À l’exemple des disques d’or transportés à bord des sondes spatiales Voyager en 1977, que placerions-nous aujourd’hui dans une capsule temporelle interstellaire pour représenter l’humanité?
Dans «Bouée», un groupe de scientifiques se donne la tâche de mettre à jour le portrait des humains. Iels explorent – avec un brin d’humour absurde – les grandes questions existentielles : Quelle est notre place dans un cosmos infini? Y a-t-il de la vie ailleurs, une autre Terre possible pour nous? Avons-nous même les compétences pour aller à la rencontre de l’Autre? Alors qu’on est entouré·es de vie, pourquoi nous sentons-nous si alone?
Après «Overlap», «Bouée» poursuit l’exploration d’un théâtre éclaté «qu’on lit pour s’étourdir par les mots» (La Bibliomaniaque), par un enchaînement de monologues adressés à une intelligence extraterrestre. Chacun d’eux, à sa façon, explore l’espace absurde entre les angoisses quotidiennes de l’humanité et le potentiel de ses ambitions interstellaires, pose un regard critique et inquiet sur notre monde.
“Chais pas si c’est in the cards for me… Mais c’est nice de savoir que dans un infini de mondes qui existent tous en même temps, y’en a au moins un où chui that kind of happy, pis que chui that kind of happy avec toi.”
C’est une pièce de théâtre qui n’en ai pas une et qui en est une quand même en même temps, parce que c’est Céleste qui décide. Un petit livre qui fait réfléchir et rire et aide à s’émanciper des règles bien strictes du français “correct” et ça fait un bien fou.