"Vous êtes phobique, cela vous empêche de vivre, vous souhaitez changer ? Participez au tirage au sort de l’émission Les Nouveaux Guérisseurs. Pour la prochaine saison, il n’y aura qu’un seul élu. Comme Denis, il ne sera pas prévenu."
Jenna, grande hypocondriaque et amatrice d’agrumes rares, dévore Les Nouveaux Guérisseurs, une émission de télé-réalité en caméra cachée qui prétend libérer les participants de leurs peurs en s’infiltrant dans leur quotidien. L’expérience de Denis, agoraphobe-star de la saison en cours, apporte à Jenna espoir et réconfort. Lorsque son médecin lui annonce une grave maladie, elle devine qu’il est de mèche avec les Guérisseurs et se réjouit d’être à son tour sélectionnée pour la saison suivante. D’ailleurs ce Gabriel, gastronome fraîchement rencontré, a tout l’air d’un appât lancé par la production. Pour guérir, Jenna doit-elle se fier au séduisant programme qu’il lui a concocté ?
Un premier roman à l’acidité tendre, féroce portrait de notre époque, plein d’invention et d’humour.
Un récit plutôt mignon mais loin d’être transcendant. Il y a de l’idée mais je trouve que ce n’est pas très creusé. L’histoire de Denis me fascinait beaucoup plus que l’histoire linéaire de Jenna, ça aurait beaucoup plus captivant de centrer l’histoire sur ce personnage et son entourage et de se pencher sur “l’après télé-réalité” et les retombées sur sa vie, sa santé et son état psychologique. Je n’ai quand même pas passé un moment désagréable à la lecture
C’est l’été, il fait beau, trop chaud pour entreprendre quelque activité : ce livre est parfait pour cet instant ! Drôle et léger avec un petit questionnement malgré tout. De la douleur mais une fin qu’on ose espérer heureuse (et quand même assez prédictible).
Avec ce feel-good à la sauce blanche (Gallimard), teinté de développement personnel aux parfums d’agrumes et de phobies à surmonter, Laura Chomet nous propose un divertissement sympathique teinté de téléréalité – bien amorale, comme il se doit !
J’ai plutôt bien aimé le côté un peu loufoque et wtf du récit (qui retourne un peu le cerveau) mais ça reste assez limité. En gros ce n’est pas foudroyant sur le fond mais la forme originale fonctionne assez bien.