoir une influence sur les supports hormonaux des émotions, mais il ne changera pas grand chose aux sentiments construits dans le cerveau des gens. Alors à quoi sert-il ? A technologiser les relations entre les gens ? A donner une espèce d'ambiance SF ? Pour moi, ça ne marche que très peu. Comme d'ailleurs tous les détails sur le monde : Stonehenge s'est effondré suite à un ouragan, les étés sont insupportablement chauds, mais personne ne semble avoir de difficulté à manger ... de la viande (avec tous les inpacts de l'élevage sur les écosystèmes, ça me surprend). Et le pire de tout : il y a trop de femmes, mais on ne s'en rend jamais compte.
Ce qui m'amène au coeur de cette critique.
Sophie Loubière a beau être une femme, son récit est écrit en tenant compte du regard des hommes à chaque foutue page. Les rôles sont genrés (Rachel est une coiffeuse), et il y a quelques phrases sur le fait que les femmes sont - avant tout - là pour permettre aux hommes de prolonger l'espèce. Enfin, l'espèce de twist final sur le rôle de Rachel disparue en tant que gouvernante (pas domestique, hein, en charge du gouvernement) parce qu'il faut bien le faire m'a parue le comble du réactionnaire : tu es une vieille femme impropre à la reproduction ? Ben t'a qu'à t'occuper de sujets déprimants loin des tiens pendant que l'homme que tu aimais, et qui t'aimais, repeuple la planète avec une jeunesse.
Pour tout dire, j'attendais quelque chose de bien plus subtil, et potentiellement bien plus beau, d'un sujet qui, justement, pourrait être vue comme une libération de la femme de son rôle maternant. Mais non, on reste dans une vision extrêmement traditionnelle des rôles genrés.
Profile Image for Eve Rever de livre.
72 reviews1 follower
May 25, 2025
Bon, je crois que globalement on a tous plus ou moins le même avis sur ce roman.

* Les personnages *

Je l'ai écouté en livre audio et j'ai trouvé que le format était à la fois très bon par l'autrice qui lit elle même son roman donnant une profondeur MAIS la version audio se coupe en partie et non en chapitre avec des changements de point de vue qu'on ne voit pas venir donc on se retrouve perdue puiiis on comprends. SINON, j'ai beaucoup aimé les personnages car oui on est un futur pas bon du tout pour les femmes mais les hommes ne sont pas des grosses ordures non plus. Justement, j'ai bien aimé ce partie pris de cette société patriarcale à l'extrême car eux aussi finalement subissent les événements et même si il y a des gros cons bah y a aussi des hommes qui aiment leur femme et ont dû mal à les oublier. Concernant nos personnages féminins, j'ai bien aimé aussi leur détachement vis à vis de la situation et l'humour noir par moment. D'ailleurs, je n'ai pas pu annoter mais il y a des phrases qui sont très fortes et terriblement vrai à l'heure d'aujourd'hui.

* Les thèmes *

Le Grand recyclage est le fondement de ce livre. Où sont emmenées les femmes qui ne sont " plus utile biologiquement " pour la société ? Même sans l'avoir lu, on le sait et je trouve qu'on cherche pas non plus à forcer le lecteur à penser à autre chose. On sent que ça cloche et que ça manque de " vrai " donnnc on sait. J'ai beaucoup aimé suivre Rachel qui va vivre son Grand recyclage, on va suivre d'abord son quotidien puis les préparatifs puis LE moment. J'ai aimé voir sa famille être chambouler et devoir se réadapter.

* Conclusion *

Je dirais que c'est un livre qui se lit assez facilement et bien. On sait à quoi s'attendre donc personnellement, je me suis plus focalisée sur les relations et le " lore " de comment ce passe le quotidien dans cette nouvelle civilisation. Parlons de la fin, évidemment comme beaucoup, j'ai été déçu. Elle est assez expéditif, rapide et légèrement à coté de la plaque ( on nous ouvre quelques choses mais on ne nous en parle pas plus que ça ). En gros, un roman qui se lit bien mais qui ne marquera pas malgré certaines reflexions et citations !

* Recommandation *

Pour les débutants du genre de la SF mais aussi pour les personnes qui ont aimé " Le PasseurLe passeur " de Lois Lowry. Pour celles et ceux qui veulent lire un roman féministe mais qui ne chamboule pas tout.
Profile Image for Kahlan.
829 reviews51 followers
April 10, 2025
Je vous propose aujourd’hui une petite chronique du dernier roman de Sophie Loubière, Obsolète. Un récit d’anticipation dans lequel l’autrice nous projette en 2224, au cœur d’une société reconstruite après le Grand Effondrement. Les femmes qui ne sont plus en âge de procréer sont retirées à leur famille et remplacées par des épouses plus jeunes et fertiles. On suit Rachel, qui s’y prépare avec résignation.

