Comme l’impression de lire les articles de blog d’une CSP+ hyper « aware » et « ésotérique », tirés d’extraits de ses discussions discord ou whatsapp. La vie d’une bourgeoise qui a conscience d’elle-même et de ses névroses et cherche à être rigolote, avec les noms des gens anonymisés par une simple initiale pour donner un air encore plus vrai de vrai. Oui je vois la métaphore d’une transition de la femme bourgeoise qui passe de la rigidité catholique à une autre sorte de croyance new-age. Sauf que l’effet barnum ici ne fonctionne pas avec moi et j’ai eu du mal à sourire aux blagues lâchées ici et là entre deux paragraphes dont le sujet est choisi aléatoirement. Le performatif est parfois intéressant dans la forme ou le propos, mais ici trop de tribulations.
Bienvenue dans la tête d’une jeune femme neurodivergente un peu dépressive à la recherche du bonheur.
Une sorte de journal de la recherche de soi et de ses motivation ou d’un sens quelconque. Des questionnements à l’écriture légère et fluide… pour qui arrive à suivre les pensées zigzagantes de leur autrice.
Et c’est génial et brouillon, désarçonnant (oui, il faut s’attacher un peu et insister parfois), drôle et pathétique comme la vie peut l’être parfois lorsqu’on la regarde avec un peu de recul