TRA IL PROFUMO DEI LIBRI, NEL QUARTIERE DI JINBOCHO, A TOKYO. Tsugumi soffre perché consapevole di essere innamorata di un uomo indecifrabile. Ichika è in difficoltà per via di una richiesta imbarazzante. Minoru si accontenta a malincuore di un’amicizia da cui vorrebbe di più. Tre sorelle continuano a cercare la loro strada…
Kei Toume (冬目景) studied at the Tama Art University in Tokyo. Her first manga, Rokujō gekijō, was published in Comic Burger magazine in 1992. The manga won her the Shiki prize in a contest held by Kodansha in 1993. A year later, her follow-up manga Mannequin also won a prize.
She started the series Lament of the Lamb in Comic Burger in 1996. This series ran for six years and was adapted into a radio play, an anime and a live action film.
In 1999, she began Sing Yesterday For Me, a manga inspired by a song of the Japanese rock group RC Succession. In addition, Toume contributes to a lot of fanzines and specialized magazines, and is also active in video games and films.
Her manga Kurogane and Lament of the Lamb have been translated into English.
En fait jsp j’aime trop Kei Toume dans tt ce qu’elle fait, graphiquement je suis FAN, c trop mon p’tit plaisir J’adore son approche de la féminité et de la sororité c trop doux
C’est à nouveau avec un plaisir non dissimulé que j’ai retrouvé les trois soeurs de Jimbôchô dans cette ambiance rétro crayonnées pleine de bois, de livres et de poussière. Décidément, j’adore les ambiances de Kei Toume.
Avec sa riche palette de marrons, elle parle totalement à mon coeur. Je suis fan de ce texte à la fois moderne et hors du temps où elle nous présente le quotidien de ces trois soeurs bien maladroites. Certes l’un d’elles est plus mise en avant que les autres, mais chacune à sa personnalité et son rôle dans tout ça. Certes ça n’avance pas beaucoup, on patauge beaucoup, mais c’est du pataugeage avec émotions à la clé. Bref, je me régale.
Dans ce tome, Tsugumi et le voisin continuent de se tourner autour sans se comprendre entre eux et eux-mêmes, et leur maladresse est touchante. Ils sont chacun dans leur projet de retrouver le même journal mais pour des raisons bien différentes. Et se ressemblant sans se le dire, sans le reconnaître, ils ont des buts assez similaires dans le fond même s’ils ne sont pas encore prêts à se confier.
Du côté des autres soeurs, ça patauge aussi, entre l’aînée qui cherche à caser son meilleur ami avec Tsugumi alors que celui-ci s’intéresse à elle, oups… ; et la benjamine qui vient de se faire larguer par son amie-amante qui veut juste rester amie, pas facile facile. Mais elles nous sont sympathiques aussi. On aime leurs interactions entre elles toujours criantes de réalisme. On aime que l’autrice montre aussi bien leurs sautes d’humeur que leurs petites joies du quotidien sur base de plats, de sorties, de discussions simples. C’est la vie.
J’aimerais quand même que ces deux dernières aient droit à la même place que Tsugumi dans leur développement. Je suis curieuse des amours de Minoru avec sa recherche d’identité. Elle se présente comme aimant les filles parce qu’elles sont plus douces et sentent bon… Ça en dit long sur son degré d’homosexualité pour moi… Je ne sais pas si elle a jamais été vraiment amoureuse. Je le suis tout autant de ceux d’Ichika, entre l’objet de son affection qui se sépare de sa copine et son meilleur ami qui lui fait comprendre qu’il s’intéresse à elle. Quand elle va mettre le nez dedans, elle va avoir fort à faire. J’ai hâte de voir cela car l’autrice est assez fine.
Que dire ? Kei Toume me fait aimer ces moments de creux, de vague, de rien où on discute juste entre soeurs, amis, voisins. C’est simple, c’est banal, c’est intemporel, c’est beau. J’adore le charme de son trait. J’adore les lentes avancées de ses personnages. Ils sont si humains. Alors oui, ça n’avance pas beaucoup. Oui, ils peuvent être agaçants. On aimerait ne pas voir que Tsugumi. Mais quand on aime les titres rétro avec bois et poussière qu’est-ce que ça fait du bien !