De Sophie Loubière, je n’avais lu qu’une nouvelle pendant le confinement dû au Covid 19, et j’avais très envie de découvrir sa plume plus avant. Je n’ai pas été déçue, quelle claque que ce roman ! Sans doute parce que je suis pile poil dans la tranche d’âge dont il est question… La représentation d'une société qui considère ces femmes comme inutiles et les écarte systématiquement était un peu déprimante par moments, je dois dire, mais j’ai beaucoup aimé ce roman.

Sophie Loubière décrit avec minutie un univers où chaque détail est pensé pour refléter une réalité plausible après un désastre écologique qui a fait s’effondrer notre société du XXIe siècle. Les survivants sont rassemblés dans des villages, sous le contrôle de la Gouvernance. Le maître mot est “recyclage”. On recycle tout, on utilise les ressources de manière raisonnée, y compris les émotions qui sont contrôlées, régulées dès la plus tendre enfance par un bracelet au poignet. Et en totale contradiction avec ce souci écologique, une IA nommée Maya rythme le quotidien des habitants, répond à toutes les questions des enfants… comme seule une IA peut le faire, sans affect ni conscience. Un futur inquiétant.

Le récit alterne entre des chapitres à la première personne, offrant une introspection profonde du personnage principal, Rachel, qui m’a beaucoup touchée, et des chapitres à la troisième personne, qui élargissent la perspective en présentant la dynamique de la famille Taylor et de son entourage. Rachel, consciente de son imminente "retraite", se prépare avec une résignation teintée d'inquiétude. Son mari, Keen, est confronté au dilemme moral de devoir choisir une nouvelle épouse, tandis que leur fils, Néo, doit accepter le départ forcé de sa mère. Autant de situations qui soulignent les tensions émotionnelles et les conflits internes engendrés par cette politique de remplacement.

La construction narrative enrichit la compréhension des enjeux personnels et sociétaux liés au Grand Recyclage, lequel est présenté comme une nécessité écologique et sociale, mais soulève des questions éthiques profondes sur la place des femmes dans cette société. Sophie Loubière met en lumière une société où les femmes sont réduites à leur fonction reproductive, mais elle aborde aussi des thèmes universels et très actuels tels que l'éthique, les dangers de l'IA, l'écologie et le patriarcat.

Mon seul bémol, qui coûte sa cinquième étoile à ce roman, c’est le dénouement qui m’a laissée sur ma faim. Après une montée en tension parfaitement maîtrisée, la conclusion m’a semblé précipitée. J’aurais aimé que l’autrice s’étende davantage sur le devenir de Rachel, qui fait écho à ce qu’il s’est pass�� dans le village et aux découvertes de Keen et John après son départ. Mais malgré cette fin quelque peu abrupte, Obsolète offre une réflexion pertinente sur la condition féminine et les dérives possibles d'une société obsédée par la jeunesse et la reproduction. Je recommande vivement !
Profile Image for Louise.
87 reviews
July 28, 2025
franchement je ne comprends pas où l'auteure a voulu nous emmener. Je m'attendais à un livre qui met en avant les conséquences des décisions politiques sur la planète et la présence du patriarcat dans la société, et finalement on a une pseudo enquête sur une scène de crime qui n'a rien à voir avec l'histoire initiale, et une approche grossièrement moralisatrice de l'évolution humaine.

selon moi, quand on veut traiter des sujets aussi forts que la destruction de la planète et la place de la femme, on doit souligner à quel point tout est lié. Ces thèmes font parti d'une immense toile d'araignée et je comprends que choisir les bons éléments pour en faire un livre ne soit pas aisé, mais je ne comprends pas le choix de faire une enquête en parallèle qui n'apporte rien à l'histoire, et met en avant des protagonistes masculins sans profondeur, qu'on n'arrive pas à apprécier quand on voit ce qui arrive aux femmes du livre.

je trouve également que la fin n'a aucun sens, j'ai vraiment le sentiment que tout le monde a fini par se résigner à la situation globale, qu'il n'y a pas de réel changement. "tout ça pour ça" en quelque sorte. Peut être que le but de l'auteure est de montrer à quel point la société nous conditionne, peut être que je suis passée à côté du message, mais en tout cas j'estime que sur des sujets aussi importants on ne peut pas se permettre de laisser une morale aussi floue.

c'est vraiment dommage, car les sujets étaient intéressants, et au milieu du livre je me suis vraiment laissée entraîner. l'écriture en soit me plaît, tout comme j'ai aimé "5 cartes brûlées" et "de cendres et de larmes", mais sur le fond de l'histoire je pense qu'on est à côté de la plaque.
Profile Image for Anne-Laure Dixneuf.
67 reviews2 followers
September 8, 2025
On se retrouve aujourd'hui avec Obsolète, de Sophie Loubière, une histoire à laquelle je ne pensais pas adhérer autant en lisant les premières pages.

