Suite formelle de "Ce que m'a soufflé la ville", Milène Tournier explore une ruralité dont elle admet qu'elle est un peu rêvée. Se côtoient donc les images chaleureuses d'antan, d'enfance dans la chaleur des étés et de grands-parents, avec le présent et ces campagnes qui se meurent, ces corps qui se décharnent et ces tombes qui fleurissent.
C'est l'occasion pour la poétesse d'explorer des thèmes différents même si l'on ne perd pas son regard unique et une présence funèbre bien plus présente. Toujours d'une émotion vibrante dans l'absence des mots, lire un recueil de Milène ne laisse jamais indifférent.