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Je ne me lasse pas de vivre

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5870. Depuis le Grand Bond scientifique, les hommes sont immortels. Transplanter son cerveau dans un corps neuf est monnaie courante. Les corps neufs sont ceux des « korgs », des êtres humains déshumanisés, élevés spécialement dans des « korgariums ». Certains humains, qui regrettent le temps de la vérité où les gens mouraient de leur belle mort, s’insurgent contre ces élevages, se regroupent et deviennent gênants pour la bonne marche de la société… Avec Je ne me lasse pas de vivre, Jaroslav Melnik livre une dystopie profonde sur les dangers de l’intelligence artificielle, les dérives de la science et le devenir de l’individu : Suis-je encore moi dans un corps qui n’est pas le mien ? Suis-je encore un être humain ?

350 pages, Kindle Edition

Published November 6, 2024

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Displaying 1 - 5 of 5 reviews
Profile Image for Benjamin - Les Mots Magiques.
406 reviews112 followers
November 30, 2024
𝕃𝕖 𝕡𝕝𝕦𝕤 𝕚𝕞𝕡𝕠𝕣𝕥𝕒𝕟𝕥, 𝕔𝕖 𝕟’𝕖𝕤𝕥 𝕡𝕒𝕤 𝕝𝕒 𝕣𝕖́𝕒𝕝𝕚𝕥𝕖́ 𝕥𝕖𝕝𝕝𝕖 𝕢𝕦’𝕖𝕝𝕝𝕖 𝕖𝕤𝕥, 𝕞𝕒𝕚𝕤 𝕥𝕖𝕝𝕝𝕖 𝕢𝕦𝕖 𝕧𝕠𝕦𝕤 𝕡𝕖𝕟𝕤𝕖𝕫 𝕢𝕦’𝕖𝕝𝕝𝕖 𝕖𝕤𝕥.

Dans un futur où l’on est devenu immortels grâce à une technologie permettant de transplanter notre cerveau à l’infini dans le corps de korgs, des animaux à l’apparence humaine, Dio va rencontrer Kaya. Dio a dépassé le milliers d’années. Kaya, elle, appartient à une communauté qui prône la vie unique…

Cette chronique va être un peu particulière parce qu’à la fois j’ai absolument adoré ce roman et je le recommande vraiment pour plein de raisons que je vais vous détailler, et en même temps j’ai pas mal de choses à lui reprocher (que je vais aussi vous exposer).

Commençons par le positif. Déjà, il faut savoir que j’ai eu un mois de lecture assez compliqué où pas grand chose ne m’emballait. Pourtant, dès les premières pages de ce roman j’ai été complètement embarqué, fasciné même.

Soyons très clair, il ne s’agit pas d’un roman d’action où il se passe mille choses. Tout l’intérêt de ce roman réside plutôt dans les réflexions qu’il suscite. Et il en suscite beaucoup. J’ai sincèrement trouvé passionnant tout ce que l’auteur a pu aborder ici, notamment, et c’est vraiment le cœur du roman, le rapport au corps et à la mort, le sens de la vie et ce que ça veut dire qu’être humain. Je n’ai pas tellement envie d’en dire plus sur ce qu’il dit sur ces sujets mais sachez que c’était vraiment intéressant et que ça pousse à se poser beaucoup de questions sur notre propre existence.

L’auteur parle aussi beaucoup de la façon dont la technologie contrôle nos vies, ainsi que la façon dont on est prêt à renoncer à pas mal de choses (principalement notre vie privée, certaines libertés individuelles, et parfois même jusqu’à notre libre arbitre) pour notre confort. De la facilité avec laquelle on peut fermer les yeux sur la réalité, consciemment ou pas, pour nous focaliser sur nous même et sur notre petite vie.

On parle aussi beaucoup d’éthique, avec notamment des parallèles évidents avec le spécisme par exemple, et notre propension à déshumaniser différentes espèces parce que leur apporter la considération qu’elles méritent nous ferait perdre trop de confort personnel.

Voilà, en gros, pour le (très) positif. Maintenant il y a aussi pas mal de choses plus embêtantes qui, même si elles n’ont pas gâché ma lecture, doivent être mentionnées. Il faut savoir que l’auteur est né dans les années 60 et a grandi et vécu toute sa vie en Europe de l’Est. Et ça se ressent dans le roman. Notamment par des positions assez conservatrices sur pas mal de sujets (ça n’est pas forcément dit explicitement mais c’est quand même bien là).

Par exemple, la société est complètement hétéronormée, avec un schéma familial unique. Dans chacune des vies des personnages, un homme et une femme se rencontrent, ils ont des enfants et restent ensemble jusqu’à la fin de leur vie (la vie de leur corps actuel), même si la relation ne va plus.

Dans cet univers, les gens peuvent tout de même changer de genre au moment où ils renaissent dans un nouveau corps, en apparence sans que ça ne pose de problème à personne. Sauf que dans les faits, une personne qui était homme dans son corps précédent et qui est femme dans son nouveau corps n’en informera jamais son partenaire, sans quoi la relation serait « gâchée ». Une idée qui avait donc l’air progressiste ne l’est finalement pas vraiment, et on a plutôt une impression de stigmatisation pas complètement assumée.