Nous sommes en 2224. La Terre a subit d'irréversibles dommages et d'intenses transformations, la montée des eaux a créé un seul et unique continent, le monde tel que nous le connaissons aujourd'hui n'existe plus. Le soleil est désormais une arme mortelle, la canicule étant chose courante. L'humanité, cause de cette dégradation, ne compte plus que quelques millions d'individus. Une nouvelle façon de vivre a émergé : économies d'eau, recyclage d'absolument tout, même des cendres humaines, recyclage des femmes... Car oui, les femmes sont bien plus nombreuses que les hommes, il faut donc les recycler. Dès leurs cinquante ans, leur Retrait est annoncé et elles sont alors envoyées dans le Domaine des Hautes Plaines, une sorte de deuxième vie, de paradis pour celles qui ont œuvré à repeupler la planète. Quant à leurs hommes, ils sont invités à se réattacher afin de fonder une nouvelle famille.

Voilà un peu le contexte. Lorsque le retrait de Rachel est annoncé, elle se résigne, de toute façon les choses sont ainsi. Son mari, Keen, a quant à lui plus de mal à la laisser partir. Et, au milieu de ce drame, un autre se produit : trois fillettes retrouvées mortes, mais comment est-ce possible dans une société où chaque émotion est contrôlée, ajustée par un bracelet et des injections d'hormones, et où l'homme n'a pas tué son semblable depuis des centaines d'années...

Bien que j'ai pu trouver le début un peu long, j'ai très vite été happée par l'histoire. Je me suis attachée à Rachel, à Keen et à leur famille, ainsi qu'à quelques autres personnages. L'univers dans lequel se déroule l'histoire est assez terrifiant et, bien que je sois encore loin de la ménopause, j'imagine très bien ce que cette idée d'obsolescence de la femme a de terrible. Je ne m'attendais pas vraiment à la fin, et j'avoue que s'il y a une suite, je la lirai avec grand plaisir.

C'est un livre qui véhicule tout un tas de messages, concernant la surconsommation ou la pollution, en passant par la place de la femme par rapport à l'homme, la place de l'être humain sur la Terre, bref tout cela ne peut laisser le lecteur indifférent. Mais c'est une lecture que je recommande, peut-être à cause de ces messages justement.
Profile Image for Mehdi Hamel.
33 reviews
April 21, 2025
2224, 174 ans après l'Effondrement, des dizaines de miliers de personnes ont réussi à reformer des sociétés malgré l'environnement pollué et les conditions climatiques devenues extrêmes. Ces nouvelles sociétés semblent très performantes et être des modèles à suivre : réutilisation des matériaux, ecoconstructions, éducation, entraide etc... tout semble avoir qu'un seul objectif : la survie de l'humanité. Cette survie passe par la reproduction des générations mais les perturbateurs endocriniens ont petit à petit réduit la fertilité des hommes et des femmes. Au fil des années les femmes deviennent plus nombreuses que les hommes. Pour faire face à ce déséquilibre la Gouvernance décident de "retirer" les femmes de la société lorsqu'elles ateignent la ménopause, pour que leurs maris puissent fonder une deuxième famille.
En parallèle tout les citoyen.ne.s sont doté.e.s d'un bracelet modérateurs d'humeur et d'une IA du nom de Maya à qui on confie toutes ses pensées et questions. Des drones survolent constament le village pour la securité des villageois.es.

Un roman distopique porteur d'un message écologique et féministe que je n'ai pas pu lacher à partir de la moitié de l'histoire ! Une fin un peu décevante tout de même.
Profile Image for Alexandra D..
606 reviews7 followers
February 25, 2024
Merci à Netgalley et aux éditions Belfond pour cette lecture. Adepte des polars de cette autrice, j'ai été interpellée par ce changement de genre, qui place ce roman entre les genres. 

L'autrice nous projette ne 2224, dans un société qui pour endiguer l'effondrement, a mis un point un système de recyclage des femmes de plus de 50 ans. Quand vient le tour de Rachel, sa famille, se plie aux règles non sans regrets. Rachel part donc avec ses amies, vers le Paradis des retirées, pendant que son mari, va se plonger dans le mystère de la mort de 3 enfants, pour essayer d'occuper son esprit.... 

La première impression que j'ai après la lecture de ce roman, est que celui-ci relève du grand roman. Car même s'il place l'action dans le futur, on sent bien qu'il découle des décisions que nous prenons maintenant.

Les réflexions s'enchaînent, sur des thématiques très variées, la surconsommation, l'égalité, la place et le droit des femmes, et tant d'autres encore. Mais attention, "Obsolète", n'est pas un simple roman féministe comme il en existe d'autres, il donne aussi une voix aux hommes et aux enfants, qui subissent ensemble les situations. Il se place comme un message d'alerte fictif, mais aux accents de vérité. 

L'écriture ,elle, est parfaitement maitrisé et manie l'ironie et le cynisme sans rentrer dans l'excès, donnant une histoire incroyablement imaginative et réflexive, qui ne peut pas laisser de lecteurs indifférents. 

Bref un changement de braquet plus que réussie.
Profile Image for LaRomanesque.
113 reviews
May 20, 2025
Ce livre est une claque. Il nous confronte aux dérives de notre monde et nous pousse à une introspection profonde sur le temps qui file et le fait de vieillir. À lire.
Profile Image for Gabriel.
12 reviews
May 22, 2025
Quelques idées intéressantes et une lecture fluide et agréable !

