L'histoire vraie de Joan de Leeds, la nonne qui a bravé tous les interdits pour vivre librement
Angleterre, 1318. Joan de Leeds fait le pari fou de s’évader de l’abbaye bénédictine de Saint-Clément, où elle est cloîtrée depuis l'enfance. À la lueur d’une chandelle, la jeune femme dévoile son plan à quelques sœurs de confiance : puisque seule la mort peut défaire une moniale de son serment, elle simulera la sienne pour déjouer la vigilance de ses supérieures. Débute alors l’incroyable quête de Joan, qui la mènera jusqu'à Londres, à la découverte de ce que les écritures lui avaient caché : le plaisir, la connaissance et la liberté. Il lui faudra cependant échapper à la vengeance de l'impitoyable abbesse, prête à tout pour rattraper la fugitive.
Un roman inspiré par l'histoire extraordinaire de Joan de Leeds, sœur bénédictine à l'abbaye de Saint-Clément de York, qui s'en est enfuie en 1318 en simulant sa mort, fort ingénieusement.
J'aime la manière dont le récit commence : sur le constat d'une dégradation sur une statue d'ange, comme une première entaille dans la perfection routinière de l'ordre bénédictin, l'accroc qui précède et appelle tous les autres.
C'est ce premier élément déclencheur qui permet de faire ressortir par contraste l'ampleur de l'opposition de vues entre l'abbesse de Saint-Clément et la moniale Joan. Joan travaille à améliorer l'ordinaire des sœurs, dans la cuisine notamment, là où l'abbesse, fidèle à sa vision austère et pénitentielle de la vie tient d'abord à la pureté en toute chose. Une conception transcendente de Dieu s'oppose ainsi à une conception immanente, où Dieu se cotoie par l'observation de des créatures, de la nature et de ses mille visages. De même que le temps circulaire de l'ordre et de l'abbaye s'oppose au temps linéaire du monde extérieur, du moins, sinon linéaire, spiralé, où des évènements du passé trouvent leur écho au présent : règnes de rois défunts, vie de l'ancêtre semi-légendaire de Joan, qui aurait défait cent hommes à elle seule, errances de la Pourvoyeuse, herboriste itinérante, ou de Fergus, façon de colporteur qui a vécu mille vies sur les routes anglaises, ou enfin de Duns l'ancien constable, entraîné malgré lui, sur l'ordre de l'abbesse qui l'envoie sur la piste de Joan fugitive, sur les routes et dans le vertige du monde perpétuellement même et pourtant perpétuellement changeant.
Au fil de l'histoire, Joan s'approprie les ressorts de la vie hors les murs de l'ordre régulier, ses étrangetés et ses métamorphoses. L'impression qui en ressort est celle d'une multitude de vies vécues.
Pour mon compte, les points faibles du roman sont l'invraisemblance de ses dernières péripéties, et peut-être aussi la rapidité avec laquelle Joan s'approprie les façons d'être et la vie sociale hors de l'abbaye. Les portraits psychologiques un peu courts de l'abbesse, motivée par la vengeance et de l'ancien constable, mu par un faux sens de l'honnêteté et de la justice également. Ses points forts, l'immanquable impression de vécu qui ressort de la rencontre avec les marchands itinérants, et la tentative de reconstitution d'une intériorité aussi singulière que celle de cette femme enfuie de son abbaye.
