Quand Marlène le quitte, Alex sombre. Sans doute aurait-il préféré y rester. Mais, au lendemain du naufrage, il refait surface, parmi les êtres et les choses, dans un océan dont il ne reconnaît plus la houle étrange.Ni en fuite ni en quête, Alex est à la dérive; douce dérive qui l''emportera vers le Sud, vers un pays baigné par l''océan. C''est là que, arc-bouté à son orgueil, s''entêtant à affronter des vagues indomptables, Alex devra réapprendre à nager.Voilà un jeune auteur qui, avec une rare fluidité, aligne superbement des phrases, possède un sens aigu du vocabulaire et de la nuance, sait manier allègrement le grave et le léger et, sous des airs frondeurs et dégingandés, écrit avec une rigueur [... ] que bien des écrivains ne manqueront pas de lui envier. - Jean Fugère, Le Journal de Montréal
Sans être un roman d'action, on se retrouve plongé dans les états d'âmes d'Alexandre. C'est d'abord une peine d'amour au masculin, la déchirure, la fuite puis le vide qui s'installe et les efforts pour se retrouver, se reconstruire. Les rencontres éphémères, les lueurs d'espoir, la recherche d'équilibre. Sur un fond d'insouciance et de voyages au soleil, on voit l'évolution du personnage, au fil de ses relations et de ses expériences dans le but d'oublier, de se reconstruire. Une superbe plume, dommage que Guillaume Vigneault n'ait publié que deux romans, car celui se taille déjà une place dans mes grands coups de coeur littéraires. J'aurais aimé en apprendre plus sur Bernard le surfeur et voir un peu plus loin le dénouement... des questions qui me laissent sur ma faim, mais dans le bon sens!
Tout le long j'hésitais entre le 3 ou le 4 étoiles, je crois que ça penche vers le 3.5. L'auteur a un talent avec les mots mais il a parfois une perspective un peu daté, penser que l'espagnol d'un "gringo" devient très bon après quelques semaines au point de confondre les locaux, un gars de 27 qui fréquente une fille de 19, quelques notions de consentement floues.. Quelques bouts romantisés alors que ça ne devrait pas nécessairement l'être mais peut être que de ce côté, ce livre ne s'adresse pas à moi. Tout de même, les émotions de solitude, d'être perdu dans la vie, d'approcher la trentaine, d'être serein sur le bord d'une plage, de ne pas savoir ce que l'autre pense, les amitiés, etc sont très bien illustrés. En tout et partout, une lecture agréable.
Une lecture qui traînait dans ma TBR depuis un moment et qui aura été une belle découverte!
Une histoire de peine d’amour et de vie qui s’effondre, de tester son goût de vivre, de chercher à savoir qui on est sans cette moitié qui nous a été arrachée.
Une plume magnifique, un sujet crève coeur, des émotions qui font mal et qui sont belles à la fois, tout y est pour que je sois conquise!
Je recommande chaudement 🌸 je l’ai lu en moins de 24h, j’étais immergée dans le monde d’Alex!
J'ai étudié un extrait de ce roman lors de l'épreuve uniforme de français en décembre dernier. Ça a piqué ma curiosité. J'aime l'idée du voyage, n'ayant pas assez voyagé quand j'étais plus jeune, ou « quand c'était le temps ». Ce n'est pas un roman d'action. Ça parle d'amour, de rupture en fait, et de tout ce qui peut en découler. On ne tombe que rarement dans le cliché. L'écriture est superbe. C'est imagé et bien équilibré. Ça élève l'âme.
Une courte, mais profonde exploration de la réaction humaine aux ruptures, aux changements et au passage du temps qui les accompagne, le tout présenté en un narratif colorée et prenant de simplicité étagée.
«Quand mon regard fuyait, elle regardait ailleurs; jamais elle ne paraissait déçue, aigrie par mes absences, et je lui en étais reconnaissant. Je ne comprenais pas comment elle faisait. Ça me confirmait qu'il y avait d'autres façons que la mienne de sentir la vie. Cela aussi me réconfortait.»
J’ai dû lire ce livre pour mon cours de français et mon avis et plutôt partagé. D’un côté, j’aime beaucoup la manière donc Carnet de Naufrage est écrit, on ressent vraiment la détresse émotionnelle d’Alex face à sa rupture et cela établit une connection entre le personnage et le lecteur. Les comparaisons et métaphore sont aussi très belles. Cependant, ce livre m’a ennuyé, je trouve qu’il s’étire trop et ce n’est pas typiquement le genre de concept que j’aime lire. Aussi, parfois Alex a fait ou dit des choses que je n’ai vraiment pas aimés.