Ce livre ne surprendra pas beaucoup les connaisseurs du genre, mais en est une très bonne porte d’entrée.
Profile Image for Litote.
648 reviews10 followers
March 6, 2024

Gros coup de cœur pour ce roman post-Effondrement dans la veine des romans post-A mais avec des éléments écologiques, climatiques et démographiques que nous connaissons déjà. Un peu comme si le monde qu'elle décrit faisait suite à notre monde décadent. C'est bluffant de vérité et pour tout dire, cela vient réveiller nos peurs les plus profondes. Un clivage important entre les hommes et les femmes dont les destinées sont différentes à l’âge de 50 ans. Les femmes deviennent obsolètes et sont priées de partir en retraite dans . On recycle tout ce qui peut encore servir alors pourquoi pas se débarrasser de ce qui ne peut plus servir. Pour Rachel et ses amies le temps du grand Recyclage dans le Domaine des hautes plaines est arrivé. L'humanité se plie toute entière aux décisions de la Gouvernance aidée par Maya Intelligence Artificielle qui officie auprès de tous les habitants. Et si le futur de ces nouvelles retirées n'était pas ce qu'on leur a promis ? J'ai adoré ce récit écolo avec une touche de science-fiction pour un monde qui semble s'être débarrassé de la violence. Le jour où trois fillettes sont découvertes assassinées dans une grotte, c'est le début d'une enquête qui se révélera passionnante. On apprend à connaître les différents personnages avec toute la psychologie qui est la leur, ils deviennent attachants et parfois touchants tant l'amour est présent entre eux. Pendant ma lecture je n'ai pu m'empêcher de penser à Soleil vert mais aussi à Pinocchio lorsqu'il arrive au pays des jouets. Un récit brillant qui nous emporte sur les chemins que l'autrice a tracés pour nous, un vrai régal. Au-delà de l'histoire, les thèmes qui sont abordés sont tout à fait vraisemblables et nous montrent comme dans une boule en verre, un futur qui pourrait être le nôtre. Bonne lecture.

http://latelierdelitote.canalblog.com...
Profile Image for kittenval.
4 reviews
December 15, 2024
sono molto indecisa su quante stelle dare a questo libro. probabilmente quattro perché l'idea e il world building meritano molto e ci sono dei momenti che lasciano con il fiato sospeso in cui vorresti solo andare avanti. ci sono anche dei momenti in cui vorresti lasciar perdere, perché a volte l'autrice si sofferma su dettagli poco importanti. ci sarebbero alcuni temi e alcune situazioni su cui, invece, avrebbe potuto soffermarsi di più. spero che questo libro verrà tradotto in più lingue, in un periodo come questo ne abbiamo bisogno per non dimenticare che noi donne rischiamo di essere per sempre viste come dei "mezzi" o degli oggetti.
Profile Image for Niousie.
100 reviews3 followers
May 6, 2024
L'idée était bonne mais j'ai trouvé le roman très long et finalement je ne sais pas du tout quoi en penser.
Profile Image for Tachan.
2,598 reviews24 followers
May 3, 2025
Fort de sa petite réputation, martelée d’ailleurs sur tout l’intérieur de cette couverture signée Pocket, j’étais impatiente de découvrir ce polar d’anticipation aux allures de brûlot sur une société futuriste où les hommes sont de moins en moins nombreux par rapport aux femmes. Pari réussi car j’ai vécu cette lecture en retenant ma respiration, pleine de sel et de douleur, mais aussi de fascination face à ce qu’avait imaginé Sophie Loubière.

Je découvre ici cette autrice notamment de polars, que j’espère bien recroiser à l’avenir. Et si sa plume n’a rien de spécial en soi, elle a une vraie science de l’écriture et de la mise en scène pour happer et capturer son lecteur, le tenant en haleine de bout en bout sans gros effets de manche mais avec beaucoup de simplicité, ce que j’ai vraiment apprécié.

Au programme, un univers dystopique où après des catastrophes l’humanité est en péril. Notre mode de vie a conduit celle-ci aux portes de l’extinction avec une baisse énorme des naissances mâles. Une solution fut trouvée : créer une société où les hommes peuvent fonder plusieurs familles les unes à la suite des autres et pour cela, pour que ça se fasse sans heurt, un Recyclage des femmes est imaginé à l’approche de la cinquantaine. Ubuesque me direz-vous ! Non, totalement logique dans la société imaginée et endoctrinée de Sophie Loubière qui en dresse un portrait d’un réalisme glaçant. Mais un caillou vient se mettre dans l’engrenage, sinon il n’y aurait pas d’histoire : un groupe de trois petites filles est retrouvé mort dans une grotte sans qu’on comprenne pourquoi puisque ce genre de pulsion a été annihilé grâce à l’IA bracelet-modérateur qu’ils portent tous au poignet…