le premier tiers ENVOIE du pâté dans des proportions tellement dantesques qu'on pourrait presque finalement les dire charcutières, c'est trop fou de tension d'ingéniosité et d'élan on est tout bonnement comme un supporter en transe derrière le bouquin alors qu'on n'est même pas dans ces pages depuis si longtemps que ça, non c'est trop bien c'est trop fort c'est hyper suavement écrit et j'ai adoré cette expérience de lecture, rien que pour ça je recommande le bouquin. parce qu'autrement les deux tiers suivants j'ai trouvé ça vraiment, vraiment, vraiment moins fort et malin, ça se met à se regarder, ça ne sait plus trop où aller, c'est très très cliché sur l'émancipation féminine et ce en quoi ça consiste (spoiler être très séduisante et marquer les esprits des hommes qu'on croise et coucher avec un gars, youpi). y a une scène d'avortement qui se veut trop #empouvoirante et #saine et I guess c'est pas mal mais nous soufflâmes par exemple. genre désolée mais ça se voit tellement que la personne qui a écrit n'a PAS vécu ça - et je dis ça en n'ayant moi-même jamais avorté lol. donc oui, mon gros sujet c'est que l'histoire devient bien plus paresseuse avec cette espèce de fatalité un peu éculée derrière la quête du type qui traque Joan. désolée mais pour l'heure les hommes écrivains qui ont su toucher à la justesse de la condition féminine se comptent pour moi sur les doigts d'une main, peut-être que j'ai juste pas assez lu d'ailleurs mais c'est vrai que vu la très très très faible espérance statistique que j'ai désormais en la matière je vais étonnamment préférer consacrer davantage de mon temps à lire des autrices. bon je dis ça mais je suis littéralement encore en train de lire le livre d'un homme. mon amie Lorraine m'a vue le lire et m'a dit "je t'admire d'encore lire les romans d'hommes" et dans sa bouche "admire" n'avait pas du tout l'air de vouloir dire "admire". je pense que nous vivons dans une société
Une lecture fort agréable, divertissante et enrichissante servie par une belle plume. La fin arrive un peu vite avec quelques facilités que j'excuse facilement grâce au plaisir de lecture.
Joan est une religieuse qui s'échappe d'un couvent. On est au Moyen-âge près de Londres et Joan est débrouillarde mais elle a beaucoup de chance de rencontrer des hommes super cool pour l'époque qui comprennent son envie d'émancipation. Cela ne paraît peu réaliste...
Malgré une intrigue très séduisante, couplée à des contextes historiques et géographiques fort intéressants, le tout sonne étrangement. J'ai tantôt eu une grande sympathie pour Joan, avant de me raviser. Cela va parfois, souvent, trop loin. La lecture a été laborieuse, malgré la belle plume de Paul Thurin. J'ai parfois eu le sentiment de vouloir voir l'émancipation des femmes du XIVe siècle sous le prisme de celle du XXIe siècle. Et cela ne fonctionne pas pour le lecteur que je suis.
5/10 j'ai été très déçu avec çe livre car ma famille l'avait lu et me la recommandée alors je me suis attendu pour un livre de ouf. Mais en vrai je l'ai trouvé ennuyeux même si l'histoire historique etait intéressante.
Une histoire basée sur un fait réel dont on ignore la finalité. Paul Thurin lui l'a imaginé. Une femme qui refuse tous les carcans en quête de la signification du mot liberté. Elle nous surprend toujours par son envie d'avancer et ses interrogations profondes. Suivre les aventures de Joan de Leeds était délicieux à lire.
L'histoire commençait bien, haletante avec des personnages que l'on a envie de connaître en profondeur, une abbesse qu'on déteste autant que les nonnes la détestent. La stratégie d'évasion est très bien amenée est racontée mais après...Le récit perd de son intérêt et de sa crédibilité dès le moment où Joan sort de l'abbaye. Les récits des activités sexuelles de Joan avec ses amants (l'un d'eux est son cousin?)et ses bien aimés (la fréquence d'apparition de ce mot dans le roman) n'apportent vraiment pas grand chose. Une fois, deux fois ok mais autant ? C'est lourd de considérer ce texte comme féministe tout en mettant autant l'accent sur des relations hétérosexuelles qui seraient un signe de liberté. En 2025, il serait temps de changer de disque. Oui c'est vrai que le texte aborde le sujet de l'avortement, gg. Mais j'aurais aimé avoir le récit de Joan qui découvre toutes les choses dont elle a été privée durant sa vie à l'abbaye (et pas que le plaisir charnel PLEASE). Puis on n'y croit pas, vraiment pas.
Ce roman relatant la vie de la nonne Joan est remarquablement bien écrit ! Ce livre raconte non seulement la vie de cette femme bien particulière mais porte également à la réflexion. Le thème de la religion opposée à la vie hors du cloître: comment l'un sans connaître l'autre, par exemple. Le concept de la justice aussi est essentiel : par rapport à quoi est-on juste? La vérité, l'hypocrisie sont également évoquées. J' ai beaucoup aimé les personnages, ceux qui ne représentent pas la superficialité.... Un roman fort intéressant qui m'a fait connaître un nouvel auteur que je vais avidement suivre pour d'autres lectures ! J' ai reçu une copie digitale de ce roman de NetGalley en échange d'une chronique honnête.