De la même façon, il y a un moment où l’auteur parle d’avortement et semble avoir un point de vue progressiste (comprenez ici une opinion juste normale et décente), sauf qu’il fait ensuite un parallèle entre l’avortement et une pratique absolument abominable qui a cours dans cette société. Ça interroge un peu sur sa vraie position sur le sujet du coup…

En fait c’est un peu étrange mais c’est souvent difficile de vraiment savoir ce que pense l’auteur, c’est toujours un peu ambigu et jamais très franc. Ce qui est bien marqué par contre, c’est la présence de male gaze dans le récit, et ça on s’en serait quand même bien passé.

Sinon, j’ai aussi trouvé qu’il manquait certaines réflexions pour que l’histoire soit complètement crédible. Je pense notamment au fait que les gens vivent éternellement et ont tous des dizaines d’enfants (étalés sur plusieurs centaines d’années) mais qu’à aucun moment on ne nous parle de surpopulation ou de manque de ressources. Je comprends bien que ce n’était pas de ça dont voulait parler l’auteur mais ça reste un peu dommage de complètement mettre ce sujet sous le tapis.

Au final, j’ai donc pas mal de critiques, et des choses pas forcément anodines non plus, mais j’ai tellement été passionné par le fond du roman que j’ai réussi à faire abstraction (pas au point de ne pas en parler quand même). Pour moi, ça reste en tout cas un livre à découvrir !
Profile Image for a touch of blue... Marine.
413 reviews20 followers
November 15, 2024
Plongez dans un futur où la mort a disparu, Je ne me lasse pas de vivre est une œuvre qui explore avec audace les implications de l’immortalité. Certes, le récit est très contemplatif mais il soulève de profondes questions sur l’éthique, l’identité et le sens même de l’existence.

Je l’ai d’ailleurs noté comme ceci dans mes notes pendant la lecture : « Pour un essai déguisé sur le thème de l’humanité (être humain, c’est quoi), c’est parfait. Et tellement de citations m’ont interpellées, m’ont fait réfléchir, me questionner sur la vie… Mais pour un roman, je l’ai trouvé bien trop plat et loin d’être palpitant dans la narration » (oui, voilà que je me cite moi-même).

Identité et transformation : l’humain à l’ère de la modification permanente

Mais en gros, de quoi ça parle ? L’auteur pose indirectement la question : Que signifie vivre sans la perspective de la mort ? Il illustre cette question en dépeignant une société où le cycle de vie naturel est aboli. Mais cette immortalité a un prix : la monotonie et une remise en question constante de ce que signifie évoluer en tant qu’espèce. Le protagoniste, qui voit sa femme et sa mère changer d’apparence et d’âge régulièrement, doit sans cesse réapprendre à les reconnaître et à se connecter avec elles. Cela pousse à réfléchir : que reste-t-il des liens humains lorsque tout devient malléable, y compris le corps et le temps ?

J’ai d’ailleurs laissé plusieurs post-it dans ma copie car les questionnements étaient très pertinents et touchent à beaucoup de thèmes contemporains :

La transformation de soi et transsexualité
L’élevage industriel pour se nourrir et le végétarisme
Les recherches médicales pour développer des organes de remplacement (en métal ou pas) afin d’essayer de prolonger nos vies
Malgré les avancées technologiques, une nostalgie traverse le récit : celle d’une époque où « mourir » avait un sens. Le roman interroge subtilement : la vie a-t-elle encore de la valeur si elle n’a pas de fin ? Ce sentiment mélancolique est renforcé par des réflexions philosophiques et des citations percutantes qui incitent à méditer sur la fragilité humaine.

Un livre pour penser, plus que pour s’évader

Je ne me lasse pas de vivre n’est pas un roman qui emporte par son intrigue, mais il brille par sa profondeur. Parfait pour les lecteurs avides de réfléchir sur l’humanité, l’identité et le progrès, ce livre invite à questionner ce que signifie « être humain » dans un monde où la mort n’existe plus. Une œuvre exigeante, qui est loin d’avoir convaincu mon cœur mais qui a brillé au niveau intelligence des questionnements.
554 reviews3 followers
January 7, 2026
There's something disturbing about Melnik, and I don't mean that in a good way. It's hard to be my finger on it though: it's got to do with the style (although this is a translation of course), colder than Ballard's and giving no hint of warmth. But it's the content itself, and the whiff of political ideology that I just don't like.
He could be doing it to identify a flaw, and ok, but it often feels like he's putting a vision oforward, not just exploring an idea.
Here the guy decides that yes, it;s very much worth it to live eternally and to simply move on and think only of yourself. Asimov would have disagreed, famously, and i certainly don;t know where I stand but I suspect most would follow Melnik in that: f*ck morals and humanity, I just want to survive.
It may be that his point is ust that, and ask us to think about it, but the whole style and narrative voice really do not help.
13 reviews
April 26, 2025
Excellente réflexion sur la vie éternelle et le risque de contrôle par la machine. Cependant des longueurs de réflexions répétitives.
12 reviews
July 28, 2025
Le fondement de l’histoire en lui-même est très intéressant mais très répétitif dans l’intrigue… J’ai aimé réfléchir sur ce livre mais je ne me suis attachée à aucun personnage, pas d’alchimie entre eux.
Pas très bien écrit non plus.
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