Grâce à une double narration des plus efficaces, l’autrice nous entraîne peu à peu, entre enquête et découverte de ce monde, dans l’univers de l’obsolescence programmée des femmes, avec d’un côté un groupe de femmes arrivées »en fin de vie » et qui doivent se rendre au Recyclage, présenté comme un paradis sur Terre pour elle, et de l’autre une enquête sur ce qui s’est réellement produit avec ces petites filles. J’ai adoré les deux ! Je me suis totalement prise au jeu à essayer de savoir ce qu’on nous cachait. Le rythme de l’autrice étant lent et insidieux, on se pose mille et une questions, on a plein de références en tête, du nazisme en passant par le complot lunaire, sans oublier les terres à terres serial killers. Mais aucune réponse n’est simple, facile. C’est un récit complexe qui nous est livré ici, loin des populaires dystopies ado / YA à la simplicité crispante pour moi. Ici, la logique imposée est implacable, comme dans La Servante écarlate, et malheureusement on y croit.

Ainsi entre résolution d’une crise mondiale, eugénisme, IA, masculinisme, réécriture de l’histoire, réinterprétation des croyances, société sous cloche et j’en passe, l’autrice au fil des pages nous décrit une société qui a tout pour être belle et tranquille avec ses familles sans soucis, ses remariages »faciles », son ouverture de la procréation aux familles lesbiennes, etc. Mais au final, c’est quelque chose vraiment glaçant qu’on a intégré, digéré, sans se rendre compte de sa toxicité et c’est un vrai appel à la vigilance qui est lancé !

Le rythme est bon, prenant. Cela démarre lentement mais ça monte crescendo avec un excellent final, digne d’un très bon polar. Le tout est sans esbroufe mais avec une authenticité criante. L’autrice a l’art et la manière de distiller en cours de lecture toutes les informations nécessaires pour cerner son univers sans faire le moindre info bombing à quelque moment que ce soit. C’est justement parfaitement et sobrement écrit pour être d’une efficacité implacable. Ses idées nous pénètrent peu à peu, l’incongruité de ce qu’on lit et vit, les dangers qui sont pointés. Les personnages sont très bien écrits et parfaitement crédibles avec cette maturité qui a trop souvent manqué dans les dystopies que j’ai lu autrefois. Que ce soit le récit de cet homme dont on cherche à forcer un deuil d’une femme disparue dont il ne veut pas, ou cette femme qu’on veut pousser au recyclage alors qu’elle ne veut pas et a encore des choses à offrir. J’ai aimé leur résistance, leur manière de contourner les règles, les pieds bien ancrés dans le sol.

Coup de coeur lent et insidieux à l’image de sa lecture, Obsolète m’a passionnée et fascinée. Je me suis fait mille et un scenarii au fil de ma lecture grâce à la plume terriblement prenante et efficace de l’autrice, qui sait rester sobre pour asséner des vérités dérangeantes sur une possible société future terriblement réaliste. Mélangeant polar et anticipation à merveille, elle fait se rejoindre les deux sur des enquêtes aux dénouements bouleversants devant interroger sur notre rapport aux genres, au masculinisme et au féminisme, aux croyances mais aussi aux intelligences artificielles en plein boum. A lire de toute urgence !

Article complet : https://lesblablasdetachan.wordpress....
Profile Image for Bmr.
9 reviews
April 14, 2024
● L'auteure, le livre (528 pages, 2024) :
Sophie Loubière, journaliste et auteure de polars vient de signer avec Obsolète, un roman d'anticipation, une dystopie pour reprendre ce qui qualifie ce genre très à la mode mais dont on redoute souvent la trop grande facilité.
Mais quelques très bons avis nous ont finalement convaincus de plonger dans ce conte philosophique et de répondre à l'appel du futur de l'auteure qui nous expédie 240 ans après le 1984 de George Orwell.
En 2224, Big Brother est devenu écolo : bien obligé pour tenter d'enrayer l'extinction de l'humanité.
Histoire de mettre le lecteur au diapason, Sophie Loubière y va même d'une exergue bien sentie :
[...] À ma descendance. Puisse-t-elle connaître un monde formidable.