J'ai dû lire ce roman pour mon cours de litterature au secondaire. Un coup de coeur. Honnêtement. Le style d'écriture m'a charmé. Les mots & la plûme de l'écrivain m'ont donnés des frissons à plusieurs reprises. Chose qu'aucun autre auteur français n'a pu faire avant.
Récemment, j'ai eu envie de me replonger dans Chercher le vent. Avec Carnets de naufrage, j'ai pu retrouver un imaginaire semblable qui m'a rappelée à quel point l'écriture de cet auteur est limpide et divertissante.
Je pense que j’ai lu ce roman « trop tard ». Je trouve que ça a mal vieilli et ai été plutôt irritée par le personnage principal. Je n’ai pas été capable d’empathie envers lui.
This reminded me of torturing myself over irresistible love. Which was enjoyable, perhaps because it's way easier in book format?
"Carnets de naufrages" tells the story of Alex, a young quebecker whose girlfriend Marlène left him for his (now ex-) friend Jean. Alex is still in love... And so is Marlène, perhaps. But we don't actually see much of Marlène - instead we follow Alex on his adventures as he takes a series of impulsive decisions to cope with - and to avoid dealing with - the situation.
To be honest, I find these stories a bit suspicious - more than once it feels like Alex is telling us about his superhuman, supercool exploits ("I fought off Mexican gangsters!", "I seduced some blonde bombshell!"), and that the lovesickness serves mostly to add a melancholic layer to this odyssey. To make Alex's crazy holidays sound even more cool.
Doesn't matter: it works well on all levels. It's entertaining, and romantic, and relatable. And it helps that it is beautifully written.
Je termine, en soupirant, ce sympathique roman de Guillaume Vigneault. Un charmant auteur qui ne nous a donné que deux très bons romans, malheureusement. Sa plume est douce et touchante, elle nous transplante dans l’âme de ses personnages et nous trimbale avec leurs émotions. J’adore la simplicité de ses phrases, le rythme de ses chapitres. Ce roman en particulier dure le temps d’un deuil non réussi d’un gars, entre la rupture avec sa blonde et … faut le lire pour connaître la suite ;-)
Un bon livre, lu après chercher le vent. Que j'ai trouvé assez similaire, ce que j'ai apprécié parce que c'est ce que je cherchais. Mais un peu moins bien. Et franchement les relations entre un mec âgé et des femmes vraiment plus jeunes j'ai pas kiffé. (Dans chercher le vent c'est acceptable mais là bof pour moi) Mais sinon j'ai quand même été plongé dans le livre et j'ai beaucoup aimé. Même si il m'a moins marqué que chercher le vent.
2.5 ou 3, l’écriture est belle et j’ai aimé la lecture mais ça a mal vieilli et je trouve qu’Alex a des propos qui passerait moins bien aujourd’hui. L’homme malheureux qui pense tout savoir sur la femme et sur son fonctionnement, ouin. Mais j’ai aimé le livre tout de même , juste un peu agacée par quelques propos.
en 2020/2021 ce livre m’avait redonné envie de lire, j’avais vraiment accroché. la lecture de chercher le vent il n’y a que quelques mois et peut être le fait de relire carnet de naufrage avec un nouvel œil a fait baissé sa note. toujours bien écrit et léger tout en étant lourd. j’ai par contre trouvé certains passages désagréable à lire en mode le bon homme macho… 3.5 étoiles
Grand écrivain, ce Vigneault. Des mots à savourer, qui me rendent fière de parler cette belle langue à nous. En lisant ce livre à la mi-vingtaine, je me retrouve si bien dans le personnage d'Alex – un gars qui a ses façons originales de gérer sa détresse émotionnelle mais dont les réflexions et la quête du bonheur m'apportent un curieux réconfort.
Je ne relierai probablement pas ce livre, une histoire qu’on a entendue trop souvent et des propos qui ne sont plus autant d’actualité. Cependant, j’ai souligné plusieurs passages au courant de ma lecture, j’ai apprécié les mots et la plume de l’auteur.
c'est un livre de vacances, un récit sur la fuite, le voyage, la nostalgie de l'été montréalais, "est-ce que dire qu'on aime, c'est pareil qu'aimer" une histoire d'amour avec soi-même, c'était beau & doux, comme chercher le vent
Lire ce roman aujourd’hui, au lieu de l’avoir lu à sa sortie, influence sûrement ma perception, car je trouve le texte un peu archaïque. De plus, certains éléments me semblent invraisemblables, malgré la belle plume de l’auteur.
Un style de lecture propre à l’auteur, une plume poétique. J’ai adoré cette lecture qui nous fait vivre toutes les émotions et les quêtes qui découlent d’une séparation.
Tellement semblable à l’Avaleur de Sable et au Principe du Geyser de Stéphane Bourguignon qu’on croirait ces histoires de jeunes adultes marginaux copiées l’une sur l’autre.