L'auteur nous livre ici un roman d'aventures, basé sur des faits réels. On ne sait pas ce qu'est devenue la vraie Joan, mais celle de notre histoire va découvrir la vie en dehors de son abbaye. Bien que très romancée, parfois avec beaucoup de légèreté, Paul Thurin donne la voix à plusieurs personnages sur cette découverte de liberté face aux moeurs du Moyen-Age. Cependant le point de vue de la protagoniste ne nous est pas offert, dommage, peut-être est-ce là une façon de nous laisser prendre sa place. J'ai apprécié l'approche historique, sans leçon, de cette quête de soi. Paul Thurin serait le pseudonyme d'un auteur expérimenté, à suivre !
Je remercie #NetGalleyFrance et l'éditeur pour cette lecture.
C'était un livre particulièrement doux et plein d'espoir (surtout pour un roman se passant au Moyen-Âge) et même parfois drôle !
J'ai surtout apprécié les deux premières partie avec l'évasion de Joan et ses premiers pas dans le monde, tandis que la dernière partie m'a semblé plus anecdotique et redondante. Il manquait un petit quelque chose pour que le tableau soit complet, et j'aurais voulu que l'auteur pousse son histoire un peu plus.
Ce livre avait tout pour me plaire (récit d’émancipation féminine, roman historique, belle jaquette) mais je reste sur ma faim. Au niveau du style, les références aux textes religieux alourdissent le propos. Quant au récit, Joan donne l’impression de tourner en rond après son évasion. Autant j’ai apprécié sa force de caractère quand elle était au couvent, autant je l’ai trouvée fade à l’extérieur. Les dernières scènes sont trop précipitées mais annoncent peut-être une suite. À voir.
Un très beau style d'écriture. Basé sur l'incroyable histoire d'une femme qui a mis sa liberté au-dessus de tout. Il évite pas mal de clichés sur le Moyen Âge, ce qui est toujours appréciable. Bravo également à ce livre d'avoir dépeint un avortement avec naturel, sans jugement et sans avoir recours au cliché de la fausse couche qui arrive au bon moment.
Quelle fraîcheur et quelle intelligence que cette Joan de Leeds ! Sa définition de la liberté : « Cueillir les possibles. voilà ce que cela veut dire être libre » Une très belle écriture autour des textes de référence de la foi chrétienne. L’interprétation fait tout.
2.5⭐️ pas de style littéraire, pas de sous-texte, aucune invitation à la reflexion. Juste l’histoire d’une nonne qui s’évade de l’abbaye. Je me suis ennuyée du debut à la fin.
Tel un O.V.N.I le Livre de Joan s'est infiltré dans la rentrée littéraire de janvier. 1318, Yorkshire, une abbaye bénédictine, des moniales, une abbesse bien décidée à faire régner l'ordre à la force du poignet ou plutôt du fouet et Joan de Leeds. Joan belle, intelligente, à l'écoute de tout et de toutes, savante et rebelle. Elle est dans ce couvent depuis sa jeune enfance et a prononcé des voeux définitifs. Mais le monde l'attire, elle doit le découvrir ... Quand Joan décide elle agit et elle réussit ce qu'elle entreprend... Joan arrive à sortir de l'abbaye . Joan de Leeds a existé, elle a réussi à "s'évader" . L'Eglise l'a recherchée. A t'elle été reprise? a t'elle réussi à s' échapper ? Paul Thurin nous invite à mettre nos pas dans ceux de Joan. de main de maître, sa plume se fait légère, subtile, amoureuse ou théologique, l'Angleterre d'Edouard II s'invite et le lecteur poursuit sa route. Après un début un brin déconcertant, Joan m'a pris dans ses filets et m'a séduite.
Merci aux éditions Stock pour ce partage via Netgalley France#LelivredeJoan #NetGalleyFrance !