● On aime :
❤️ Sophie Loubière a choisi de ne pas déstabiliser son lecteur par une anticipation de techno parade. Bien au contraire, chacun des détails de la vie en 2224, pris isolément, est crédible voire réaliste. Mais c'est leur accumulation qui dérange et crée un certain malaise : l'auteure se moque pas mal de 2224 et préfère brosser une féroce critique de notre monde actuel, celui d'aujourd'hui en 2024.
❤️ Le monde de 2224 semble paradisiaque, ce qui reste de notre civilisation y est bon, beau et gentil, écolo-recyclable même, et l'on s'y souhaite "belle journée" à tout bout de champ !!!
Mais on frémit bientôt à l'idée qui est au cœur de l'intrigue : ces femmes ménopausées, qui ne sont plus en mesure de procréer pour reconstituer l'humanité, et que l'on "retire" du circuit pour que les hommes puissent fonder une nouvelle famille.
Une alternative à la polygamie nous dira-t-on.
Sauf que personne ne sait vraiment ce que deviennent les "retirées" quand elles partent pour le fameux "Domaine des Hautes Plaines", même si l'on se doute bien que l'auteure est suffisamment habile pour ne pas nous resservir un simple remake féministe de Soleil vert.
Bref on est très impatient d'apprendre ce qu'il advient des "retirées" ...
❤️ Pour corser encore le suspense, Sophie Loubière ne renie pas ses origines d'auteure de polars et nous a préparé quelques morts suspectes, impensables dans ce monde idyllique où la violence n'existe plus et donc où l'on ne sait plus pratiquer une autopsie !
❤️ On apprécie quelques petites inventions savoureuses (qu'on vous laisse découvrir) comme l'euthanasie raisonnée ou l'enterrement de vie de maman, ou encore ces bracelets régulateurs d'humeur.
Tout cela est évidemment très inconfortable, l'humour est grinçant, on ne sait trop quelle est la part du second degré, si c'est du lard ou du cochon, ou plutôt on se doute bien que l'auteure nous invite à jeter un œil inquiet du côté obscur de la force.
❤️ On s'inquiète aussi de la manipulation exercée par une IA (la version 2224 d'Alexa ou Siri s'appelle Maya) qui va jusqu'à imiter Orwell et créer une "novlangue".
❤️ Bref, seul le lecteur vraiment naïf voudra bien croire que Sophie Loubière s'intéresse plus à 2224 qu'à 2024 ...
😕 Bon, le grincheux de service regrettera peut-être quelques longueurs ou digressions trop explicatives.

● L'intrigue :
2224. Notre civilisation dite "fossile" n'est plus.
L'humanité est réduite à peau de chagrin et survit sur quelques territoires encore épargnés.
On s'efforce de lutter contre l'effacement, les malformations, la stérilité, les fausses couches. Les femmes ménopausées, devenues "obsolètes" sont "retirées" du circuit pour que leur conjoint puisse fonder une nouvelle famille avec une femme plus jeune en mesure de procréer.
Mais il semble bien que quelques grains de sable se soient glissés dans cette belle mécanique idyllique du futur ...
Pour celles et ceux qui aiment se souhaiter "belle journée".
Profile Image for Ag.
54 reviews1 follower
September 5, 2025
Przestarzała
Po francusku - l’obsolète - brzmi lepiej i bardziej wieloznacznie
Jest rok 2224. Ziemia jest zanieczyszczona - między innymi mikroplastikiem - gdzie zmiany klimatyczne - ekstremalne temperatury przekraczające 47 stopni Celsjusza, tornada i ulewy - przeszkadzają w normalnym funkcjonowaniu, ta Ziemia jest zamieszkała przez zaledwie 10 milionów ludzi.
Pozostała ludzkość żyje w ekologicznych wioskach (rewelacyjnie przedstawione najnowsze pomysły na życie z jak najmniejszym impaktem CO2), funkcjonuje na zasadzie kooperatyw, gdzie można kupić to, co komu potrzebne, wypożyczyć coś, czego nie potrzeba na stałe. Każda rodzina uprawia ponadto swój ogródek. Każdy człowiek uczestniczy w życiu społeczności na zasadzie własnych upodobań - jego talenty odkrywa i kultywuje szkoła, gdzie oprócz praktycznych umiejętności uczy się dzieci dbania o emocje, medytacji etc.
Każda osoba znajduje zatem miejsce w społeczności, jest jej ważnym członkiem.

Perturbatory endokrynologiczne i zanieczyszenie środowiska mają również wpływ na rasę ludzką, która nie może się już tak rozmnażać, jak na początku naszej historii. Wiele płodów jest zniekształconych, wiele osobników sterylnych no i przede wszystkim ogromny odsetek społeczeństwa stanowi rodzaj żeński (pierwszy ukłon w stronę Seksmisji)
Próbowano na wiele sposobów zaludnić znów Ziemię. Próbowano poligamii, ale okazało się to porażką, ze względu na gierki psychologiczne i walki o władzę jakie rozgrywały się w takich rodzinach. W końcu zadecydowano wprowadzić następujący system :
Każda kobieta, kończąc 50 lat, odchodzi z domu rodzinnego,zostawia swojego zdolnego do prokreacji męża by mógł wybrać kolejną, zdrową i zdatną do prokreacji partnerkę (żonę) i stworzył kolejną rodzinę.
W tym świecie każdy człowiek, gdy zaczyna dojrzewać, otrzymuje zintegrowaną z ciałem, na nadgarstku, bransoletkę, która reguluje hormonalnie stany emocjonalne (Jake czasy, takie „weź pigułkę”).
Pewnego dnia, zmenopauzowane kobiety (a raczej ich mężowie) otrzymują listowne powiadomienie, że oto, za 28 dni, żona stanie się Odjętą i będzie musiała opuścić dom, wsiąść do pociągu w jedną stronę i zrobić mężowi miejsce dla nowej towarzyszki życia .

Bohaterka powieści jest przygotowana na Wielki Recykling, można powiedzieć, że od urodzenia. Wielkiemu Recyklingowi poddano tak wiele kobiet z jej otoczenia, że pogodziła się z tym faktem, i kiedy przychodzi list informujący, że oto nadeszła jej godzina, czuję się pogodzona z życiem.

