Preuves à l'appui, Michel Onfray revient aux sources intellectuelles de l'antisémitisme de la gauche radicale.
Au lendemain de la tragédie du 7 octobre, Michel Onfray s'est demandé pourquoi des millions de citoyens français avaient salué un grand jour pour le peuple palestinien. Son livre gravite autour de la question suivante : quel rôle ont joué les philosophes du XXe siècle dans la construction de cette effrayante passion triste qu'est le consentement au sadisme des bourreaux contre des victimes innocentes.
" Quelle forme a pu prendre l'antisémitisme chez Sartre qui pense que le Juif n'a pas d'existence historique propre en dehors de l'antisémite qui le fait exister, malgré trois mille ans d'existence et Beauvoir qui en a assez des jérémiades autour d'Anne Frank ? Chez Deleuze qui s'agenouille devant Yasser Arafat ou chez Foucault qui aime tant les mollahs iraniens dont l'antisémitisme est la colonne vertébrale et la destruction de l'État d'Israël le mantra ? Chez Genet qui célèbre Hitler, les miliciens, les gestapistes, les collabos et les terroristes palestiniens ? Chez Jean-Luc Nancy qui voit des antisémites partout, sauf chez Heidegger qui a adhéré au parti nazi de 1933 à 1945 et n'a rien trouvé à redire à la mort de six millions de Juifs jusqu'à sa mort en 1976 ? Ou chez Alain Badiou pour qui la question juive semble juste une affaire de philologie ? Chez Roger Garaudy, communiste emblématique, négationniste forcené et converti à l'Islam qui semble triompher aujourd'hui post-mortem dans une "gauche" somme toute assez joyeuse de compagnonner avec les assassins du Hamas pour quelques plats de lentilles servis à l'Assemblée nationale. "
Michel Onfray is a French philosopher. Born to a family of Norman farmers, he graduated with a Ph.D. in philosophy. He taught this subject to senior students at a technical high school in Caen between 1983 and 2002, before establishing what he and his supporters call the Université populaire de Caen, proclaiming its foundation on a free-of-charge basis, and the manifesto written by Onfray in 2004 (La communauté philosophique). However, the title 'Popular University' is misleading, although attractive, as this 'University' provides no services other than the occasional delivery of lectures - there is no register of students, no examination or assessment, and no diplomas. After all, 'ordinary' French University lectures are open to all, free of charge. Nor is the content of the Université populaire de Caen radical in French terms, it is in its way, a throwback to less democratic traditions of learning. Both in his writing and his lecturing, Onfray's approach is hierarchical, and elitist. He prefers to say though that his 'university' is committed to deliver high-level knowledge to the masses, as opposed to the more common approach of vulgarizing philosophic concepts through easy-to-read books such as "Philosophy for Well-being".
Onfray writes obscurely that there is no philosophy without psychoanalysis. Perhaps paradoxically, he proclaims himself as an adamant atheist (something more novel in France than elsewhere - indeed his book, 'Atheist Manifesto', was briefly in the 'bestsellers' list in France) and he considers religion to be indefensible. He instead regards himself as being part of the tradition of individualist anarchism, a tradition that he claims is at work throughout the entire history of philosophy and that he is seeking to revive amidst modern schools of philosophy that he feels are cynical and epicurean. His writings celebrate hedonism, reason and atheism.
He endorsed the French Revolutionary Communist League and its candidate for the French presidency, Olivier Besancenot in the 2002 election, although this is somewhat at odds with the libertarian socialism he advocates in his writings.[citation needed] In 2007, he endorsed José Bové - but eventually voted for Olivier Besancenot - , and conducted an interview with the future French President, who he declared was an 'ideological enemy' Nicolas Sarkozy for Philosophie Magazine.
Onfray himself attributes the birth of a philosophic communities such as the université populaire to the results of the French presidential election, 2002.
Edifiant et affligeant à parts égales. Il est temps de faire le ménage sur les étagères des idées reçues mais jamais assez remises en question. Confusant par moment ainsi que quelques oublis sélectifs comme l’attitude de de Gaulle face à Petain et Israel, mais bon, “la trahison est une question de dates.” aurait dit Talleyrand .
Avec des connaissances historiques pour le moins tronquées et bien peu de talent, Onfray a écrit un livre qui reprend toutes les recettes des extremistes qu'il veut dénoncer. Sous le chapeau sémantique de l'islamo- gauchisme ( adjectif trop proche du judeo-bolchevisme pour ne pas effarer ceux qui se rappelle de cette accusation nauséabonde mais très apprécié de l'extrême droite), il lance pêle mêle des accusations personnelles sur base de citations souvent tronquées. Si les compromissions allemandes de beaucoup des auteurs cités sont déjà bien connus de tous, et concernent une grande partie de l'intelligentzia francaise, le lien des divagations de Heiddeger ou des délires de Garaudy avec les bombardements de Gaza parait pour le moins ténu.
Michel Onfray a fait des recherches au sujet de certains de ses confrères au moment de la Seconde Guerre Mondiale. On découvre qu'ils ont été résistants à la fin de la guerre, quand ils ont senti le vent tourner. De cette façon personne ne se doute qu'ils ont collaborés, ou ont soutenus le régime fasciste. Ça a également été le cas de certains hommes politiques, mais là n'est pas le sujet.
Convaincant de part les nombreuses citations. On apprend plein d’horribles choses sur les grands penseurs de la gauche du vingtième sicle en France. Passionnant