Zupełnie inaczej odbiera to jej mąż. W wyniku katastrofy klimatycznej stracił już kiedyś swoją pierwszą żonę i dziecko, przy naszej bohaterce odnalazł miłość i ochotę do założenia drugiej rodziny, ale nie chce się pogodzić z kolejną stratą i z myślą o zastąpieniu jej kimś nowym.

Do tego wpleciony zostaje wątek sensacyjno-kryminalny (w społeczności giną trzy dziewczynki, a ponieważ były za małe, aby założono im bransoletki, to trudno jest zrozumieć co się z nimi stało).

Bardzo ciekawy koncept dystopijnego społeczeństw, świetnie opowiedziana historia, mam nadzieję, że książka zostanie przełożona na język polski, bo naprawdę warto ją przeczytać.

329 reviews
August 5, 2025
« Obsolète », un mot bien choisi pour toutes les femmes de plus de 50 ans dans cette société fondée sur l’économie des ressources, le recyclage et la préservation de la fertilité pour la survie de l’espèce.
Le sujet m’a tout de suite accrochée et j’avoue que ce roman noir sur fond de dystopie a pleinement répondu à mes attentes. Dans une société du « bonheur obligatoire » où tous les écarts émotionnels sont gommés, comment trois fillettes peuvent-elles avoir été tuées ? Qui sera capable d’en rechercher les causes sans risquer d’alerter les services de surveillance ? Que deviennent ces femmes dites « Retirées » ? Personne ne les revoit jamais plus…
Dans ce roman que j’ai dévoré, j’ai apprécié l’architecture : les différentes voix narratives, les inserts publicitaires nous plongeant dans le futur, l’intrigue bien menée mais aussi les descriptions car Sophie Loubière imagine et dépeint -avec humour et ironie parfois, et dans les moindres détails- un monde idéal où les excès de notre société ont été dépassés pour rendre l’homme heureux et équilibré.
Quand : 2224, après le grand Effondrement de la civilisation fossile
Décisions gouvernementales :
- Des Retirées : les femmes âgées de plus de 50 ans sont retirées de leurs foyers pour y laisser place à une jeune femme plus fertile… Elles partent pour le Grand recyclage dans le Domaine des Hautes-Plaines. L’homme est alors destiné à être « Réattribué ».
- Un BMH : Bracelet Modérateur d’Humeur greffé dès le plus jeune âge au poignet de tous pour maintenir une optimisation du bien-être physique et émotionnel de chacun.
- Maya : une IA omniprésente qui répond aux demandes diverses de chacun orchestrer le bien-être et l’harmonie au sein de cette société du bonheur.
Pour finir, c’est surtout la cause féminine qui m’a beaucoup parlé à travers le sort de Rachel et ses amies de toujours. L’analyse des conséquences du Retrait pour tous les enfants et les hommes est intéressante. Une lecture très riche qui nous permet de regarder notre société, en particulier le rôle qu’elle accorde aux femmes de plus de 50 ans :) 😉 !
1,347 reviews57 followers
June 5, 2025


De l’auteure, j’avais lu il y a quelques années L’enfant aux cailloux.

Et puis j’avais un peu oubliée cette auteure. Quelques articles de blog m’ont convaincu de lire ce roman qui se déroule en 2224.

Je ne suis pourtant pas fan de SF, mais j’ai aimé suivre ces personnages et surtout ces 3 femmes à l’approche de leur Retirement.

J’ai aimé la novelangue utilisée dans le récit, mais pas Maya, la voix qui a réponse à tout.

J’ai aimé le personnage de Maud, l’art-thérapeute de l’Etablissement Communal d’Enseignement Collectif dans lequel se rendent les apprenants.

J’ai été moins séduite par les bracelets qui régissent les humeurs et sécrètent des hormones pour palier les manques.

Je n’ai pas aimé non plus les explications sur les catastrophes climatiques et les avancées de la science, trop nombreuses et trop longues. Ces développements cassent trop la dynamique du récit à mon goût.

Je n’ai pas aimé non plus le côté utilitariste des habitants qui ne sont gardés dans la communauté que parce qu’ils peuvent procréer.

Mais j’ai aimé que ce roman me parle de la place des femmes ménopausées dans la société. Car tout au long de la lecture de ce roman se pose la question de savoir ce qu’est le Grand Recyclage : une véritable nouvelle vie ou la mort ?

L’image que je retiendrai :

Celle des enfants de cette société non religieuse qui s’inventent des rituels à l’abri des adultes.

https://www.alexmotamots.fr/obsolete-...
Profile Image for Ingrid La lectrice.
67 reviews
March 25, 2024
À 50 ans, vous êtes bonne pour la casse. On est 2224, il y a eu un grand effondrement, et depuis, il a fallu s'adapter, tout recycler, ainsi que les femmes.
Rachel va avoir 50 ans, donc son heure à sonner, mais le mystère qui entoure cet événement fait redouter l'entourage de celle-ci. Car personne n'est jamais revenu du grand recyclage. Quelques images ont été montrées, pour promettre un paradis, mais est ce bien la vérité.
Un fond d'écologie, mais surtout une IA qui dirige toute votre vie ? Toutes vos émotions. j'ai apprécié voir le sort de ces femmes ? Je voulais avancer dans la lecture pour savoir ce qu'il en était exactement. Et voir les différentes réactions de celle-ci (celle qui accepte et celle qui refuse, qui on peur).
J'avoue, ce n'est pas ce qui m'a embarqué le plus, ce qui m'a happé, c'est le sort des enfants. Dans un monde parfait, avec cette éducation, comment le cerveau des jeunes réagis. Un événement affreux, qui ne s'est pas produit depuis des années, car les émotions gérées par les IA l'en empêchent normalement va arriver. Des fillettes vont être retrouvées mortes, et c'est ça qui m'a donné envie d'avancer et de comprendre ce qui s'était passé pour que ça arrive dans le monde où le crime n'existe plus. Si j'ai un petit bémol, c'est l'environnement, qu'on ne voit que trop peu. On sait qu'il y a une catastrophe, mais on nous le montre que très peu.
41 reviews
September 4, 2025
Ce livre m'a été recommandé par une amie, et vraiment j'ai adoré ma lecture et je la remercie de me l'avoir prêté.

Nous sommes sur une Dystopie, avec un schéma de construction incroyable, un worldbuilding vraiment bien détaillé.
C'est un livre qui nous pousse à réfléchir sur notre mode de vie actuel, et ce qu'il va advenir de notre Terre d'ici quelques années.

C'est une Dystopie mêlée à un Thriller, une enquête sur des meurtres étranges, dans un monde où la violence et les crimes ne sont pas censés exister, mais l'être humain est ce qu'il est, sa vraie nature se réveille toujours surtout si on tente de la brider.

Sur le fond, nous avons droit à un vrai questionnement, car dans cette histoire, les femmes de 50 ans ont le devoir de quitter leurs familles, leurs foyers, leurs maris et leurs enfants pour le Grand Recyclage et aller vers un paradis appelé le Domaine des Grandes Plaines.

Mais ce Domaine est-il si idyllique que cela ou n'est-ce qu'une façade pour tout autre chose ?
Cela , ce sera à vous de le découvrir en le lisant.

En bref, je peux vous dire que c'est un coup de cœur, car l'histoire devient de plus en plus addictive à mesure que l'on avance dans l'histoire, on se pose des questions, on élabore des théories, on essaie de comprendre ce monde, un avenir potentiel qui fait vraiment flipper en vrai.
169 reviews1 follower
January 24, 2025
Lecture dans l'optique d'une rencontre avec l'auteure mais elle a annulé.

Ce n'est pas un genre littéraire que j'affectionne particulièrement. En plus beaucoup de descriptions pour poser le décor, toutes les périodes historiques de la préhistoire à deux mille deux cents qqc sont mentionnées. Beaucoup de vocabulaire pompeux, inventé par l'auteure ou pas? Dans tous les cas ça aura pu être olus simple p our une lecture plus fluide.

Venons en à l'histoire celle des femmes préparées depuis le plus jeune âge à quitter leur famille, leur vie pour partir pour le grand recyclage et laisser place aux jeunes femmes fécondes. On leur promet du rêve, les hommes en sont exclus, difficile pour tout le monde de trouver ca place.
J'ai commencé à entrer dans le livre à la moitié après ca été mais pas sensationnel. Bon et à la fin les lecteurs ne sont pas remerciés... sympa !
Profile Image for Pili.
684 reviews
August 11, 2025
Una lectura muy interesante. Todo el "universo" está muy bien construido.
La premisa se desarrolla desde diversas las perspectivas, no únicamente desde el punto de vista femenino. También están muy bien argumentados los motivos por los que la humanidad tuvo que tomar tal decisión.
El crimen es incongruente... y por eso, intersante.
La "respuesta" a todas las preguntas planteadas no tiene la misma fuerza argumental; no pude decidir si eso lo hacía más congruente o simplemente incompleto. No hay un "gran final"; sólo un último capítulo.
Aún así, la experiencia de lectura es formidable y muy enriquecedora.
Profile Image for Les lectures de Dobby.
246 reviews79 followers
September 20, 2025
3,5⭐️

J’ai mis un peu de temps à rentrer de temps avec un style un peu alambiqué, des interstices qui tombaient un peu comme des cheveux sur la soupe sur l’univers et sa façon d’en arriver là (faites comprendre, ne dites pas trop).

Mais, une fois que plusieurs éléments de suspens ont été lancé (sur le retirement & un autre événement marquant que je ne veux pas spoiler) — soit à un peu plus de la moitié du roman, j’ai commencé à vraiment accrocher et à dévorer les pages ! Même si le début était un peu long et que j’aurais aimé un peu approfondir le ressenti de la PP sur la fin.

Mais bref, j’ai quand même été marquée par ce roman!
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